Vincent Bridges, alias « Dr. Strange » : simple escroc New Age ou membre du COINTELPRO ?

Traduction et résumé : SOTT

Simple escroc New Age, ou membre du Counter Intelligence Programme ?

Le texte que va suivre est le résumé d’un rapport, établi à partir de 2001 et mis à jour jusqu’en 2008, par Laura Knight-Jadczyk au sujet de Vincent Bridges et de leurs relations débutées en 1999. Tout commença par une visite de Bridges à Laura Knight-Jadczyk, au prétexte d’un livre qu’il écrivait sur Fulcanelli, visite qui déboucha sur une relation épistolaire par courriels. Au début, Laura Knight appréciait cette personne, avec laquelle elle partageait la passion des choses « étranges » qui se passent en ce monde. Au fil du temps, cependant, le comportement de Vincent Bridge devint de plus en plus malsain et manipulateur à l’égard de Laura Knight-Jadczyk, au point qu’elle et ses proches en furent mis en danger. Ce sont finalement ces attaques qui permirent à l’équipe de Signs of the Times et de Quantum Future de prendre conscience de la réalité des psychopathes, et des traumatismes sérieux qu’ils font subir à leur entourage. Ce rapport est le fruit d’une enquête approfondie portant sur les prétentions de ce personnage.

Le résultat de cette enquête invite à prendre conscience des dangers de la communication par Internet, un espace où pullulent les prédateurs. Il nous invite aussi à faire preuve d’un discernement éclairé face au nombre de pseudo-guides, gourous, shamans, élèves des écoles de mystère, channels etc… qui pullulent sur le Net et dans la vraie vie, à prendre conscience du fléau que représentent les individus psychopathiques et les systèmes destructeurs qu’ils induisent et, finalement, à développer une compréhension objective de leur fonctionnement, afin de nous protéger.

Qui est Vincent Bridges ? Si l’on se réfère à la biographie qu’il fournit en prélude à l’annonce d’une série de trois conférences qu’il devait donner (en novembre 2009) à Paris sur le thème de l’alchimie, de Shakespeare et du Dr Dee, l’homme est une sorte de « phénomène » ambulant :

« Chercheur américain indépendant, historien et “anthropologue du bizarre” », magicien enochien autoproclamé qui se définit lui-même comme auteur, conférencier hérétique jouant les empêcheurs de tourner en rond, et pionnier de la thérapie psycho-acoustique – technique d’abréaction des traumatismes basée sur la stimulation des ondes cérébrales par la lumière et le son – Vincent Bridges est un activiste politique et libre penseur. « Voyageur du monde (globe-trotter), il a conduit différents groupes d’excursion dans le sud de la France, en Egypte et en Inde. Il a produit sa propre traduction du I-Hsing, et son travail en égyptologie est largement reconnu et référencé par des universitaires aussi éminents que John Major Jenkins, Moira Timms, et Daniel Colianus. Son parcours universitaire (aux universités de Caroline du Sud et Caroline du Nord) inclut l’anglais, l’histoire et les lettres classiques dont une étude indépendante sur les origines hermétiques de la Renaissance. Ses recherche intensives portent aussi sur les cultures et pratiques chamaniques anciennes, l’histoire du langage, l’anthropologie culturelle, l’égyptologie avec une recherche approfondie de l’ère El-Amarna, les religions comparées, les sciences mathématiques et la géométrie sacrée, la physiologie du cerveau, la psychologie, la physique théorique et la technologie psycho acoustique. Il est aussi consultant en géobiologie ou expert des réseaux (grille) traversant la planète et concepteur du Temple Zodiacale terrestres… Vincent Bridges est initié dans cinq traditions spirituelles différentes : il est un Wiccan, (néopagan witches ) un ministre chrétien non-confessionnel gnostique, un magicien de cérémonie à la façon de l’ordre du Golden Dawn (de l’Aube Dorée), a reçu la transmission de la Barakah du fondateur de l’ordre soufi Abou Al Hagagg de Luxor, Egypte, et un terton ou dépositaire du trésor terma de la tradition Nyngma-pa du bouddhisme tibétain. Il vit dans les montagnes Uwharrie de Caroline du Nord avec son épouse et artiste, Darlene, et leurs trois chats… »

C’est quelque chose n’est-ce pas ? Et ce n’est qu’un résumé !

Selon les mots de l’Équipe de Signs :

Vincent Bridges est quelqu’un qui prétend posséder des connaissances tellement vastes sur la théorie du complot, le contrôle mental, les violences rituelles sexuelles sataniques, la psychologie et toutes sortes de sujets idoines, qu’il semble incroyable qu’il n’ait pas encore été assassiné par ceux-là mêmes dont-il prétend détenir les secrets. Cela est en soi un indice (parmi bien d’autres) quant à l’identité de ceux qui le financent.

