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Nouveaux délires pathologiques de « Jean »

Après avoir publié la confession de Jean (qui montre de façon « pour le moins » crue son paysage intérieur aberrant), je suis encore à ce jour confrontée à ses tentatives d’intimidation – qui me visent personnellement ainsi que mes amis (Laura, sa famille). Le but étant de miner ma confiance en moi et ma liberté de choix – un de ces choix étant de démarrer une nouvelle vie sans lui. C’est une sacrée leçon de vie, une leçon qui j’espère aidera les lecteurs à approfondir leurs connaissances concernant la nature intrinsèquement pathologique de certaines personnes, et la façon dont leurs agissements peuvent affecter chacun d’entre nous.

J’ai reproduit ci-dessous son dernier email, auquel je vais répondre point par point. Comme d’habitude, je partage ces données de façon anonyme, en supprimant toute référence personnelle, etc., car mon but n’est pas de lui rendre la vie plus difficile, mais de donner aux lecteurs l’opportunité de déchiffrer le langage et le fonctionnement pathologiques. Ces données, prises dans la vie réelle, offrent une véritable occasion d’apprentissage. C’est aussi un bon exercice pour moi, car devoir examiner ses délires avec la distance critique nécessaire à l’analyse objective – les examiner de façon « clinique » et ensuite partager mes commentaires – soulage quelque peu l’angoisse et l’appréhension d’avoir à supporter ses menaces et tentatives d’intimidation sans personne d’autre pour témoigner de sa logique tordue.

Maintenant, si c’est à moi de réfléchir comment m’y prendre.
Il y a ici de quoi alimenter plusieurs chefs d’accusation : [contre LKJ et sa famille]
- diffamation publique [en référence à la publication de mon témoignage et de sa confession]

Il ne s’agit pas de diffamation publique, puisque des pseudonymes ont été utilisés – en dépit du fait que plus d’une personne dans l’entourage de Jean gagnerait à être informé de son comportement indécent, prédateur et déshumanisé. Le texte est authentique, ce sont ses propres mots – ce qu’il ne nie pas. Comme il  m’avait écrit lui-même à l’époque :

Au fait, tant que j’y pense, lors du formatage de ma machine j’ai oublié de sauvegarder le vomitif en 20 feuillets que je t’ai fait parvenir.
Tu es donc la seule a avoir en ta possession l’UNIQUE document. Je pense que c’est pas inutile que tu sois au courant. A toi de juger !

Apparemment, il avait oublié qu’il avait sauvegardé une version brouillon de ce « document », dans un brouillon d’email, avec tous les identifiants intacts.

La suite :

–abus de pouvoir

Les responsables de Sott/Cass. se font persécuter par la Police en raison de ses mensonges, et depuis plus d’un an, je vis dans l’angoisse et le stress constants simplement parce qu’il est incapable d’accepter que, un jour, j’aie pris la décision de démarrer une nouvelle vie sans lui, après des années de ce que l’on pourrait pudiquement qualifier de violence psychologique de la part d’un esprit pathologique dépourvu de la moindre considération pour mon bien-être et celui des autres. Comme abus de pouvoir, il se pose là.

Peut-être que le seul « abus de pouvoir », c’est quand quelqu’un croit que les autres sont sa propriété, qu’ils sont des objets dont on peut disposer plutôt que des êtres humains libres de décider s’ils veulent continuer leur vie seuls, sans interférence. Est-ce si difficile à comprendre ? Est-ce si difficile pour lui de commencer une nouvelle vie sans ressentir le besoin de miner la confiance en soi et la liberté individuelle de la personne qu’il professait « aimer » ?

–obstacle au droit de réponse

Le droit de réponse a toujours été accordé à Jean – comme à n’importe quel utilisateur qui s’enregistrerait sur ce blog ou sur Sott.net  pour y laisser un commentaire. D’ailleurs, il serait intéressant de voir ce qu’il va nous pondre (s’il décide de mettre en pratique son « droit de réponse »). Il est facile de harceler, mentir et manipuler une proie isolée, mais beaucoup moins facile de le faire dans un lieu public, avec de nombreux témoins qui ne manqueront sans doute pas de souligner l’insanité de son « raisonnement ».

intimidation par contrainte

Mais bien sûr.

Je peux citer nombre d’exemples « d’intimidation par contrainte » de la part de cet homme. Par exemple, ce morceau d’anthologie qu’il m’a envoyé (avant que ne publie mon témoignage) après un « débat » sur l’alimentation des enfants (pour info, Jean m’accuse de leur imposer des « restrictions ». Pour lui, une « restriction » c’est quand on se pose des questions sur certains aliments mauvais pour la santé, comme, au hasard, le lait de vache nourries aux tourteaux OGM et le sucre. (Au fait, quand Jean vivait avec nous, il était le premier à dire que le lait de vache était néfaste pour la santé… ah, ces éternels changements de masque).)

Bref, dans cet extrait, Jean menace de révéler la « vérité » sur moi à mes amis et ma famille si je refusais de lui parler (traduction : si je refusais de la fermer, de l’écouter et de hocher la tête à la moindre de ses insanités, insanités qui témoignent d’ailleurs d’une ignorance abyssale concernant la santé et l’alimentation – mais nous y viendrons plus tard, restez à l’écoute) :

Si tu acceptes de discuter, de ne pas esquiver les sujets, alors nous pouvons avancer. Sinon je serait dans l’obligation d’exposer la vérité, la trop mal utilisée vérité, à tous ceux qui ont cru te soutenir pour de bonnes raisons, alors que tu n’as fait que mentir, à tous, à toi-même, aux enfants, et à moi.

La dernière phrase est particulièrement éclairante, en termes d’intimidation, de distorsion et de projection. Gardons à l’esprit que le tissu d’âneries ci-dessus et les accusations de « mensonges » viennent d’un homme qui a comploté derrière mon dos avec sa « bonne amie » et confidente afin de me « piéger », qui a hacké et espionné ma boîte email, qui a volé toutes les données de mon disque dur, qui a téléphoné à ma mère et à une de mes amies derrière mon dos, qui est allé à la police pour rapporter que j’étais dans une « secte », etc. etc., et qui un jour a écrit ça à propos de moi :

Jean : (…) Tout ce que je souhaite c’est avoir les canines assez affutées pour la mordre…

Argh, je voudrai lui injecté un poison, pour qu’elle me supplie ensuite.

Non mais, elle vraiment beaucoup plus abrutie que je ne le croyait.

(…) le piège absolu serait, on prévoit d’aller tout les trois faire telle visite et en fait tu te désistes…

Amie : pas de problème pour moi mais tu ne pourras pas le faire 2 fois à la suite, elle n’est pas bête….:)

Jean : Si, si elle est très bête… Naïve, comme je la connait, elle pensera jamais que nous ne parlons que d’elle, et que l’on fait des messes basses… Dans son esprit, des gens qui discutent entre eux c’est forcément qu’ils se draguent, donc : normal pour la première question qu’elle t’as posée. Elle est pas d’équerre je te le rappelle…

Mais il ne montre pas la moindre honte, pas le moindre remords suite au dévoilement d’une telle laideur intérieure. Non ! Au lieu de ça, il accuse les autres des choses mêmes dont il s’est rendu coupable pendant quasiment toute sa vie.

Je pense que son mode de fonctionnement est si profondément pathologique qu’il n’est même pas capable ne serait-ce que d’imaginer d’autre façons d’être ou de fonctionner en dehors des siennes. D’autres façons qui n’incluent pas la coercition, le contrôle, le mensonge, les manœuvres… encore une fois, il projette sur les autres ce qu’il est à l’intérieur. Classique.

– Atteinte aux droits d’auteurs

Il serait intéressant de voir l’ami Jean lancer une action en justice pour défendre comme propriété intellectuelle une description d’actes écœurants dépourvus de la moindre humanité ou décence morale.

