Témoignage de Henry See

C’est bizarre. Si vous demandez aux gens : « Pensez-vous que s’améliorer soit une bonne chose ? », j’imagine que la plupart d’entre eux  répondront par l’affirmative : « Oui, c’est une bonne chose de s’améliorer ». Et si la personne qui pose la question décide de s’y mettre et commence à mettre en pratique cette réponse, eh bien, certains de ses amis et de sa famille la soutiendront dans cet effort, tandis que d’autres, non – parce que ça fait bouger les choses. Et le changement peut déranger. Quand on commence à s’examiner soi-même avec l’intention de changer, on analyse ses habituelles façons de faire et de penser. On en rejette certaines. On tente, on teste de nouvelles idées et façons d’être, et le processus de changement se poursuit.

Mais ceux qui restent sur le bord de la route peuvent mal le prendre. Parfois. Le changement fait souvent peur. Des habitudes sont extirpées. Des routines confortables sont dénouées. Tandis que les changements ont un sens pour la personne qui les entreprend, ils peuvent avoir l’air de venir de nulle part pour son entourage, ce qui peut être dérangeant et perturbant.

Si la personne qui change recherche alors la compagnie d’autres personnes qui posent les mêmes questions, qui cherchent des réponses aux questions fondamentales de la vie, elle découvrira souvent que même les amis ou la famille qui la soutenaient auparavant peuvent commencer à en être irrités. Ceux qui sont « laissés sur le bord de la route », façon de parler, peuvent se sentir menacés par les changements ; leur soutien peut être ébranlé par la peur, et se transformer en colère.

Si cette colère s’intensifie suffisamment, le mot « Secte » est alors murmuré, pour finalement être hurlé à tue-tête. « Oh mon Dieu, il est dans une secte ! »

Et puis il y a ceux qui utilisent ce mot non pas parce qu’ils se sentent menacés, mais parce qu’ils ont une sorte de besoin irrationnel de détruire le travail d’autrui. Au cours des dernières décennies, le mot « Secte » a pris une coloration émotionnelle qu’il n’avait jamais eue auparavant. Il est utilisé pour invectiver tout groupe qui contrarie un équilibre existant, souvent au sein d’une famille ou d’un groupe d’amis – et ceci peu importe la réalité des faits. Du fait qu’il existe effectivement des petits groupes au sein desquels un leader charismatique menace, intimide et manipule les gens via des menaces de violence et d’abus psychologiques (en passant, ça arrive au sein des couples mariés), d’autres groupes qui pensent de façon non conventionnelle (pour donner dans le cliché), deviennent alors coupables par association erronée.

J’ai été témoin de ce processus, en voyant les mensonges répandus sur Laura et Ark Jadczyk. Il est choquant de voir à quel point les gens sont capables d’inventer les histoires les plus atroces à leur sujet, et de les répandre via le bouche-à-oreille et Internet. Je connais Laura et Ark depuis presque dix ans. Dix ans durant lesquels j’ai travaillé de façon étroite avec eux, vécu pendant de longues périodes chez eux, et ai été au fait des détails les plus personnels concernant leurs finances, leur vie de famille et leur travail.

Ce sont les personnes les plus attentionnées, généreuses, dévouées et aimantes que j’aie jamais rencontrées.

Et pourtant, elles sont victimes d’attaques absolument haineuses basées sur des mensonges, des distorsions et des brutales déformations de faits.

Pourquoi ? Pourquoi dépenser autant d’énergie à essayer de détruire les vies de ces deux personnes ? Est-ce normal ? Est-ce rationnel ?

Je suis tombé sur le site de  Laura par hasard, il y a dix ans. Bien qu’une partie du contenu me semblât vraiment insolite – par exemple, les OVNIs et les êtres hyperdimensionnels –, ce contenu était accompagné d’un défi intellectuel : quel pourcentage de ce que vous savez vous êtes-vous contenté d’accepter passivement, et quel pourcentage avez-vous vraiment testé par vous-mêmes ? Quel pourcentage de vos connaissances vous appartient en propre, et quel pourcentage avez-vous simplement reçu de quelqu’un d’autre ?

Aïe !

J’ai relevé le défi et ai commencé à lire les textes, surtout ceux avec lesquels j’étais le plus en désaccord. Plus je lisais, plus la connaissance que j’avais « reçue » et que je pensais solide a commencé à s’effondrer. J’ai réalisé à quel point j’avais accepté sans la remettre en question la majorité de ce que je pensais savoir, simplement parce que ça venait de telle ou telle autorité – les amis, les médias, ou encore l’école. J’étais enthousiasmé par la totale liberté de pensée que ce processus avait commencé à libérer en moi. J’ai voulu me plonger encore plus dedans, alors j’ai écrit à Laura et suis devenu membre du groupe de discussion en ligne qu’elle administrait à l’époque. C’était un environnement intellectuellement stimulant, les membres échangeaient des idées. Les gens allaient et venaient au fil des discussions et des mois. Il n’y a jamais eu de cœrcition. Les gens restaient aussi longtemps qu’ils le jugeaient utile à leur propre développement. Ou jusqu’à ce qu’ils tombent sur une vache sacrée qu’ils ne supportaient pas d’envoyer paître.