Bridges est l’un de ces types qui ont su trouver et exploiter un « créneau » particulier au sein de notre réalité ; une de ces personnes dont les affirmations ne peuvent être vérifiées, puisque traitant d’un monde souterrain, mystérieux. Il s’agit là d’un filon où s’engouffrent les arnaqueurs. Il s’y installent et tirent profit du fait que nombre de personnes se disent que quelque chose ne tourne pas rond sur cette planète, mais que cela est caché sous bien des voiles…

Pour bien comprendre ce rapport, il peut être utile d’en savoir un peu plus sur Laura Knight-Jadczyk et son expérience cassiopéenne. Comme l’a écrit Laura, son intérêt pour le paranormal et le prétendu « channelling » a toujours été purement scientifique. Son «background » et la vaste littérature qu’elle a produite en témoignent. Elle a trouvé les résultats de l’expérience suffisamment intéressants pour qu’ils soient publiés sur le net, dans le but d’en discuter et d’avoir un retour. En fait, la source communiquant avec elle – et qui se déclare être Laura dans le futur – l’avait enjointe à travailler en « réseau » grâce à Internet. C’est par ce biais que Laura et son époux, le physicien Arkadiusz Jadczyk, furent amenés à se rencontrer. Toutefois, le partage en réseau s’avère problématique.

Internet est une arme à double tranchant. Il offre à des individus de même sensibilité mais séparés par de grandes distances et appartenant à des cultures différentes la possibilité d’entrer en contact et de communiquer. Mais il permet également à des individus à la nature prédatrice et aux motivations sinistres de rechercher des proies. Jamais auparavant la possibilité de collaborer en réseau n’avait été aussi aboutie, et ses dangers aussi omniprésents.

Ce ne sont pas que les « geeks » de 14 ans dont il faille surtout s’inquiéter. N’importe qui possédant un ordinateur peut vous contacter et affirmer n’importe quoi, voire créer des sites internet afin de « valider » ses affirmations, et se débrouiller pour arnaquer et tromper ses cibles de moult façons.

La fraude sur Internet évoque généralement un type d’utilisation frauduleuse de l’ordinateur et de la toile via (en autres) les chat-rooms, les emails, les message boards, les groupes de discussions et les sites Internet, dans le but de se livrer à des activités répréhensibles. Les attributs de la technologie Internet – son faible coût, sa simplicité d’utilisation, l’anonymat qu’il procure – en font un outil attractif pour les escrocs, les pédo-pornographes, et aussi ce qu’on appelle les Cyber-stalkers, ou individus se livrant au Cyber-harcèlement.

Vincent Bridges prit pour la première fois contact avec Laura au printemps 1999. M. Bridges, prétendant être en train d’écrire un livre sur les sujets mêmes que Laura étudiait depuis plusieurs années – l’alchimie et Fulcanelli –, elle partagea de bonne grâce toutes ses données et répondit à toutes ses questions. En lisant plus tard le livre de Vincent Bridges, Laura fut déçue, car elle remarqua que non seulement l’ouvrage en question ne faisait que traiter le sujet de façon puérile et superficielle, mais M. Bridges avait manifestement utilisé les informations que Laura lui avaient fournies gracieusement pour étoffer plusieurs passages de son livre, bien qu’il fût clair qu’il avait mal interprété ses commentaires, ou pire, qu’il les avait délibérément déformés.

Au printemps 2000, en réponse aux nombreuses questions et demandes d’informations provenant des lecteurs du site Cassiopaea, Laura commença à écrire la série L’Onde, ce qui attira d’autant plus de lecteurs et de commentaires pour la plupart positifs, même si cela attira également l’attention de groupes et d’individus extrêmement douteux. Laura reçut un jour ce mystérieux courriel :

De: “Christaofer Richarde”

À: Laura Knight-Jadczyk

Subject:

Date: Mar, 11 Juil 2000 19:25:39 -0700

Oh, il est possible de concocter les élucubrations que vous avez concoctées. Néanmoins, cette histoire sur Rennes [le Château – NdT] cache bien d’autres choses…

Votre article m’a bien fait rire ! Cela amuserait le  Cercle, d’ailleurs.

Que Saturne vous décortique quelques grains de maïs….. D-

Sachant que V. Bridges se prétendait expert (d’un point de vue journalistique) en « groupes occultes », Laura lui écrivit pour lui demander son avis quant à l’email ci-dessus. Ce n’est que plus tard, après bien d’autres événements étranges, qu’il fut révélé que c’est Bridges lui-même qui avait envoyé ledit email, dans l’espoir de reprendre une correspondance avec Laura sans avoir l’air d’en être l’initiateur. C’est là une technique typique du cyberstalker : « créer » d’apparentes synchronicités qui vont contribuer à rendre la victime émotionnellement « mûre » pour la manipulation.