Et puis, rappelons ce léger détail :

Au fait, tant que j’y pense, lors du formatage de ma machine j’ai oublié de sauvegarder le vomitif en 20 feuillets que je t’ai fait parvenir.
Tu es donc la seule a avoir en ta possession l’UNIQUE document. Je pense que c’est pas inutile que tu sois au courant. A toi de juger !

Les méthodes de propagande noire digne de la stasi sont bien connues dans les milieux sectaires :
http://www.anti-scientologie.ch/definitions.htm#Propagande noire

Je me suis informé, moi.

Passons sur la puérilité de la dernière remarque – niveau bac à sable.

Il semble oublier que ce que décrit son lien définit à merveille son propre comportement :

Le fait de répandre des affirmations, des déclarations, ou des idées destinées à détruire la réputation ou la confiance du public en des personnes, des sociétés ou des nations. C’est un outil habituel (…). noir : mauvais, qui abaisse La technique vise à rabaisser la réputation au point qu’on en arrive à dénier à la personne (…) tous ses droits, quels qu’ils soient, par une sorte d’accord général.

Ah bon ??? Et ce n’est pas EXACTEMENT ce qu’il fait depuis un an, en répandant ses mensonges sur moi, sur Laura et sa famille ?

– Chantage et manipulation émotionnelle
– Mise en doute de mon éthique et de mes choix personnels dès lors que ceux-ci ne correspondent plus à ses propres objectifs

– Hostilité quant à la possibilité que j’élargisse le cadre de mes relations, si ces dernières ne sont pas étroitement contrôlées et supervisées par lui.

J’ai fait le CHOIX de quitter un homme dont je subissais la violence psychologique – une violence que je subis encore à l’heure actuelle via ses tentatives de chantage et de menaces patentes. Par ses actions-mêmes, il prouve que tous les avertissement que m’ont donnés mes amis avant la séparation étaient totalement justifiés.

Voyez-vous, dans son esprit tordu, il ne peut y avoir de vie pour moi que sous son contrôle. Si mes choix ne correspondent pas à la façon dont, selon lui, je devrais me comporter ou mener ma vie, cela signifie que je suis contrôlée/influencée/manipulée.

Ce que tu ne comprends pas, c’est que ce qu’il se passe c’est exactement ce que je souhaitait.
Parfois la meilleure façon de faire est de ne pas jouer :)

Et c’est maintenant que le jeu commence. [You gotta play hardball, here]

Notez le ton provocateur, et à quel point il semble se délecter de ses petits jeux de manipulation, sans la moindre conscience du tort et de la souffrance que son harcèlement et ses mensonges nous causent à moi et à mes amis.

Zéro empathie, zéro capacité à avoir des remords, zéro capacité au doute et à la remise en question personnels.

La preuve ultime qu’il s’agit d’une secte destructive, la pire qui soit.
La preuve ultime qu’ils te manipulent et que tu fais exactement les pires infamies qu’ils exigent de toi.

Comment ils te contrôlent ?

Toi aussi tu as fait des confidences ? Tu as peur.

« Tu as peur »… on imagine les accents sadiques dans la voix, le sourire en coin et à la bave aux lèvres.

Effectivement, j’ai souvent eu « peur » au cours des années passées – peur de SON comportement, que parfois, lorsqu’il vivait encore ici, j’estimais friser la folie. Maintenant, je ne pense plus qu’il se contente de la « friser ».

Où sont ses preuves que je suis « manipulée » ? Quelles infamies ? Le fait de l’avoir quitté et exposé ce qu’il est vraiment (ne serait-ce que de façon anonyme) est certainement considéré comme une infamie par lui.

Jean semble littéralement incapable de comprendre ce que signifie l’amitié, l’affection mutuelle, la solidarité : pour lui, tout n’est qu’une question de jeu de pouvoir où il doit gagner à tout prix. Dans son monde de compétition et de contrôle extrême, il n’y a pas de place pour l’amitié loyale et le soutien mutuel entre êtres humains, et donc il nous blâme, mes amis et moi, pour les choses que lui-même fait – puisque pour lui, autoritarisme, contrôle et manipulation sont les seules options disponibles. Un paysage intérieur véritablement glaçant et flippant.

Toi aussi tu leur as donné des informations sur toi et tu n’aimerais pas que ce soit divulgué publiquement.
Sûr, il ne manquerait pas de les sortir si tu te dégageait d’eux.

ET ALORS!

Il n’arrivera jamais à accepter l’idée que je suis « peut-être » dotée d’un cerveau qui me permet de prendre des décisions par moi-même, que j’ai « peut-être » fait des choix qui sont les miens et que ces choix incluent de le virer de ma vie (le truc majeur qu’il ne peut digérer). Bien sûr, pour lui, cette décision ne peut être que la conséquence d’une emprise sectaire !! Dans son esprit, seul un « gourou » plus puissant que lui, avec de meilleures techniques de manipulation et de contrôle serait capable de « briser l’emprise » qu’il pensait avoir sur moi.

Bref, Jean affirme que « ils » (ah, ce fameux « ils » – mythique, inquiétant, nébuleux – conspirationniste, oserais-je dire ?) m’ont forcé à écrire et publier mon témoignage, et que si je m’étais « dégagée d’eux », ils auraient « révélé » tout sur moi, probablement dans une tentative de me « briser » – comme s’il y avait quoi que ce soit de « honteux » dans mon témoignage ou ma vie, si ce n’est beaucoup d’ignorance, d’immaturité et d’erreurs de jeunesse… « ET ALORS ! »

D’ailleurs, SI, en conséquence de la lecture de ce témoignage, les gens qui sont censés êtres mes amis devaient choisir de s’éloigner de moi, eh bien cela voudrait toute bonnement dire que ce ne sont PAS de véritables amis, seulement des hypocrites plus intéressés par les apparences et un simulacre d’amitié que par la sincérité, l’honnêteté et la véritable affection. Franchement, qu’aurais-je à faire de perdre ce genre « d’amis » ?

La vérité c’est que nous avons bien moins à craindre d’eux qu’ils n’en n’ont de nous.
C’est évident sinon – ils ne se sentiraient pas obligé d’aller si loin.

Voilà le point d’orgue : il est maintenant tellement certain d’avoir instillé en moi la peur de mes propres amis que lui et moi se voient miraculeusement transformés en « NOUS » ! Technique de manipulation subtile… prenez note, lecteurs, c’est un exemple typique de raisonnement et manœuvre pathologiques.

L’idée que je ne veuille plus le voir, ni entendre sa voix, ni lire ses conneries, ni penser à lui, etc. lui semble impossible ! Impensable ! Seule une secte superpuissante dotée de méthodes de contrôle de pointe auraient pu m’inciter à me dresser contre lui !

C’est dommage que tu te retrouves embrigadé dans ce merdier, tu ne méritais pas cela.

Pauvre de moi… J’aurais pu vivre avec lui, sa perversité et sa rage destructrice à tout jamais…

Après m’avoir diffamée, insultée (« p… », « tu ne tiendras pas trois jours sans moi », « tu es encore pire que quand je t’ai rencontrée ») voilà qu’il me dit que « je ne méritais pas cela ».

Modus Operandi typiquement psychopathique : quand les paroles ne correspondent pas aux actes, quand ils vous embrouillent l’esprit à vous rendre chèvre avec leurs déclarations contradictoires et leur comportement lunatique – un jour très charmant et gentil, le lendemain vous traitant comme une merde et feignant l’étonnement lorsque vous réagissez mal ou demandez des explications.

Une fois il ne vint pas pendant trois jours, et il dormait profondément sur le lit quand elle revint au milieu de la matinée. “Où étais-tu passé ?” pleura-t-elle. “J’étais si inquiète. Où étais-tu ?”
Il eut l’air agacé comme il se réveillait. “Ne me demande jamais ça,” répliqua-t-il, “Pas avec moi.”
“Quoi ?”
“Où je vais, ce que je fais, avec qui je le fais, ça ne te regarde pas, Elsa. Ne pose pas de questions.”
Il était comme une autre personne. Puis il sembla alors reprendre ses esprits, chassa les dernières bribes de sommeil et s’approcha d’elle. “Je sais que cela te fait mal,”, dit-il de sa douce manière habituelle, “mais je vois la jalousie comme une grippe, et tu devrais attendre que ça passe. Et elle passera chérie, elle passera”. Comme une maman chat léchant son chaton, il ramena sa confiance en la cajolant.