En d’autres termes, ce n’était qu’un groupe de discussions par emails, un groupe constitué de participants du monde entier, un groupe comme tant d’autres.

C’est à cette époque que les accusations de « Secte » on commencé. Si nous nous étions contentés de parler cinéma ou cuisine, ces accusations n’auraient jamais été lancées. Mais on parlait politique, Histoire, paranormal, OVNIs, physique, et à peu près tous les sujets possibles et imaginables. Et il importait peu que les discussions fussent basées sur la recherche, que des hypothèses fussent émises et testées, que les idées non étayées par des faits fussent rejetées, en bref, que toute cette entreprise fût aussi rigoureuse et analytique que possible.

Et puis une autre chose s’est produite. Au cours des discussions, j’ai vu que nous étions tous attachés émotionnellement à certaines idées. Au cours de tel ou tel échange, je me voyais en train de réagir de façon très émotive, attaquant ou bien défendant telle ou telle idée. J’étais émotionnellement impliqué dans l’issue de la discussion. Finie, la nécessité d’être impartial vis-à-vis des faits. Certains me faisaient remarquer que cette émotivité affectait ma capacité à raisonner de façon claire sur le sujet. J’« attaquais » et « défendais », je ne raisonnais pas. J’ai appris pour l’avoir vécu que notre raisonnement et nos connaissances sont teintés d’émotionnel. Si nous voulons vraiment être aussi objectifs que possible à propos du monde, nous devons apprendre à trancher les liens émotionnels qui nous attachent à nos idées. Mais pour ce faire, nous devons en apprendre plus sur nous-mêmes. Nous devons apprendre à voir en quoi notre passé et la façon dont nous avons été élevés demeurent une force vive qui agit en nous, une force qui modèle aujourd’hui nos perceptions du monde. Nous devons dévoiler l’origine de ces « pièges » émotionnels.

En d’autres mots, nous devons travailler sur nous-mêmes et, franchement, cela fait peur à beaucoup de gens. Comme ils ont peur et ne comprennent pas ce dont il s’agit vraiment, ils commencent à fantasmer. Ils deviennent vulnérables aux marchands de peur et à la croyance en l’accusation de « Secte ».

Entre 2003 et 2008, j’ai travaillé étroitement avec Laura et Ark en France. Je faisais des voyages fréquents, et ai passé beaucoup de temps avec eux, loin de chez moi au Canada. Durant cette période, les attaques contre eux et ceux d’entre nous qui vivaient au château furent violentes. Elles semblaient sortir tout droit de l’imagination des agresseurs. Il n’y avait jamais aucun fondement à ces accusations. Un post écrit par Laura sur son blog à propos d’un tour en bateau avec des amis sur la Méditerranée pendant une conférence universitaire à Marseille se voyait transformer par un des agresseurs en « exposé » prouvant sa frénésie dépensière, ses frasques dans des croisières de luxe sur la Riviera !

Imaginez ce que vous ressentiriez si le compte-rendu que vous avez fait d’un week-end, récit que vous avez écrit pour vos amis et peut-être posté sur Facebook, était transformé en diffamation révoltante, dans laquelle on vous accuse de dépenser frénétiquement l’argent des autres ? De vos « sous-fifres » ?

C’est étrange et horrible, de voir des personnes qui comptent pour vous être ainsi traînés dans la boue. Et c’est proprement hallucinant, lorsque vous passez vous-même de l’autre côté du miroir. Ça m’est récemment arrivé.

En 2008, j’ai eu la chance d’ouvrir une librairie. Ma mère possédait une librairie. On pourrait dire que c’est dans mes gènes. Laura et Ark m’ont soutenu dans cette entreprise. Sans leur soutien, ça n’aurait jamais pu se faire. Et pourtant, j’ai lu les allégations de quelqu’un attaquant Laura et Ark, qui les accuse de diriger une secte, qui prétend que je suis entré en conflit avec eux, ai quitté la « Secte » et ai cessé tout contact !