Au bout de quelques échanges, Bridges entama une discussion avec Laura au cours de laquelle il se fit passer pour un nouvel éditeur en manque de bons auteurs, et lui offrit non seulement de publier son travail, mais aussi de le promouvoir via l’organisation d’une « conférence ».

Laura, accablée par son travail de recherche et d’écriture, croulant sous les questions de ses lecteurs sur Internet, vit en cette proposition une bénédiction ! Puisqu’elle « connaissait » – virtuellement – M. Bridges depuis bientôt deux ans, qu’elle était au courant de ses « lettres de créances » publiées sur Internet (et qu’il n’avait pas manqué de mentionner), et qu’elle possédait un livre portant le sceau de sa prétendue société d’édition, il lui sembla digne de confiance, et elle lui envoya des écrits inédits, confidentiels, qu’il déclara vouloir publier. Croyant que ce travail de toute une vie était entre de bonnes mains, elle se concentra sur l’écriture.

Il y avait bien sûr des différences d’opinion entre Ark & Laura et Vincent Bridges sur le matériel et ses possibles interprétations, mais Laura pensait qu’avec le temps, Bridges ferait preuve de plus d’ouverture d’esprit. Comme l’a fait remarquer un observateur de la « dynamique » de cette relation : « Si les autres sont tellement au courant du travail de Laura au point de le juger, pourquoi ne mènent-ils pas leur propre « expérience » ? Pourquoi leur vie n’a t-elle pas changé de façon radicale – pour le meilleur –, comme celle de Laura et d’Ark en conséquence de la MISE EN APPLICATION ce qu’ils avaient appris ?

Le fait est que Vincent Bridges a bien tenté sa propre expérience de « channeling », et le lecteur souhaitera d’ailleurs peut-être lire cette discussion entre Dan Winter et Dr Strange, discussion où ils évoquent les résultats de cette expérience. Pour notre part, nous ne fûmes guère impressionnés.

Au cours de l’été 2001, M. Bridges rendit visite à Laura dans l’intention de l’hypnotiser afin de lui soutirer des informations qui, pensait-il, étaient enfouies dans son subconscient. Laura coopéra à l’expérience et, en conséquence, eut une vision directe de Vincent Bridges lui-même ! Ce qu’elle vit la choqua. Son « masque » était si parfait, si convaincant qu’elle avait du mal à croire que ce qu’elle voyait était la réalité. Car le fait est que Laura appréciait beaucoup Vincent Bridge, et avait passé nombre d’agréables moments à discuter avec lui, de vive voix ou par correspondance.

Laura était assaillie par de nombreux doutes quant à ce qu’elle avait « vu ». Il était douloureux d’envisager le type de réponse à donner en conséquence de la compréhension de la nature de Vincent Bridges et de ses intentions maléfiques à son égard – si tel était bien le cas. Puisque Laura ne considérait pas les informations reçues de façon « psychique » comme fiables, elle décida de mener quelques tests.

Ark et Laura explorèrent la question pendant des semaines, à la recherche de données objectives – de preuves. Celles-ci ne manquaient pas, mais il était toujours possible de donner « le bénéfice du doute » et d’ignorer les indices subtils. Une hypothèse fut finalement formée, une série de tests élaborée et, à son grand désarroi, Laura constata que Vincent Bridges échoua à chaque test d’honnêteté et de sincérité.

Comme mentionné plus haut, Ark et Laura avaient accepté de participer à une conférence que Bridges prétendait être en train d’organiser. À ce stade, sachant ce qu’ils savaient concernant les probables véritables intentions de Bridges, ils décidèrent que la meilleure décision à prendre était d’annuler leur participation à la conférence et de cesser toute relations d’affaire avec Bridges. Bridges avait invité plusieurs autres conférenciers, et l’annulation fut annoncée plus de 6 semaines à l’avance de sorte que cela ne posât pas de problème autre qu’un changement dans l’ordre d’apparition des conférenciers et sans doute, une légère irritation bien naturelle dans ce genre de situation.

Mais Ark et Laura n’étaient PAS préparés aux attaques vicieuses et totalement extrêmes que Vincent Bridges lança contre eux en public. Laura s’efforça de les considérer comme le fruit d’une « sensibilité blessée » – ce qui n’était guère professionnel, certes, mais au moins compréhensible. Même si elle savait qu’ils avaient pris la bonne décision et que la réaction de Bridges révélait sa véritable nature, elle ressentait tout de même beaucoup de compassion pour Bridges, qui comptait manifestement sur l’argent qu’il pouvait se faire et sur le prestige dont il pourrait jouir en tant que leur éditeur et associé. Il est clair que les deux objectifs qu’il visa durant les mois qu’il passa à les diffamer et les calomnier avec une extrême virulence furent leur réputation et, en conséquence, leur capacité à gagner leur vie et à faire vivre leur famille. Apparemment, Bridges, ne pouvant « posséder » Laura et ses écrits pour lui seul, avait décidé de s’assurer que personne d’autre ne s’y interessât jamais plus ni ne fût tenté de la contacter.