Robert Hare, Ce charmant psychopathe

Et je parle pas des enfants.

Mais ceci sera évité…
Il n’y a plus qu’à attendre quelques semaines.
Comme je l’ai déjà dit, tu n’as qu’à suivre l’actualité.

Si tu comptes vraiment des amis dans le groupe, dis leur de prendre la poudre d’escampette et de se protéger avec quelques documents.

Il se pourrait que ce soit spectaculaire… EPIC FAIL.

Apparemment, je suis censée rapporter ça à mes amis pour les faire trembler de peur.

Et puis quel « groupe », d’abord ? De quoi il parle, CONCRÈTEMENT ? Perso, je connais un forum dont je suis membre. J’ai proposé de faire des traductions pour Sott et Pilule Rouge parce que cela me PLAîT. Il se trouve que, sur SOTT et le forum, j’ai un groupe (mince, encore ce mot suspect, conspirationniste… « tu as quoi ? “un groupe” * frissons, enfer et damnation, appelez la Miviludes !* ») d’amis que, parce qu’ils m’ont soutenue dans ma décision d’en finir avec cette caricature de relation, il s’est mis en tête de détruire. C’est de ça qu’il parle ?

Son utilisation du terme « groupe » – sans donner le moindre nom ou signe indiquant qu’il parle d’individus, de personnes réelles, en chair et en os – sert non seulement à le protéger de poursuites en diffamation, mais aussi à déshumaniser / objectifier Laura et sa famille (puisque, bien sûr, ce sont ces personnes qu’il vise, avant tout). En se référant à eux comme « le groupe », il veut donner à son « public » l’image de quelque entité vague, menaçante et tentaculaire opérant et contrôlant ses adeptes-robotisés depuis quelque QG obscur (voire quelque base souterraine ?).

Parler de ces personnes comme du « groupe » (euphémisme pour « secte ») sans jamais les citer incite le lecteur non averti à les voir comme non humaines – donc comme incapables de souffrir, de ressentir des émotions, de la peine ou de la douleur – et à les voir seulement comme une obscure entité menaçante dont le seul but est de « contrôler » et « asservir autrui ». À quelles fins ? Bof, on sait pas. « Ils » n’ont pas d’argent (si près de 6 mois (!) d’enquête par le SRPJ ne suffisent pas à s’en rendre compte, une petite écoute téléphonique avec enregistrement de leurs conversations croustillantes avec le boucher ou les voisins fera peut-être l’affaire ?), « ils » donnent des cours EE à un prix tellement bas que c’en est ridicule, « ils » mettent à disposition de tous ceux que ça intéresse un tas d’articles (dont des version en ligne d’ouvrages de LKJ) et d’analyses gratuitement sur leurs sites et leur forum, « ils » travaillent comme des dingues. Peut-être que, dans l’esprit de Jean, « ils » sont en fait des démons qui aspirent les âmes ? Ca peut paraître affligeant, mais on n’en est pas loin. Réminiscences de l’Inquisition… En bon croisé qu’Il est, Jean les imagine probablement en train de brûler sur le bûcher tandis que je lève les yeux vers lui avec adoration :

Regarde simplement, comment un homme seul peut mettre en déroute toute une clique d’imposteurs. Si tu vois cela tu verras directement et sans  interférence où est le bon.

Amen. Montre moi « le bon », Saint Jean. Guide nous vers la lumiere.

Et euh, oui, par un « homme seul », il veut dire lui !

Et c’est le meme zozo qui accuse les autres d’être des gourous mégalomanes. On ne sait plus si on doit rire ou pleurer.

Tu as un choix à faire, et c’est le plus important de toute ta vie.

Mode gourou on again.

Comme si je n’avais pas déjà fait ce choix en lui disant de partir ?

Ce ton mélodramatique et pompeux est censé me faire trembler de peur moi aussi, j’imagine. On n’est pas loin de l’ambiance à la Star Wars. Oups, attendez, d’ailleurs, il croit que Laura est Dark Vador !

Voilà ce qu’il a un jour écrit dans le feu thread sur GLP :

Selon notre vision, la transformation tient plus de celle d’Anakin Skywalker en Dark Vador. Leur analyse de la vie a été retravaillée depuis une personnalité borderline qui est tombée dans le fanatisme.

Si quelqu’un veut tenter un décryptage, je propose de mettre ce morceau de choix dans le formol, de l’envoyer à un laboratoire médico-légal et de poster les résultats de l’analyse en commentaire de cet article.

Ne te noie pas dans trop d’informations, d’intellectualisation ou de rationalisation.

Il est clair que Jean supporte mal que je me sois informée (principalement sur la psychopathie, le narcissisme et autre troubles pathologiques… comme c’est bizarre).

Mais bref, puisque je suis censée etre contrôlée par « la secte », je n’ai donc plus aucune volonté ni capacité de réflexion propres, non ? Donc comment pourrais-je être capable d’intellectualiser, de raisonner, et de me « noyer dans trop d’informations » ? Je suis censée suivre les ordres et obéir aveuglément via les menaces et la coercition, non ?

Alors décide toi, « Saint Jean ». Je suis victime de contrôle mental, ou je réfléchis trop ? Hmmm, attendez, en fait le truc c’est qu’ils doivent me programmer mentalement à trop réfléchir.

C’est juste la question de comment maintenant tu as le pouvoir d’aider les autres.
Directement, sans passer par la volonté d’un tiers.

C’est pas faux – mais pas de la façon qu’il imagine.

Accepte l’idée que tu as ce pouvoir.
Personne ne l’as jamais eu autant que toi, décide seule.

J’imagine qu’il est en train de dire que j’ai le pouvoir de le rejoindre en déclarant que Laura dirige une secte qui m’a programmée mentalement.

Ce qui à la fin revient à se soumettre à SON « pouvoir » À LUI.

(Ton grandiloquent) : « Si tu ne penses pas, ne ressens pas, ne dis pas la meme chose que moi, ça signifie que tu as été programmée, et je vais te détruire parce que tu es du Coté Obscur ».

Attendez, j’ai déjà vu ça quelque part. * Bâillement.*

Il est tout bonnement inconcevable que des personnes comme Jean – qui est manifestement perturbé, si on se fonde sur son obsession pour… bah, pour à près tout ce qui le fait « disjoncter »… la dernière lubie en date étant que Laura et sa famille son une « secte » – ait le moindre soutien des autorités pour commettre des agissement dépourvus de toute décence, sens moral ou éthique.

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More pathological rants from “Jean”

After my publication of Jean’s confession (which quite graphically shows his appalling inner landscape), I still have to face his desperate attempts to intimidate me and my friends (Laura, her family) and to destroy my confidence and freedom of choice, choice which was to start a new life away from him. It is indeed an intense learning experience, one which I hope will help readers to deepen their knowledge about the inherently pathological nature of some people, and how it can affect each and every one of us.

I’ve copied below his last email, which I’ll be addressing step by step. As usual, I’m sharing this data anonymously, removing any personal reference, etc., because my point is not to make his life more difficult, but to give readers an opportunity to decipher ‘psychopathological’ language and mode of functioning. These data, taken from real life, offer a great learning opportunity. It’s also a good exercise for me, as having to look at his sick rants with the critical distance needed for objective assessment – to look at it clinically and publish my comments for others to read – somewhat relieves the anxiousness and apprehension of having to read his threats and attempts at intimidation on my own, without anyone to bear witness to his twisted thinking.

Now, if it is for me to think how to proceed.

