Témoignage de Harrison Koehli

J’ai eu l’opportunité de rencontrer Laura et sa famille pour la première fois fin 2006. Je suivais son travail depuis environ 3 ans, lisant son site Web et ses ouvrages pendant des heures.

Jusque-là, je n’avais jamais été satisfait des réponses apportées par les leaders religieux, les enseignants et autres prétendues autorités dans ma vie aux « grandes questions ». Ce que je voyais autour de moi ne me plaisait pas : vile cruauté, violence gratuite, bigoterie rigide, et la souffrance qui résulte de l’ignorance. Mais en même temps, je sentais que la vie, c’était plus que cela – une impression de mystère qui n’étais jamais évoquée ni expliquée de façon satisfaisante. Cette impression pouvait être suscitée par un geste attentionné et sincère, ou par un mystère provoquant l’émerveillement et un respect mêlé de crainte ; des anomalies venant perturber la « norme statistique » des événements de la vie de tous les jours.

En grandissant, j’ai commencé à poser encore plus de questions : pourquoi ce mal et cette souffrance dans le monde ? Savons-nous vraiment tout ce qu’il y a à savoir sur la nature de la réalité ? Qu’est-ce qui se cache sous la surface ? Tout débuta vraiment pour moi par un cours de philosophie au lycée, et au bout de quelques années passées à suivre les pistes et à relier les points, j’ai trouvé les travaux de Laura.

Ce que j’ai lu m’a remué jusqu’au fond de l’âme. Non seulement ces travaux confirmaient plusieurs de mes vagues intuitions sur la vie et le cosmos, mais ils exposaient tout dans le détail ; c’était une leçon d’humilité, mais c’était aussi enthousiasmant. Voilà des recherches qui semblaient aborder chaque question importante ou d’intérêt pour moi, et plus encore. Cela ne veut pas dire que c’était facile. J’ai lu des choses difficiles à accepter, auxquelles je ne pouvais me contenter de croire aveuglément. Alors j’ai continué à chercher, vérifiant les sources et tout ce qu’il m’était possible de vérifier. J’en venais invariablement aux mêmes conclusions ; un processus difficile mais infiniment gratifiant.

Ce qui m’a frappé d’emblée, c’est la nature des recherches de Laura : sa méthode, ses résultats, et le partage. Son travail est motivé par une curiosité sincère quant à la nature de l’humanité et de l’univers que nous occupons. Cette curiosité implique qu’aucun sujet ne soit écarté. Si Laura tombe sur une affirmation insolite ou bizarre, elle l’abordera comme n’importe quel autre problème, sans l’accepter aveuglément ni nier sa possibilité à cause de notions et de jugements préconçus. Sa méthode est ouverte, tout en étant rigoureuse, même si cela signifie accepter des conclusions qui ne sont pas populaires. Mais même dans ce cas, elle est toujours ouverte à de nouvelles données et prête à changer d’avis lorsque de nouvelles preuves viennent invalider une théorie. Elle partage également gratuitement ses résultats ; quiconque est intéressé peut les accepter ou les rejeter. Ayant lu ses travaux et l’ayant rencontrée en personne à quatre occasions, en plus d’échanger avec elle sur Internet depuis cinq ans, je ne l’ai jamais vue trahir ses idéaux : la recherche ouverte et le libre partage, que sous-tend son souci de vérité et d’humanité.

De même que j’ai abordé les écrits de Laura avec scepticisme, j’ai abordé ceux de ses diffamateurs de la même manière : en vérifiant les sources et en comparant les témoignages. D’un côté, il y avait les travaux de Laura : sincères, transparents, rigoureux et vérifiables. De l’autre, ceux des gens qui l’attaquaient : rédigés sous forme d’insultes de bas étage, mensonges vérifiables, sous-entendus invérifiables, et mépris subtil pour la quête transparente de la vérité. Je n’ai pu manqué d’observer les choses mêmes qui me troublaient depuis l’enfance : la nature puérile et malveillante des attaques, le blackout implicite sur la recherche libre et les vérités inconfortables, la cruauté et la malveillance maquillées en inquiétude ou souci de« partager des faits ». Les choses écrites par ces individus en disent plus long sur leur propres personnalités et motivations que sur Laura, dont la vie, il faut le reconnaître, est un livre ouvert.