L’observation de ce comportement s’avéra stupéfiante. Vincent avait tout eu d’un homme civilisé, et le voir adopter un comportement de gangster ou de crapule issu des bas fonds effarait véritablement Laura. C’est cet effarement qui mena au questionnement qui donna naissance à ce rapport.

À un niveau pratique, les doutes de Laura sur le sujet furent balayés lorsque le groupe de recherche Quantum Future décida de mener une enquête sur Bridges – en faisant notamment appel à une détective privé – à l’automne 2001.

À la grande déconvenue de Laura, il ressortit de l’enquête que Bridges n’était rien de plus qu’un arnaqueur ordinaire. Non seulement sa biographie et son « CV » publiés sur Internet était une pure affabulation, mais il n’en était pas à sa première fraude : il s’était déjà attaché à des personnes – profitant de leur succès, réputation, etc. – dans l’espoir de voler leur travail, leur argent, voire les deux à la fois.

Même si les preuves de ses fraudes passées ne manquaient pas, Ark et Laura hésitaient à publier le rapport sur Bridges. Néanmoins, après 3 mois de cyber attaques – dont des actes de diffamation publique et du cyberstalking – il devint nécessaire d’y répondre publiquement. Les résultats de cette enquête initiale furent publiés le jour de Thanksgiving, en 2001.

M. Bridges réagit aux données présentées dans ce rapport de façon typique : il voulut qu’il soit retiré à tout pris et, puisqu’il ne pouvait pas nous forcer de façon légale à le dépublier (selon les lois en vigueur aux États-Unis, la vérité ne relève pas de la calomnie ni de la diffamation), il s’essaya au chantage et à l’extorsion pour nous obliger à le faire.

Nous apprîmes par la suite, en plus de ce que nous savions au sujet de ses activités publiques, que Vincent était impliqué dans des activités bien plus sinistres en « coulisses ». Le lecteur pourra jeter un œil aux données – aux preuves concrètes – révèlant que Vincent Bridges a piraté l’ordinateur d’un membre de notre groupe de recherche, volé ses mots de passe et utilisé son compte Internet à hauteur de 800 $ sur une période de 3 mois. Ça fait beaucoup de bande passante !

En janvier 2002, Frank Scott, un ancien membre ayant participé à l’expérience cassiopéenne, se joignit à Vincent Bridges dans le but de discréditer l’expérience et de taxer les membres de notre groupe de recherche d’adeptes d’une « secte », manifestement dans le but concerté de mettre fin à l’expérience elle-même et de détruire les réputations d’Ark et de Laura, les privant ainsi des moyens de gagner leur vie.

Laura dut admettre le fait que deux personnes qu’elle aimait beaucoup, dont elle avait énormément apprécié la compagnie et qui, pensait-elle auraient pu faire de merveilleux collaborateurs, n’étaient tout bonnement pas ce qu’elles prétendaient être. En bref, elle était devenue la victime d’individus correspondant au profil du psychopathe.

Jour après jour, Laura s’efforçait de comprendre ce qui lui arrivait. Elle avait le cœur brisé. Sa santé se détériorait rapidement, et en janvier 2002, elle tomba très malade – conséquence directe du stress quotidien causé par le harcèlement, la diffamation et les menaces dont elle faisait l’objet.

Après une période de convalescence, lorsqu’elle eut repris assez de forces pour s’asseoir à son bureau, Laura fit la seule chose qu’elle était capable de faire avec ce qu’elle avait appris : jour après jour, elle chercha à comprendre la dynamique qu’elle avait vécue, pour ensuite la partager avec d’autres. De là naquit la série « Adventures with Cassiopaea » – un compte-rendu desdits événements et de leur dynamique, ainsi qu’une présentation des recherches menées et de leurs résultats.

Afin de comprendre le comportement manipulateur, le don pour la tromperie de Vincent Bridges, Frank Scott et des autres personnes impliquées dans ces attaques, Laura chercha, sonda et « testa » sur la scène publique qu’est l’lnternet. Cette quête de réponses mena à des révélations à propos des psychopathes – un sujet essentiel à la compréhension de l’Histoire, de la religion, de la politique et d’autres constructions sociales. Ces informations se sont retrouvées validées de façons fort intéressantes via les recherches de Bob Altemeyer sur le trouble de la personnalité autoritariste et conservatrice, sans parler de plusieurs sources ésotériques issues de la tradition orthodoxe orientale ! Sans cette compréhension, il serait quasi impossible d’expliquer les événements de la Scène mondiale – y compris le comportement de George Bush, d’Obama après lui, et de leur clique.