Here there is enough to start several counts of accusation: [against LKJ and her family]

–Public defamation [referring to the publication of my testimonial and his confession]

It is not public defamation, since only pseudonyms were used – despite the obvious fact that more than one person near Jean might benefit from learning about the indecent, predatory and dehumanized behavior he has shown. It is also true, written in his own words – which he does not deny – and given to me at the time, with the mention:

BTW, while formatting my computer, I forgot to save the 20 pages ‘filth’ I sent you. So you’re the only one to own the SOLE document. I think it’s not useless for you to be aware of that. For you to judge!

Apparently, he forgot that he had saved a draft version of that ‘document’, written in an email draft, with all the identifiers intact.

–Abuse of Power

The Sott/Cass owners have been persecuted by the police based on his lies, and for more than a year, I’ve been living in constant fear and stress SIMPLY because he wasn’t capable of accepting that, one day, I took the decision to start a life without him, after years of what can minimally be described as psychological abuse by a pathological mind devoid of any real consideration for my well-being and the well-being of others. Talk about abuse of power.

Maybe the only ‘abuse of power’ is that which makes someone think that others are property rather than human beings free to decide if they want to continue a life with someone. Is that so difficult to understand? Is it so difficult for him to start his own life without further undermining the confidence and freedom of the person he professed to ‘love’?

–Opposing the right of reply

 

The right of reply has always been open to Jean – as it is to anyone who signs up on this blog or on Sott.net and decides to leave a comment. In fact, it would be interesting to see what he comes up with. It’s easy to harass, lie to and manipulate a lonely prey, but far less easy to do so in a place with many witnesses who can – and will – point out the insanity of his ‘reasoning’.

–Intimidation by force

Yeah right… I can quote many examples of ‘intimidation by force’ by this man. For instance, this particular bit of BS which he sent me (before I published my testimonial) after an ‘argument’ over the diet of the children – Jean blames me for imposing ‘restrictions’ on them. For him, restriction means questioning foods that are harmful for health, like cow milk and sugar. (BTW, when Jean was still living with us, he agreed that cow milk was bad for health… yeah, you’ve gotta love those changes of mask).

Anyway, in this extract, Jean threatens to reveal the ‘truth’ about me to my friends and family IF I refuse to talk to him (meaning: if I refuse to shut up, listen to and agree with his nonsensical word salad, which BTW displays an utter ignorance regarding health and diet – but we’ll come to that later, stay tuned):

If you accept to discuss, to not elude issues, then we can advance. If you don’t, I’ll be obliged to expose the truth, the so misused truth, to everyone who believed they supported you for good reasons, whereas all you did was lying to everyone, to yourself, to the children, to me.

The last sentence is particularly telling, in terms of intimidation, distortion and projection. Keep in mind that the above nonsense and accusations of ‘lying’ are coming from a man who plotted behind my back with his good friend in order to ‘get me’, who hacked into my mailbox, who stole all the data from my hard drive, who phoned my mother and one of my friends behind my back, who went to the police to report I was in a ‘cult’, etc. etc. and who, once, wrote this about me:

‘Jean’: All I wish is to have teeth sharp enough to bite her, argh, i’d like to inject a poison into her, so that she will beg me after. Seriously, she’s far more moronic than I thought. The absolute trap would be: we plan to visit her together, and then you bail out.

Friend: No worries for me, but you can’t do that twice, she’s not stupid “:)”

‘Jean’: Yes she, she is very stupid. As naive as she is, she’ll never think that we’re talking about her, and that we plan things behind her back… In her mind, when people chat together it must mean they’re flirting, so (…) she doesn’t think straight, remember.

But he doesn’t show the slightest shame or contrition for displaying such ugliness of mind. No! Instead, he’s accusing others of all the things he’s been guilty of literally for all his life.

I think his functioning is so deeply pathological that he’s not capable of even imagining other ways outside of his own. Other ways that don’t imply coercion, control, lying, maneuvering… again, projecting onto others what he is inside. Typical.

–Infringement of copyright

It would be interesting to see Jean taking legal actions to defend as intellectual property a confession of horrible acts devoid of any humanity and moral decency.

–The methods of black propaganda worthy of the Stasi are well known in cult circles:
Black Propaganda http://www.anti-scientologie.ch/definitions.htm #

It seems he doesn’t take into account that the above very well fits with his own behavior towards me :

– Blackmail and emotional manipulation.

– Putting  in serious doubt my ethics and personal choices when seeing they no longer fit his own purposes.

– Hostility to the possibility that I broaden the scope of my relations, if the latter are not closely controlled and managed by him.

I made the CHOICE of leaving a man who psychologically abused me and continues to do so in the most blatant way, with his blackmail and threats – thereby proving by his very actions that all the warnings my friends gave me before I left him were spot on.

You see, in his twisted mind, there can be no other life for me except under his control. If my choices don’t fit his views of how I should behave and what I should decide, it means I’m controlled/influenced/manipulated through « black propaganda » (and why not Nazi propaganda, since we’re at it?)

–I informed myself.

What you do not understand is that what happens is exactly what I wanted. Sometimes the best way is not to play:)

And now the game starts. [You gotta play hardball, here]

Notice the pathological gambling and how he seems to revel in his little manipulation games, without the slightest awareness of the suffering that his harassment and lies are causing me and all of my friends.

Zero empathy, zero capacity for remorse, zero capacity for introspection, zero capacity for self-doubt and assessment of his actions.

–The ultimate proof that this is a destructive cult, the worst.
The ultimate proof that they manipulate you and you do exactly the worst infamy they require of you.
How they control you? You also have confided in? You’re afraid.

I’ve indeed often been ‘afraid’ during the past years – afraid of HIS behaviour, which, sometimes, when we were still together, I used to think verged on insanity. Now, I don’t think it just ‘verges’ on insanity.

Where is his proof of me being manipulated? What infamy? Having left him and exposed his true self (even if anonymously) is certainly considered as an infamy for him.

Jean seems unable to understand what friendship and concern for others means: for him it’s all a power game where he has to win at all costs. In his world of extreme competition and control, there is no room for honest friendship and support among human beings, and so he blames my friends and myself of doing what he himself does – since for him, controlling behaviour and manipulation are the only options available. A truly scary and chilling inner landscape.

–You also have given them information about you and you would not want this to be disclosed publicly.
Sure, they would surely publish it if you removed yourself from their hold.
AND SO WHAT!

He just can’t let go of the idea that I just might have a mind of my own, that I just might have made choices of my own and that those choices included getting him out of my life (which is the main thing he can’t stand) and, of course, all of that HAS to be due to cultic control!! In his mind, only a ‘guru’ more powerful than him, with better manipulation and control techniques than his own, could be able to ‘break the hold’ he thought he had on me.

Anyway, Jean is saying that ‘they’ (ah, you’ve got to love that mythical – dare I say ‘conspiratorial’? – threatening, nebulous ‘they’) coerced me into writing and publishing my testimonial, and that if I had ‘removed myself from their hold’, they would have ‘revealed’ those things I talk about, probably as an attempt to ‘break’ me – as if there was anything in this testimonial that could cause me trouble if people knew about it.

In fact, IF, as a result of reading that testimonial, people who are supposed to be my friends were to choose to keep away from me, well it’d just mean they’re NOT true friends and are just hypocrites more interested in the appearance of friendship than by sincerity, honesty and true caring. So why should I care about losing such ‘friends’?

 

–The truth is that we have much less to fear from them than they do from us.
This is obvious if not – they would not feel obliged to go that far.

Here comes his pitch. He’s now so sure that he has made me afraid of my friends that he and I have miraculously became a ‘WE’! Clever manipulation technique… Take note, reader, this is a perfect textbook case of pathological thinking and ploys.

The idea that I never want to see him again, never want to hear his voice, have to read his crap, think about him, etc., is impossible! Only a powerful cult that has super mind-control methods could have turned me against him!

–It’s unfortunate that you find yourself enlisted in this mess, you did not deserve that.

Poor me… I could have been living with him and his perversions and rage forever…

After defaming me, insulting me (“wh***”, “you could not last 3 days without me”, “you’re worse than the day I met you”) now he’s saying that “I didn’t deserve that”.