Début 2006, après cette période de lectures et d’échanges en ligne, j’ai visité les bureaux de Red Pill Press, la société d’édition co-fondée par Laura. Cet été-là, ayant fini mes études universitaires, j’ai eu l’opportunité de venir travailler pour cette société – un travail de rêve pour moi. Depuis, je suis devenu co-propriétaire de la société, et d’une autre affaire qui marche. Durant tout ce temps, je n’ai jamais été témoin de quoi que ce soit ressemblant à une vision « sectaire » ou à un comportement de « gourou » chez Laura.

Les membres des groupes de recherche sont toujours encouragés à faire fonctionner leur matière grise. En fait, c’est l’un des principes fondateurs du travail que nous effectuons : apprendre à chercher, à penser, à questionner, et à ne pas être influencé par les pressions sociales. S’il y a quelque chose qui n’est pas encouragé, c’est bien une attitude sectaire : un comportement servile, une acceptation aveugle de ce que dit autrui. Personnellement, mes propres demandes de conseils personnels et de feedbacks ont été toujours été reçues avec une attention mesurée et beaucoup de perspicacité. Et j’ai toujours été libre de faire mes propres choix. Je n’ai été témoin d’aucune coercition ni d’abus sous quelque forme que ce soit.

Ce que j’ai vu, ce sont des gens qui travaillent dur, qui offrent des conseils sincères, et qui se soucient du bien-être émotionnel, physique et social de chaque membre (sans parler de ceux qui ne sont pas liés aux groupes). Les membres sont activement encouragés à développer des relations plus équilibrées avec leur famille, collègues, et époux. La seule fois où j’ai remarqué des conseils différents concernait des relations dont la nature était manifestement abusive, et même alors, toutes les alternatives (y compris le conseil conjugal)  avaient d’abord été encouragées et suggérées. Cela est un aspect de l’application des connaissances sur les prétendues « grandes questions » : ce que signifie vivre et fonctionner en tant qu’être humain à part entière : comprendre ses responsabilités personnelles et sociales et ses propres traits de personnalité qui nous empêchent de traiter les autres avec attention et considération.

En fait, le travail de Laura consiste largement à dévoiler les attitudes « sectaires » et les maux qu’elles causent aujourd’hui dans le monde. À la lumière de cela, le fait que certains aient collé l’étiquette sectaire sur Laura et les groupes de recherche qu’elle a créés est ironique à l’extrême. En dévoilant le caractère psychopathique des « personnalités sectaires », elle a elle-même été accusée de la même chose.

Une telle accusation est non seulement absurde pour quiconque la connaît personnellement, elle est également risible. De par mon expérience avec elle ainsi qu’avec sa famille, ce sont des gens qui ont vraiment les pieds sur terre, qui sont drôles, attentionnés, intelligents et travailleurs. Non seulement Laura m’a encouragé à réfléchir, mais elle m’a appris quelques compétences en cuisine qui me manquaient cruellement ! Elle a aussi encouragé et partagé mon enthousiasme et ma curiosité concernant divers centres d’intérêts. Lorsque j’étais chez eux, personne ne m’a traité avec mépris ou condescendance. En fait, tout à fait l’opposé. Ces gens sont les « anomalies » que je cherchais depuis tant d’années : des gens biens en tous points ! Depuis que je les ai rencontrés, j’en suis venu à les considérer comme de véritables amis, et même comme une sorte de deuxième famille (bien que sans les dysfonctionnements qui caractérisent habituellement les relations familiales !). J’ai aussi été témoin de la peine qu’ont causée ces attaques. Laura a payé le prix fort pour ses idéaux, et cela ne fait que renforcer mon respect à son égard. En dépit des mensonges et des attaques cruelles lancés contre elle, elle continue à partager ses recherches.

Lorsque je suis tombé sur ses travaux, je n’aurais pas imaginé qu’elle donnerait autant de son temps et de son énergie, à moi ou à quiconque le demande. Ni que j’aurais l’opportunité d’échanger et de contribuer à ce niveau-là. Lire et soutenir ses recherches m’a permis de rencontrer des gens formidables, de me faire des amis, de mûrir personnellement, et pour cela, je lui suis éternellement reconnaissant. J’ai plus appris « ici » sur la vie, l’univers et tout un tas de chose, que durant toutes mes années d’études. Au cours du processus, j’ai découvert des choses sur moi-même, ai surmonté de vieilles manies, inhibitions, et ma timidité. J’ai un travail que j’aime, je fais quelque chose qui a un sens pour moi. Chaque jour, j’apprends quelque chose de nouveau, et mon émerveillement et mon appréciation de la vie et de ses immenses possibilités ne cessent de croître.

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