Qu’en est-il des « lettres de créance » de M. Bridges ?

L’enquête a démontré indiscutablement que Vincent Bridges n’était pas titulaire des diplômes qu’il prétend avoir obtenus [1]. Il a aussi été établi et prouvé qu’il n’a pas pu suivre les enseignements qu’il prétend avoir reçus. Il a également été démontré que Vincent Bridges n’avait pas écrit tous les ouvrages qu’il s’était attribués, que ce soit sous son nom ou sous des pseudonymes comme Bozarth ou Sutherland. Quant aux prétendus articles dans des revues aussi célèbres que Rolling Stone, Cream, Downbeat, Seventeen, et High Times ;  aux nouvelles dans les revues Isaac Asimov’s Science Fiction Magazine et Hustler… les seules choses qui ont pu être trouvées sont des articles et des interventions sur des sites Internet, forums et groupes de discussion. Tout cela est abondamment documenté tout au long du rapport du groupe Quantum Future : lire Le dossier Bridges au complet, en anglais ICI.

Derrière l’image du Gourou New Age et les phrases pleine de sagesse se cache un menteur pathologique.

Vincent Bridges est le co-auteur, avec Jay Weidner, d’un livre intitulé A monument to the End of Time [2]. En 2000, certaines portes s’ouvrirent pour Bridges et Weidner suite à la sortie de ce livre. Une interview au Laura Lee Show, une apparition à un programme télé de Discovery Channel… Tout cela, en plus des articles publiés sur son site Internet, lui procura un certain statut au sein de la communauté New Age/occulte/magique. Des gens viennent le trouver, lui demander conseil. Des personnes vont le voir pour des séances d’hypnose. Ils l’accompagnent en voyage à Rennes le Château. Ils lui font confiance, supposant qu’il est ce qu’il prétend être.

Pourtant, tous les éléments du dossier accablent Bridges ; il ne s’agit pas là d’allégations, mais de faits indiscutables, objectifs, vérifiables. Si l’enquête a démontré qu’il n’était pas l’écrivain ni le chercheur qu’il prétend être, elle a également révélé que ses allégations et prétendues connaissances dans le domaine de l’occulte et de la « Magick » étaient mensongères et infondées.

Au printemps 2004, l’équipe de Quantum Future publia cette mise à jour au sujet de l’affaire Bridges :

Bien que dans le cas de Vincent Bridges, nous ne parlions pas d’un meurtrier, les remarques suivantes, tirées de l’article «Bad or Mad ? » [Salaud ou barjo ? – NdT] paru dans le volume 181 sujet 2439 du 20 mars 2004 du New  Scientist, page 38,  renvoient directement à notre sujet. Il ne s’agit que d’une question de degré.

Qu’est-ce que le mal ? Dans notre société occidentale largement sécularisée, il est sans doute difficile de le définir. Mais historiquement, la question du mal est d’ordre théologique. Des générations d’apologistes ont cherché des façons de justifier l’existence de Dieu au sein d’un monde imparfait. Dans la tradition chrétienne, Saint Augustin distingue entre deux formes de mal : « le mal moral »,  que les mauvais humains commettent par choix, sachant parfaitement qu’ils agissent mal ; et le « mal naturel », les mauvaises choses qui arrivent, comme les tempêtes, les inondations, les éruptions volcaniques, les maladies fatales.

Quel que soit votre avis au sujet de Dieu, la distinction est attractive. Dans notre monde sécularisé, où les crimes sont punis, nous avons besoin de croire qu’une personne qui commet un acte de violence ou de cruauté physique inexplicables, comme la torture, l’enlèvement d’enfants ou un meurtre, a librement choisi de le faire. Nous acceptons qu’il puisse y avoir des circonstances atténuantes, telles qu’un sens des responsabilités défaillant ou une maladie mentale. Ce qui nous glace le plus sont les crimes planifiés, où les auteurs ont un objectif en tête et exercent un contrôle. Comme le personnage d’Uma Thurman dans Kill Bill, le film de Quentin Tarantino, ceux qui commettent de tels crimes sont considérés sans ambigüité comme moralement mauvais. « « Ce sont la pitié, la compassion et le pardon qui me font défaut, pas la rationalité », dit-elle.

On peut voir le personnage de Thurman, « The Bride  » [La Mariée – NdT] comme un être souffrant de ce que les psychiatres considèrent le trouble aggravé de la personnalité antisociale. De tels individus ne sont pas mentalement malades cliniquement parlant, et sont conscients de faire le mal. Mais sont-ils vraiment « mauvais » ? La neuroscience nous apprend que, tandis que les zones cognitives cérébrales en charge de la planification fonctionnent normalement chez ces individus, d’autres centres neuraux sont, eux, défaillants.