This looks like the psychopath’s MO: when words don’t match actions, when they confuse your mind and drive you crazy with their contradictory statements and behavior – one day very nice and utterly charming, the next day treating you like a piece of s**t and acting all surprised that you’re even upset by it.

Once he stayed away for three days and was lying asleep on the bed when she came in midmorning. “Where have you been?” she cried. “I’ve been so worried. Where were you?”

He looked sour as he woke up. “Don’t ever ask me that,” he snapped. “I won’t have it.”

“What?”

“Where I go, what I do, who I do it with – it doesn’t concern you, Elsa. Don’t ask.”

He was like a different person. But then he seemed to pull himself together, shook the sleep off, and reached out to her. “I know it hurts you,” he said in his old gentle way, “but I think of jealousy as a flu, and wait to get over it. And you will, baby, you will.” Like a mother cat licking her kitten, he groomed her back into trusting him.

Robert Hare, This Charming psychopath

–And I speak not of children.
But this will be avoided …
Just need to wait a few weeks.
As I said before, all you have is to follow the news.

If you really have friends in the group, tell them to run and protect themselves with a few documents.
It could be that spectacular … EPIC FAIL.

That is supposed to be conveyed to my friends and make them shake in their boots.

And what ‘group’ anyway? What is he talking about IN FACT? I know a forum which I’m a member of. I’ve offered to do translations for Sott and Pilule Rouge because I enjoy it. It happens that, on SOTT and on the forum, I have a group (there’s that suspicious, conspiratorial word again… “you have what? ‘a group’?” *shudder*) of friends who, because they supported me in my decision to end this caricature of a relationship, he’s now bent on destroying. Is it what he’s talking about?

His use of the term ‘group’ – without giving any name or any indication that he’s actually talking about individuals – not only serves to protect himself from defamation charges, but also to dehumanize Laura and her family (since, of course, it’s these people he’s targeting and talking about, first and foremost). By referring to these individuals as ‘the group’, he wants to convey to his ‘audience’ the impression of some vague, threatening and tentacular entity operating and controlling their ‘robot-followers’ from some obscure (maybe underground?) HQ.

Talking about these human beings as ‘the group’ (a euphemism for ‘the cult’) incites the unaware reader to see them as not human – therefore not capable of suffering, of emotions, of pain – and to view them as that threatening entity whose only aim is to ‘control’ and ‘enslave others’. For what ends? We don’t know. ‘They’ don’t have money, ‘they’ give EE classes for a ridiculously low fee, ‘they’ make available tons of material for free through the forum and the Cass websites, ‘they’ work all day like crazy. Maybe, in Jean’s mind, ‘they’ are just demons sucking at people’s soul? It might sound comical, but we’re not far from that, actually. Shades of the Inquisition… as the good crusader that he is, Jean probably imagines ‘them’ burning at the stake while I look at him with adoring eyes:

Just look at how one man can outstrip a clique of impostors

Yeah, by ‘one man’, he’s means himself.

And this is this same guy who’s accusing others of being ‘megalomaniac gurus’. Talk about projection again. Yawn.

–You have a choice to make, and most important of all your life.

Like I didn’t already make that choice by ditching him?

This dramatic tone is supposed to make me shake in my boots too. I’m not far from feeling like in a Star Wars movie. Oh wait, he actually believes Laura is Darth Vader!

This is what he wrote once on the now defunct GLP thread:

In our view, transformation is more like that of Anakin Skywalker into Darth Vader. Their assessment of life has been reworked from a borderline personality who has rocked in fanaticism.

- Do not drown yourself in too much information, intellectualization and rationalization.

It’s clear that Jean resents me for getting informed (mainly about psychopathy, narcissism and other pathological disorders…no wonder).

But anyway, since I’m supposed to be controlled by ‘the cult’, I have no will or mind of my own anymore, right? So how could I be capable of ‘intellectualization’ and reasoning, and to get ‘too much information’? I’m just supposed to follow orders and obey through threats and coercion, right?

So make up your mind buddy. Am I mind-controlled, or am I thinking too much? Mmm, maybe I’m actually mind-controlled into thinking too much?

It’s just the question of how now you have the power to help others.
Directly, bypassing the will of another.

That’s truer than he realizes, though not the way he thinks!

–Accept that you have that power.

No one have never had as much as you, decide alone.

I guess what he is saying is that I have the power to join him in declaring that Laura runs a cult that mind-programmed me. Which in the end is submitting to HIS power: (emphatic tone) “If you don’t think, feel, and say like me, it means you’ve been programmed and I’m gonna destroy you because you’re on the Dark Side.”

Where have we seen that one already?

It is just inconceivable that people like Jean – who are clearly mentally disturbed, based on their utter obsession for… well, for anything that makes them tick… last target being Laura and her family being a “cult” – have the slightest legal support to achieve their purposes that are far from having any degree of moral decency.

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L’histoire secrète de Jean

Nous sommes actuellement attaqués et diffamés publiquement par un certain individu qui vit au sein de notre communauté locale. Pour l’instant, nous l’appellerons « Jean ». La campagne de haine de « Jean » à notre encontre a commencé à l’automne 2010 et a depuis atteint des proportions extrêmes.

« Jean » a porté de fausses accusations contre nous au tribunal, dans le cadre de la bataille pour la garde des enfants, accusant Laura Knight-Jadczyk de diriger une « secte » et d’exercer une influence disproportionnée sur son ex-compagne (que nous appellerons « Marie »), la poussant à se séparer de lui. Cela est complètement faux à tous les égards. Le fait est que « Jean », de son propre aveu (documenté ci-dessous), a un passé marqué par la perversion sexuelle, le harcèlement des femmes et la violence. C’est pour ces raisons que « Marie » a décidé de mettre un terme à sa relation avec lui.

« Marie » a reçu un soutien émotionnel et des conseils pratiques de la part d’un groupe d’amies qui incluent Laura Knight-Jadczyk. « Jean » a volé le contenu de l’ordinateur portable de « Marie » et a lu ces conseils fournis par ses amies. « Jean » a alors commencé une campagne de haine abjecte à contre Laura Knight-Jadczyk, son mari, ses collègues et amis, afin de se venger et également de tenter de forcer « Marie » à se réconcilier avec lui.

Ce qui suit est une « confession » écrite par Jean à Marie en 2002,
alors qu’il avait à peu près 35 ans et elle 23 ans. Tous les noms des
autres protagonistes dans cette « confession » ont été effacés ou
changés. Nous rendons cela public (avec les noms changés) dans un effort
d’exposer la vérité concernant la nature des accusations portées par « Jean » contre nous.

Avertissement au lecteur : la « confession » que vous êtes sur le point de lire contient plusieurs descriptions extrémement dérangeantes de comportements pathologiques. Nous estimons qu’il est important de lire le document attentivement, dans son entier, car il fournit un bon exemple du paysage intérieur, de l’esprit d’un individu pathologique.

Pour lire les détails complets concernant la campagne de diffamation de « Jean », vous pouvez visiter ce lien.

Pour lire le récit de « Marie » et tout ce qu’elle a dû endurer avec « Jean », vous pouvez lire son témoignage ici.

*** Conscience ***

ou ma vie affective de merde.

Évidement que je me sens coupable. Entendu ! je ne puis être que mon propre avocat. Je n’ai pas de doute sur ce que j’ai fait comme gâchis tout ma vie. Je ne suis peut-être pas responsable de tout, mais je suis conscient et donc condamnable.

Cela commence jeune avec le premier éveil érotique. Ma mère a toujours cette sotte habitude de me faire dormir avec d’autres enfants … le manque de chambre, le manque de lit, le manque de quoi au juste ?

 

J’étais amoureux de ma cousine, un soir ou la famille était là…  je lui avait demande de descendre je suppose qu’avec ces 15/16 ans il ne n’imaginait pas ce que se produisait dans l’esprit d’un garçon de 9/10 ans. Je voulais l’embrasser. je me suis soulever pour atteindre sa bouche. Et elle m’as juste indiqué que cela n’était pas possible. Fin de la séance.