Franchement, qu’est-ce que vous voulez faire quand vous avez des gens qui inventent des histoires sur vous ? Comment les contredire autrement qu’en disant : « Hé, mon gars, j’y étais. Tu as tout faux. Pourquoi tu inventes ces trucs ? »

L’étendue de la divergence entre les faits et les calomnies serait amusante si des gens n’en étaient pas blessés. Mais des gens en souffrent, et donc je m’interroge sur les motivations d’une personne qui est prête à mentir pour satisfaire ses propres besoins, pour qui la vérité compte si peu qu’elle est prête à diffamer des gens pour obtenir ce qu’elle veut. Est-ce un exemple du raisonnement émotionnel mentionné plus haut, ou quelque chose de pire ?

Mon récit n’est qu’un exemple de la façon dont la vérité est déformée et manipulée par les gens qui attaquent Laura et Ark. J’en ai vu bien d’autres depuis que je les connais. À chaque fois qu’ils sont diffamés, c’est basé sur des mensonges. Malheureusement, du fait qu’une petite partie de leur travail concerne des recherches sur des sujets que nombre de gens trouvent « insolites », et du fait que Laura a entrepris d’étudier des techniques tel que le channeling critique pour établir un canal de communication plus qu’hasardeux et occasionnel avec son propre subconscient, la distorsion et la déformation sont acceptées par ceux qui n’ont pas d’expérience directe avec eux, et qui sont dérangés par les idées allant à l’encontre de ce qu’on nous apprend à l’école ou de ce que les médias nous racontent.

Alors que d’un côté, j’ai vu et lu les mensonges et les calomnies, de l’autre côté, j’ai vu tous les gens qui ont reçu l’aide de Laura et Ark, qui ont reçu leur soutien lorsqu’ils ont établi leur propre société, qui ont reçu un soutien émotionnel lorsqu’ils traversaient des périodes difficiles de leur vie, qui ont été accueillis chez eux durant des moments pénibles. Cela va des petits gestes de gentillesse, comme inviter des gens qui autrement passeraient les vacances de Noël tout seuls chez eux, à des aides financières à ceux qui sont dans le besoin. Avant qu’ils ne déménagent en France, j’étais « entre deux boulots », et ils m’ont payé le voyage jusque chez eux en Floride, et m’ont offert un petit contrat de recherche pour me donner un coup de pouce. Je ne leur avais pas demandé ; c’était leur cadeau. Laura et Ark s’intéressent aux gens, et ça se traduit dans leurs actes.

Est-ce que c’est ça qui fait si peur à ceux qui les attaquent ? Le fait qu’ils mettent en pratique ce qu’ils prônent ?

Le fossé entre ce qu’ils sont et la façon dont ils sont dépeints par ces fanatiques est si vaste que je me demande ce qui motive ces attaques. Qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à passer dix ans à salir le nom de quelqu’un d’autre avec des mensonges racontés sciemment et dans l’intention de faire du mal ? Oui, sciemment et dans l’intention de faire du mal. Il ne peut y avoir d’autre conclusion.

On peut ne pas être d’accord avec les idées d’Ark et Laura, mais alors pourquoi ne pas les ignorer, ou y répondre point par point ? Pourquoi s’abaisser à des attaques vicieuses et acharnées ? Laura et Ark ne m’ont jamais obligé à faire quoi que ce soit, mais je me sens personnellement obligé de m’interroger sur l’état psychologique de ceux qui les attaquent.

Ces agresseurs tentent de décrire Laura et Ark comme des « leaders de secte » qui tiennent leurs sujets sous leur coupe, qui manipulent impitoyablement leurs sous-fifres pour servir leurs propres intérêts. La vérité, c’est que Laura et Ark font sans cesse passer les besoins des autres en premier, avant les leurs. Si quelqu’un a besoin d’aide, qu’importe ce qui se passe dans leur propre vie à ce moment-là, ils prennent le temps. Ils m’ont aidé à mieux me voir et me comprendre moi-même, et, en retour, je suis très heureux d’apporter une contribution financière, grâce à ma société, afin qu’ils puissent aider les autres comme ils m’ont aidé. J’ai été aidé ; via Laura et Ark, j’ai la chance d’aider les autres. D’autres qu’ils ont aidé à faire de même.

Mais de la même façon que je me suis senti poussé à remettre en doute ma propre compréhension lorsque j’ai pour la première fois lu le site Web de Laura il y a dix ans, je n’attends pas de ceux qui me lisent qu’ils me croient sur parole. Si vous craignez que Laura et Ark ne dirigent une secte, vous allez devoir rechercher les choses par vous-même. Il est regrettable qu’on en arrive à ça à cause de l’œuvre d’une poignée d’individus à la morale douteuse, mais ça peut néanmoins être un exercice personnel très sain. Quel pourcentage de ce que vous savez et croyez vient vraiment de vous ?

Je conclurai en disant que Laura, Ark et leur famille sont mes amis. Ils sont même plus que ça : ils font partie de ma famille élargie. J’ai beaucoup de chance.

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