Que la violence soit impulsive ou préméditée, ce qui nous intéresse est ceci : qu’est-ce qui incite les gens à la commettre ? C’est la que la science peut aller plus loin que l’explication théologique du libre arbitre. Dans les années 1990, Adriane Raine, psychologue britannique de l’ Université de Southern California, fut l’un des pionniers de l’utilisation de l’imagerie cérébrale pour étudier les personnalités antisociales. Ses scanners cérébraux de tueurs impulsifs et réactifs ont montré que chez ces personnes, l’activité dans les régions frontales du cerveau, dont la zone appellée cortex orbitofrontale, était réduite. Cette zone est située en tête d’une chaîne de régions cérébrales connectées, dont les amygdales, l’hypothalamus et la substance grise périaqueducale, qui sont activées lorsque nous sommes menacés. Les personnes chez lesquelles cette zone est endommagée font perdent souvent leur self-control. Ils sont irritables sans raison et agressifs lorsqu’ils sont en colère. Il leur est de plus difficile d’adapter leur réponse lors d’une situation où les circonstances changent et où serait dans leur intérêt d’ajuster leur comportement.

J. Weidner et V. Bridges

Lorsque l’on montre à des gens normaux des photos de visages exprimant la détresse, l’amygdale est activée. Elle envoie un message à l’hypothalamus et à d’autres régions du cerveau qui conduisent le corps à réagir de façon caractéristique, par exemple par la transpiration des mains et l’accélération du rythme cardiaque. Ce n’est que plus tard, lorsque les régions corticales du cerveau supérieur sont engagées que la réponse émotionnelle devient consciente. Ray Dolan, de l’Institut de Neurologie de Londres, a découvert que nous répondons même lorsque notre attention est détournée par autre chose et que nous ne voyons les photos de visages en détresse qu’en périphérie de notre champ de vision. Dolan en conclut que l’empathie est automatique et viscérale. Elle se situe au delà de notre contrôle. Lorsque nous ressentons une vague d’émotion devant la souffrance d’autrui, ou de la révulsion à la vue de ses blessures, nous communions avec lui, que nous le voulions ou non.

Mais les individus violents ne réagissent pas de cette manière. Leur manque d’empathie est-il la cause, ou l’effet de leur comportement ? Ces personnes commencent t’elle leur vie sans empathie ? Est-ce que celle ci ne parvient pas à se développer ? Ou bien la perdent t’il à force de mauvaises actions ? Les opinions varient. Raine et d’autres ont découvert que les enfants qui sont devenus violents en grandissant avaient des réponses viscérales anormales, comme l’absence de transpiration des paumes. Des études sur la gémellité et l’adoption désignent une mise en cause substantielle de l’hérédité dans les comportements antisociaux et criminels, bien que l’effet génétique soit plus important dans les cas de crimes impulsifs et crapuleux que dans les cas de crimes prémédités contre autrui. (…)

Selon certains commentateurs, il est « forcé » que les architectes de l’Holocauste et d’autres génocides aient été abusés durant l’enfance. Sinon, pourquoi auraient-ils commis des actes aussi effroyables ? Mais toutes les preuves disponibles contredisent cette opinion. James Waller, du Withworth College de Spokane, dans l’État de Washington, a écumé la littérature traitant du « mal extraordinaire ». Lui comme d’autres scientifiques sociaux ont découvert parmi ceux qui commettaient le « mal » des individus paraissant faire montre d’une remarquable normalité en termes psychiatriques. (…)

Aristote a déclaré : « Des hommes deviennent des bâtisseurs en bâtissant et des citharistes en jouant de la cithare. De même, nous devenons vertueux en posant des actes vertueux, nous devenons modérés (maîtres de nous-mêmes) en posant des actes modérés (avec le contrôle de soi) et braves en posant des actes de bravoure. ». Les penseurs modernes sont d’accord avec l’idée que nous nous auto-crééons en partie par nos actions. La configuration cérébrale particulière des personnes antisociales limite peut-être leurs choix dès le départ, mais selon le chirurgien Paul Mullen, de l’Université de Monach à Victoria, en Australie, c’est en choisissant le mal que nous scellons notre destin. Mullen considère la personnalité antisociale comme le résultat d’un trouble développemental de l’action éthique. Les personnes qui ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actions en grandissant – ou qui n’ont pas de parent pour le faire pour eux – créent leurs propre destin antisocial.

[Bad or Mad? New Scientist vol 181 issue 2439 – 20 March 2004, page 38]

Les termes sociopathe ou psychopathe évoquent souvent des invididus violents et sadiques tels que Ted Bundy ou le personnage de fiction Hannibal « Le Cannibale » Lecter du livre et du film Le Silence des Agneaux. Or il me semble que les caractéristiques constitutives des sociopathes couvrent une palette bien plus large d’individus qu’on ne pourrait l’imaginer. Le sociopathe est un individu totalement centré sur lui-même , ne possédant ni conscience ni sentiments altruistes, et pour qui les règles sociales ne signifient rien. Je crois que la plupart d’entre nous connaissons ou sommes déjà entrés en contact avec des individus sociopathiques sans même le savoir. [Wendy Koenigsmann]

Vinny d’Arabie ?