 

Mon frère, qui vers mes 11 ans était en pension en semaine. Laissait traîné des BD porno. Des dessins en noir et blanc à l’anatomie caricaturale. Des scènes de prise sans nuances, etc. etc. je ne pense pas que j’était pubère a cette époque là. Un jour ma mère m’a surpris avec ce bouquin que j’avais tenté de camouflé et m’as interdit de “lire” ceci ; sans autre commentaires. Ce genre d’ouvrages disparurent de mon environnement

 

Ma soeur plus âgée, devait déjà connaître ces premières fugues, des histoires dont je ne connaissait ni la raison, ni le sens, sauf qu’elle provoquait un immense remue-ménage, mes parents dans un concert tonitruant, s’enfermait dans la chambre de ma soeur avec elle pour des explications interminables. Avec le temps un ouvrage “scientifiques” sur les systèmes de reproduction fit son apparition, celui-ci autorisé non officiellement puisque destiné à ma frangine.

 

Puis une nuit mon corps c’est réveillé, j’était dans un état ! sûrement assailli pour un déferlement d’hormones. J’ai du tourné 300 fois dans le lit, en long, en large, en travers, vers l’est, vers l’ouest, vers le nord, vers le sud… déboussolé !

J’ai finit par atterrir au pied du lit et me réveiller. Alors que j’étais au sol a demi comateux, suite au bruit de la chute ma mère est arrivé, m’as demandé si cela allait. J’ai du dire que je ne savais pas ce qui m’était arrivé. Et sans explications j’ai regagné mes draps. Fin de l’expérience.

J’ai encore aujourd’hui cette impression d’avoir vécu quelque chose d’incontrôlable et violent.

Même si cet événement n’a aucun caractère sexuel, les poils ne se mettent pas a pousser illico, le sexe à se raidir subito. Par la suite j’ai dû tout lier, tout mélanger inconsciement avec l’incision du prépuce et les autres abus.

 

Finalement ma sœeur fut en enceinte, il y eut mariage, le couple s’installa juste dans l’appartement au-dessus du familial. Ma sœur était jeune 17/18 ans, son mari plus âgé. C’était un gars blond issu de l’assistance publique, un nom de famille a sonorité Italienne. On me jugeait même plus mur que lui… On était dans les années 70 cheveux long et pats’ d’ephts.

 

Évidement j’était toujours là, celui qui accompagne, qui assiste, qui voit comment ça se passe. Sans droits.

J’était là après l’accouchement, une petite fille qui s’appela [prénom effacé]. Voir ses yeux encore aveugle, et sa petite main saisir mon index et serrer ses doigts parfaitement repliés les uns a coté des autres.

J’avais rêver parfois que je souhaitait une petite soeur, elle s’appellerait [prénom effacé], pour m’occuper d’elle, la cajoler.

J’adorait [prénom effacé], m’amuser avec elle. Et puis ma soeur avait été aussi comme ça avec moi, tout cela était très naturel.

Mais parfois sa chiait au dessus le balai ne traquait pas que la poussière, scène de…

Bah, l’insouciance était plutôt mienne, il y avait les camarades de mon âge pour aller jouer dans le quartier.

Surtout mon copain [prénom effacé], il habitait justement au-dessus précédemment, mais il avait déménagé pas très loin.

Il avait un an de moins que moi, mais était plus grand et plus fort. On passait d’excellent après-midi ensemble avec son petit frère [prénom effacé]. Je les adorait, jamais nous nous sommes disputé, jamais il n’y eu autre chose que de l’harmonie.

Sa mère était une belle brune qui au fil du temps ma semblé être bien plus que généreuse et douce mais aussi chaude… Parfois je regardait le lit conjugal dans le cadre de la porte avant d’aller dans la chambre de mon copain. Nous étions toujours chez lui au dehors par beau temps, jamais chez moi.

 

Il y avait d’autres gosses pour jouer, aux cabanes à je sais ne plus quoi d’autre. [prénom effacé] et son frère qui pleurait tout le temps (leur mère était une hystérique qui buvait toute la journée une fois elle avait fait une crise d’épilepsie dans les escalier de l’immeuble). [prénom effacé], la petite grosse, elles avait deux grands frères, son père était gendarme comme le mien, (il n’y avait pas assez de place à la caserne pour les familles, alors on logeaient en ville).

Puis d’autres dont je ne me rappelle plus les noms.

Le temps passait, l’oeil sur les adultes qui se disputent ou viennent nous engueuler parce que ceci ou cela.

Le terrain d’a côté était toujours avec des herbes hautes, pour se cacher c’était l’idéal.  Et c’était toujours triste lorsque quelque adultes se décidait a tout couper… Mais ça repoussait et c’était bien.

J’était avec [prénom effacé], et je ne sais comment, nous sommes tombés tout deux… hum, sûrement on se chamaillait une pierre on un bout de bois. Dans la renverse elle c’est retrouvée coincée sous moi. On ne devait avoir que deux trois ans de différence. Je l’ai regardé dans les yeux, cela ressemblait a un film de cinéma. Ou après un instant de flottement le mec embrasse la nana. Il me semble que nous étions parfaitement l’un contre l’autre et que tout s’épousait a merveille. Je ne sais réellement mais pour reconstituer la scène je lui tiendrait les poignets perdus dans l’herbe mi-haute. Elle ne se débat pas, me regarde juste dans les yeux voyant sûrement aussi les mêmes films que moi, offerte a un baiser ? elle attends mon verdict.

Je suppose qu’un garçon normalement constitué même de 10 ans aurait suivi le scénario du film. Même a se prendre une tarte, après tout c’est parfois aussi comme ça au cinéma.

J’ai relâché, gêné et absent… On pourrait peut-être voir ça dans les films français.

 

Mais d’un autre côté jusque là tout va bien, rien de réellement dramatique … je connais même mes premiers émois amoureux. Des anecdotes pourraient illustrés cela. Je ne fuyait pas les filles, peut-être parce que la distinction ne se faisait pas claire. A l’occasion de jeux entre enfants j’avais trouvé une gamine à mon goût. Je venais ç peine d’apprendre à faire du vélo, j’étais déjà un petit garçon autonome. A la fin de la journée j’avais proposé de la raccompagner sur nos bicyclettes, seullement je n’avais pas l’autorisation de dépasser un certain périmétre. Ah les interdictions de ma mère comme je les respectais ! Tout la tristesse de l’affaire étant que quelques temps plus tard l’ayant croiser dans la cour de l’école elle ne voulu pas me reconnaître. Je la trouvait d’une mauvaise foi incroyable. J’ai commencé à m’inquiété au sujet des filles. Je devenait au fil du temps extrémement timide. En vacances si je devenait camarade avec une fille de mon âge complétement bloqué. Je sentais une pression s’installer et des sentiments que je ne pouvais exprimer simplement. Par des bisous où autre, par un naturel. Surtout si sous l’oeil des adultes. Nous observant, ils formulaient avec leurs mots la relation. Ceci me faisait immanquablement rougir.

 

Parfois je gardai les petits,ma sœur avait eu un autre enfant… [prénom effacé], à cause de [un chanteur connu] (Ma soeur a toujours été moyenne dans le choix des prénoms).

Le problème n’est pas de savoir ça qui me prit à cet instant. Entre moi et [prénom effacé] il y a dix ans de différence, très précisément puisque elle est Balance aussi. Ce qui veux dire que nous avons été conçus pendant les fêtes de fin d’années ou peu après. A quel taux d’alcoolémie exactement je ne sais pas.

Aujourd’hui elle vient d’avoir un bébé, elle vit depuis un bon bout de temps avec un musicien/maçon (ah, tu vois !), [prénom effacé]. Ils se sont retapés une maison dans la campagne du Tarn et Garonne… Son instrument la basse, le genre Métal.

Des gens vraiment sociable, pas comme moi, on parle musique sans problème. Cela fait très longtemps que je ne les aies vu.

C’est que ma nièce et mon neveu, je les ai inspiré musicalement très tôt (pff, mon rôle doit être minime) lorsque je les emmenait en voiture, il y a 10 ans et plus et qu’ils se chamaillaient à l’arrière. Je mettais juste la musique à fond. Ils râlaient parce que l’on ne s’entendaient plus, c’était radical, ils se calmaient.

Bah, Cathie me raconta que ses parents, dans ces cas là, les laissaient, elle et sa soeur, sur le bord de la route.

Et qu’ils durent entamer une thérapie contre ce genre d’attitude extrême.

Me vint l’idée de lui mettre mon sexe dans la bouche. A 3/4 ans elle ne voyait vraiment pas où je voulais en venir.

C’était compliqué d’obtenir le phénomène sans donner d’inquiétude. Que je reproduisait ce que je connaissait par mon frère? Je ne puis même pas dire que j’avais déjà éjaculé ou éprouvé le besoin de me masturber. Possible que j’eu demandé a mon frère d’au moins me faire le même chose lorsque nous étions ensemble. Il n’y avait pas de recherche d’un plaisir. Je ne pense pas être arrivé a mes fins avec ma nièce… Je ne sais plus. Puis ma mère devait être pas loin, il me semble qu’elle est intervenue, c’est aperçue de quelque chose. Je crois pas que j’en savais plus sur la question. Cela ne s’est ni reproduit ni n’aurait pu s’étendre sur autre chose.

 

Il y eu par la suite toute une époque où je me rendait en vacances chez mes cousins. Nous avions l’habitude de dormir à deux dans un lit.

Un jour ils vinrent en vacances chez moi. Là aussi par manque de lits des choses se produisirent… Où bien entendu j’étais l’instigateur. Nous avions un grand lit pour trois, Moi et mes deux cousins.  Et alors que l’on devait juste parlé de notre zizi. On cherche forcément à comprendre certaines choses, genre entre garçon on ne risque rien, et blah et blah. J’ai proposé d’expérimenté la fellation. Ils refusèrent… Tant que moi j’étais tout disposé. Je fis leur affaire. Ils étaient juste un plus jeunes que moi et c’était plus petit en bouche, assez peu convainquant. Je fis de mon mieux.

Mais à nos âges, ce peu de perversion avait l’apparence de l’orgie.

 

Jamais par la suite je n’ai demandé a une fille de me faire quoi que ce soit ou de m’accorder une préférence. Enfant et jusqu’à une certaine adolescence pour moi une fille c’était la douceur, la compréhension, la délicatesse, la sensibilité… Que l’amour était une sorte d’attachement par une chose indistincte et poétique et bien que comprenant que c’était techniquement lié au sexe… Mais cela n’était pas indispensable.

A l’école, je ne supportait pas la coutume du pincement de fesses où les garçons plus “mûrs” se plaisaient à harcéler les filles. Tandis que moi je ne pouvais donner que ma gentillesse et être reconnu pour cela et forcément cela n’avait aucun effet secondaire.

Alors je me suis aperçu qu’elles ne sont ni douces, ni sensibles et qu’elles s’intéressent aux garçons pour d’autres raisons que dans mon fors intérieur je ne pouvais dévoilé car trop moches et noires, trop agressives. Je m’inhibait et petit à petit de plus en plus.

Bien sur je ne peux pas dire d’un bloc que toutes les filles ne s’intéresse qu’à un seul aspect d’un mec ; c’est un tout. Mais je pense qu’elles se conforme a un certain type de sollicitations. Et tous doivent évolués avec ce terreau périmé, tant bien que mal. Les uns qui sont le moins favorisés, regardent les amours des autres.

Je préférais la compagnie des mals à l’aise, des pas beaux, des coincés.

Voilà peut-être pourquoi je n’ai jamais supporté les gens de mon âge, ils toujours plus complet que je ne pouvais l’être.

Un jour je fut surpris, en classe de 6ième. Car un éleve avait amené une photo de classe du CM1, Et la prof de Français s’exclamat : “Mais qui est ce mignon petit garçon !” Et c’était moi ! Elle en fut surprise, moi tout autant. Faut dire que je devais être un pré-adolescent boutonneux, angoissé et inexpressif.

 

Je ne pense pas qu’il y ait des caractéristiques féminines ou masculines, la douceur pour les uns la virilité pour les autres. Je n’ai d’ailleurs jamais pensé que l’on devait faire avec ça. Mais on voit de tout.

 

Puis mon frère connût sa femme. Une caserne toute neuve avait été construite et toutes les familles de gendarme était logées là… J’avais peu a peu mis au point toute les techniques de la masturbation. Ça commence par les frottement contre le draps en s’apercevant que ceux ci créent des sensations. Puis on passe au frottement contre le matelas. Avec plus d’obstination cela finit par allez jusqu’au sang (le drap c’est rugueux) Oui voilà, les taches apparaissent sperme mélangé au sang. Mon opération de chirurgie fut encore une fois conséquente car elle ne me permit pas de découvrir une activité non blessante.

Pour éviter les tâches visibles je découvrir la pénétration entre le sommier et le matelas. Sang sperme tout y allait.

Et personne ne regardait a cet endroit là.

Puis dans la salle de bain … pénétration anale du pommeau de douche et ensuite ma mère avait un gros stylo. Il fut utilisé… Je me suis beaucoup inquiété sur mon orientation. Mes relations avec les filles était inexistantes. Je les fuyaient même.

Je ne pense pas que j’étais considéré comme quelqu’un de sympathique, vu de loin.

 

[Surnom effacé] pour [prénom effacé], c’était la femme de mon frère… je m’entendais bien avec elle à mes 16 ans. Ils venaient de s’installer dans une petite maison, Cela avait fait toute une histoire plus tard car ils étaient passé en appartement. Et mon frère voulait une maison. Pff, sa femme m’avait demandé mon avis alors, j’avais dit si mon frère veux une maison laisse le faire. Sûrement la plus mauvaise idée que j’ai jamais eu. Car finalement ils ont divorcé peu de temps après.

Bah, toujours pareil j’était jugé plus mûr que mon frère, plus posé, plus… plus toutes ces conneries. Plus sage ? Que pouvais-je comprendre des intérêts matériels d’un couple, de leur non importance.

Pour revenir au tout début de la chronologie de ce passage. Lors d’un des premiers repas de famille que nous partagions dans leur petite maison. Sûrement il y eu des propos graveleux. J’avais chaud, je focalisait sur elle, j’étais dans tout mes états… J’ai éprouvé une besoin irrépréhensible et violent de sortir, j’ai demandé où était les toilettes. Pour … mon absence prolongée fut remarquée.

fin de l’épisode

 

Je n’avais aucun contact avec les autres, c’était plus une question d’âge, seule la compagnie d’enfants plus jeunes me convenait, on se voyait à l’extérieur, mais je restait la plupart du temps chez moi. Avec eux rien de fâcheux.

A cet âge là j’aurai du aller en ville, dans les cafés, etc… [prénom effacé], la cousine que j’avais voulu embrassé était venue travailler dans ma ville. J’allai chez elle, je m’y sentais bien… On pouvait parler passer un moment et puis c’est tout… Soudain, sans savoir pourquoi ma Mère m’as interdit de m’y rendre… C’est vrai, elle avait la réputation d’être délurée. Et alors ! Tant de protection. Est-ce mieux ?

 

Alors c’était l’ennui, j’allait à la cave j’y passait mon temps pour bricoler, c’était un bon endroit pour être tout seul. je m’y masturbait sur une photo de Maryline Monroe, elle prenait bien.

Je surveillait les allées venues, [prénom effacé] (la petite grosse) est descendue pour chercher quelque chose dans sa cave qui était juste a côté – elle avait eu quelques formes depuis. N’était pas du genre sociale, je me sens pas un cas à part. J’ai essayer de lui demandé si elle voulait… m’embrasser, voir plus. Je crois qu’elle est repartie tout de suite sans prendre ce qui lui manquait. Bah, vu que sa mère était catho à fond, je pense même que cela a du se savoir. Ensuite ma situation restera a ce niveau là longtemps.