Les PSYCHOPATHES CHARISMATIQUES sont des menteurs charmants, attirants. Ils sont généralement doués de quelque talent qu’utilisent pour manipuler autrui à leur avantage. Ils sont généralement beaux-parleurs et possèdent une capacité quasi démoniaque à persuader les autres de se défaire de tout se qu’ils possèdent, y compris leur propre vie. Ils sont irrésistibles, persuasifs, éloquents et paraissent plein de bonté humaine et d’intérêt pour autrui.

Bien que le psychopathe ait des préférences et des dégoûts, et fasse preuve d’un attrait pour les plaisirs que la compagnie humaine peut apporter, les analyses montrent qu’il est complètement égocentrique, n’accorde aux autres de la valeur que dans la mesure où ils lui permettent d’augmenter son propre plaisir ou son statut. Bien qu’il n’offre aucun amour véritable, il est parfaitement capable d’inspirer aux autres un amour qui peut confiner au fanatisme.

Il est généralement superficiellement charmant, et donne souvent l’impression de posséder les qualités humaines les plus nobles.

Très manipulateur, il se fait aisément des amis. Il utilise sa prolixité pour se sortir de situations difficiles. De nombreux psychopathes aiment à être admirés et se délectent de l’adulation que les autres lui vouent.

Le manque d’empathie va de pair avec le manque d’amour. Le psychopathe est incapable de plaindre ceux qui se trouvent dans des situations pénibles ou de se mettre à leur place, qu’ils aient ou non souffert par sa faute. (Gordon banks)

Comment les psychopathes voient-ils le monde ?

Non seulement convoitent-ils les richesses et le pouvoir, mais ils éprouvent un plaisir particulier à usurper et dépouiller autrui (un frère ou une sœur symboliques, par exemple). Tout ce qu’ils peuvent plagier, escroquer et extorquer sont des fruits bien plus doux que ceux qu’ils peuvent gagner par un travail honnête. Lorsqu’ils ont pressuré telle ou telle source jusqu’au bout, ils se tournent vers une autre, qu’ils exploitent et saignent à blanc avant de l’abandonner. Leur faim pour les malheurs d’autrui est insatiable. Les gens sont des objets qu’utilisent pour parvenir à leurs fins ; ils doivent être subordonnés et rabaissés afin que l’antisocial puisse se justifier.

Le psychopathe est un manipulateur. Il sait exactement ce qui nous fait réagir, et il sait manipuler et influencer nos sentiments. Ils sont doués pour cibler les femme « douces et attentionnées ».

Afin de prouver aux autres qu’il est normal, le psychopathe n’hésite pas à imiter les émotions, grâce à la parole ou à des effets savamment travaillés (larmes, soupirs et des démonstrations émotionnelles hautement dramatisées). Il agit ainsi pour susciter l’empathie de sa victime ; le psychopathes essayera de vous faire croire qu’il ressent normalement les émotions en racontant une histoire triste ou en prétendant avoir vécu des expériences profondes, émouvantes. La vérité est que la majorité des psychopathes traversent la vie comme dans un incubateur, touché par peu de gens et n’ayant aucune compassion réelle pour autrui. Mais ils vous mentiront pour vous convaincre qu’ils ont des émotions normales. Le facteur pitié est une des raisons pour lesquels les victimes s’attachent à ces « pauvres » gens. (…)

Vincent Bridges en « expert ès Nostradamus » (à droite)

Les psychopathes mentent comme ils respirent. Mon expérience personnelle avec eux me permet de l’affirmer. Lorsqu’on les confronte à leurs mensonges, ils en inventent de nouveaux et se moque bien d’être pris. Comme le dit Hare, « le mensonge, la tromperie et la manipulation sont les talents naturels des psychopathes… Lorsqu’ils sont pris en flagrant délit de mensonge on confrontés à la vérité, ils sont à peine perplexe ou embarrassés. Ils se contentent de changer  leur version ou de tenter de brouiller les faits afin qu’ils aient l’air collent à son mensonge. En résulte une série de déclarations contradictoires, et l’auditeur en est profondément perturbé. » (Hare, 46). Leur comportement a souvent pour but de troubler et de réprimer leurs victimes, ou d’influencer quiconque écouterait sa version des faits. La manipulation est la clé de leurs conquêtes, et ils réussissent par le mensonge.

Confronté à un psychopathe particulièrement doué, même l’observateur le plus fin peu se faire avoir. Les personnes les plus aisément trompées sont justement celles qui ont des émotions authentiques. Le psychopathe les induit chez ces personnes, les rendant aveugles aux faits objectifs. Si vous êtes par nature doué d’un niveau d’empathie supérieur, vous avez plus de risques d’être abusé par un psychopathe qu’une personne ne fonctionnant qu’avec un minimum d’empathie humaine.

Bien sur, toutes les personnes éloquentes ne sont pas des psychopathes, et il faut se garder de tout jugement hâtif. Un psychopathe laisse derrière lui une trace de souffrance et de faillite. Souvent, si le discernement de la victime n’est pas trop émoussé par le « charme » du prédateur, les signaux d’alertes sont évidents, et le drainage énergétique peut être identifié. Les informations cruciales présentées par l’Équipe de Signs sont autant d’outils pour garder la tête froide et discerner la nature de nos relations avec des personnalités charismatiques.

Laura-Knight-Jadczyk, Arkadius Jadczyk et le groupe Quantum Future ont enquêté avant de diffuser ce rapport sur Vincent Bridges. Il est tout d’abord important d’acquérir des éléments objectifs de discernement. Dans le cas de Vincent Bridges et de nombreux « spécimens locaux » sévissant dans la même niche, il est important de se poser les bonnes questions et de chercher à y répondre grâce à une analyse rationnelle et objective des faits présentés.

Dans le cas de Vincent Bridges, par exemple, une personne un tant soi peu éclairée et expérimentée en matière de recherche spirituelle se demanderait comment une telle biographie peut être cohérente. A t’on jamais vu un homme de son âge acquérir toutes les compétences, connaissances et initiations dont il prétend être le récipiendaire ? L’absurdité est évidente. Toutefois, une fois que l’on se trouve face au personnage, si l’esprit critique n’a pas été suffisamment aiguisé au préalable par ces éléments factuels, le charme du prédateur peut fonctionner. Cela peut concerner tant les personnes à forte empathie que les autres, dès lors que le prédateur perçoit nos faiblesses. Si nous sommes en difficulté et que le prédateur se présente comme un signe du ciel, il est probable que nos défenses tombent, surtout si nous ne ignorons tout de ce type de personnalité.

Sur un forum internet, une chat room ou un message board, le risque est décuplé. Pour le psychopathe, le cybermonde est une jungle, et la possibilité de jouer avec les identités, cachés sous des pseudos, celle de mentir sans même avoir à feindre les émotions autrement que par des mots, font d’Internet un terrain de chasse de prédilection pour le prédateur.

Nous ne suggérons aucunement de tomber dans la paranoïa, mais de prendre conscience, grâce à l’étude de la littérature disponible sur le sujet, de la nature particulière de ces être dénués d’humanité profonde, et des différentes formes de psychopathie. Ceci afin de nous libérer de la trame mensongère tissée par la subjectivité de ceux qui nous contrôlent, de retrouver notre libre arbitre et de gérer notre énergie afin de la partager librement, sans se faire « pressurer » (ou nous-même « pressurer » les autres plus ou moins consciemment).


[1] Parmi les prétentions universitaires de M. Bridges :

…Hiver 1972. Je suis parti à Oxford pour y suivre un cours intensif de 6 semaines sur Shakespeare, avant de faire partie, pendant 6 semaines, de l’équipe du Shakespeare Festival de Stratford. C’était mon rêve, et si tout s’était passé comme prévu, je serais un érudit aujour’hui, un expert ès Shakespeare.

Les universitaires d’Oxford furent très amusés par cette petite histoire. Voici un extrait de leur réponse à la requête du groupe Quantum Future concernant le « cursus oxfordien » de M. Bridges :

From: “David Collins”

Sent: 19 November 2001 01:47

Subject: Re: Student Enquiry [demande concernant l’un de vos étudiants – NdT]

Votre Mr Bridges/Bozrth/Maxwell/Sutherland a de toute évidence une imagination fertile et haute en couleurs, mais il ignore tout d’Oxford, de même que nous ignorons tout de lui. Le parcours qu’il décrit serait impossible : les enseignements donnés aux étudiants en littérature ne sont pas départementalisé mais dirigés par un tuteur, et les diplômes sont décernés sur examen oral public, non par accumulation d’unités de valeur. Les frais d’études sont payés par l’intermédiaire du collège, pas du département, et les étudiants non diplômés sont autorisés à changer de cours par leur collège. Il est impossible d’obtenir un niveau de B.A. [équivalent de la licence dans le cursus anglais – NdT] sans avoir passé au moins deux années d’études en résidence, et ceci même lorsque qu’une exemption du premier examen public a été accordée sur la base d’études antérieures dans un autre établissement. Rien de tout cela ne semble correspondre à M. Bridges.

[2] Un Monument à la fin des temps

=> Lire Le dossier Bridges au complet, en anglais ICI


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