 

Il y eu le lycée où j’étais en pension, au moins j’ai commencé à être confronté quotidiennement, jour et nuit, avec ma génération. Je dois dire qu’il y avait de ces cas à pathologies obsessionnelles grave. Ce retrouver dans un lycée professionnel c’était cotoyé tout les absents des études, les branleurs, les émancipés, les attardés, les filous, tout le malaise d’une génération puissance 10. C’est là que j’ai appris qu’il fallait se battre… des batailles sournoises et mesquines où pour te faire un copain faut s’être mis sur la gueule avant, un langage de voyous, de rues. Mais je restait fondamentalement un gars réservé, les sympathies de groupes restaient naturelle… Je me suis rendu compte que j’était pas si bête que ca que j’avais finalement un goût suffisament prononcé pour les études. Je brillait plus dans les matières théoriques que pratiques, n’était pas un manuel naturel. Mais faire des choses concrètes était aussi très constructeur de la pensée, du sens des choses. Des CAP et des BEP techniques s’obtenait dans cet établissement et il y avait peu de filles. Certains avait des copines dans leur ville d’origine, je voyait tout cela très narquoisement. Le mercredi il n’y avait pas cours, on allait à la supérette du coin, dérober chocolats, biscuits… On sortait de là, les blousons remplit de bouffe, en passant à la caisse pour payer une peccadille. On allait dans la campagne avoisinante pour consommer nos larcins. C’était une petite ville de province et la gent féminine était sous représentée. Nous nous étions livrés plusieurs fois a des séances de masturbation de groupes (sans mélange).

 

Certains camardes étaient tout de même assez à l’aise avec les filles, pendant le week end nous nous voyions souvent, me déplaçant à mobylette j’allai à Montauban, The big City. Un copain qui s’appelait [prénom effacé] sortait avec une fille qui s’appelait [prénom effacé]. [Prénom effacé] fut mon premier mentor musical, les derniers groupes de Hard, led Zep, AC DC, Angel City, puis les premiers groupes punks, Clash, Siouxie and The Banshees, puis la new wave naissante, Jacno, Visage. j’éprouvait quelque chose d’assez fort pour lui. Il avait l’assurance, la force, la sérénité. Ma mère bien sur ne voulait pas que je les fréquente lui et 2 ou 3 autres. C’est vrai que je commençait a en avoir marre et a me rebiffer. Forcément comme je ne pouvais pas m’en prendre à ma mère… je me battais avec mon père.

Un été, [prénom effacé] et ses copains eurent la fameuse idée d’aller se baigner dans un lac (une grosse mare)

Ils avaient décidé la soeur d’un de ses copain à venir avec ses copines. Toute l’après-midi ce fut se stupide jeu de bataille d’eau, a que je te met la tête sous l’eau et tu dois te défendre… Principalement orienté contre les filles … Qui s’y pliaient sûrement… Sais pas juste le désir de toucher sûrement, sans y voir malice, dans les rires et la bonne humeur générale… je trouvais cela insupportable. On a du essayer de me faire participer mais en vain.

A la fin, lorsque tout le monde fut décider a repartir. Sur le chemin du retour vers d’autres activités. Je m’avisait et rentrait chez moi.

Le lundi au lycée, ma fuite fut l’objet de questions auxquelles je ne put répondre.

Il y eu une fille qui s’appelait [prénom effacé], elle ne tourna autour un temps, me disant que je sentais bon (Ma mère mettais de la soupline dans la lessive), j’ai pensé que c’était un argument de fille assez vaseux. je restait muet et stoïque, ce qui ne fut pas d’une grande utilité pour elle… donc elle changît son fusil d’épaule bien vite et se désintéressa de ce que j’avais rien à dire.

 

Je devais passer trois ans dans ce lycée. Systématiquement on passait de bleusailles se faissant chahuter par la plus âgés à plus âgés qui chahuteraient les bleusailles.

A mi-parcours, une nouvelle recrues dans ma classe fit son apparition – Celui-ci venait de se faire renvoyé d’un autre lycée. Dés le débu, je ne le sentis pas bien. Il était trop à l’aise pour quelqu’un qui avait soi-disant tenté de se suicider. Mais ceci parut impressionner [prénom effacé] et ils furent immédiatement amis. Je suivit le mouvement mais j’étais jaloux. Ils accaparait l’amitié que j’avais eu avec [prénom effacé] Je me suis alors renfermé, je tentais de ne pas laisser prise à mes sentiments. Eux ne comprennant en rien les méandres de mon état, se moquèrent de moi parfois.

J’esayait de ne rien montrer.

 

Ils organisèrent un réveillon, déjà j’eu du mal a faire accepter mes parents de m’y rendre … J’avais l’obligation de me faire déposer et reprendre le lendemain… Lors de la soirée il fallut faire subir des gages aux filles présentes, alors que les uns demandait un baiser. Je ne me suis seulement permis  de demander a celle qui m’était quasiment désigné, tout les couples étant formé, de lui embrasser le pied nu. Avec le recul plutôt un signe de soumission que de virilité… Bien entendu les gars se moquèrent de moi.

 

17 ans, je change de lycée, pour ce nouvel établissement j’avais plusieurs heures de train, je devait partir le dimanche soir pour passer la nuit dans les trains et les gares… C’était vraiment a Perpete-les-Oies en Corrèze. Quel fichu pays de merde. Là j’étais taciturne et claustré, dans un état d’autisme avancé. Certains était déjà des “hommes” c’est à dire du genre a prendre plaisir a faire subir des brimades… d’autres plus murs choisissait tout de même le camp des plus forts.

Ce fut vraiment une année horrible ou a aucun moment je ne pu trouver le moyen de me défendre sans entrer a un moment ou une autre dans une confrontation.

La répartition filles/garçons existait dans ce lycée mais pas dans notre classe.

Il y avait une jeune fille que tous appelait “puce” elle avait l’air d’un princesse, la douceur même. La croiser dans un couloir était ma hantise et en même temps je calait mon pas ou cherchait du regard lorsque je savais qu’elle pourrait être à tel endroit en fonction des horaires.. après le cours de ceci elle était dans la classe a côté. Après le cours de cela je pourrais pendant un instant marcher a ces côtés l’air de rien.

Mais jamais je n’aurait ouvert la bouche pour émettre un bruit que j’aurai su disgracieux à ses oreilles. Et puis j’aillait pas me mettre en pâture aux autres qui m’aurait moqué … Jean qui s’intéresse à une fille et en plus la plus belle !

Tout ce que je pouvais faire c’était observer. Je me rappelle parfaitement un mercredi morne, jour où il n’y avait pas de cours. Et quand tu es en pension c’est d’un ennui profond. Je remarquait le manège d’un gars qui amenait une fille dans les toilettes à l’autre bout de la cour. La suite des événements était claire. je me sentais extrêmement loin de tout ça. A quoi pouvais-je attribuer ceci, au charme du garçon, à la facilité de la fille. Leur course furtive jusqu’à l’endroit isolé avait l’air joyeuse. Et assurément je n’était pas quelqu’un de joyeux, le changement serait long, très long a venir.

 

Cet endroit était tellement malsain, puis l’enseignement ne me convenait pas, aucune raison de rester une autre année. Je me trouvait une autre formation dans un autre lycée.. et plus près de chez moi, à Tarbes. Là, j’était un “nouveau” quasiment tout les autres se connaissait déjà d’une année sur l’autre. Mais je restai taciturne. Dés le début de l’année scolaire je sentis que cela reprenait un mauvais chemin, j’allait me faire chahuter sans rien dire. Ma réaction survint pour que l’on me fiche la paix une bonne fois pour toute et je sortit de mon mutisme. Finalement les 2 ans dans ce lycée sont mon meilleur souvenir scolaire au niveau de la camaraderie et de l’ambiance… On passait notre temps a jouer au tarot à l’étude lorsque les pions n’étaient pas regardant et comme ça ceux qui voulait travailler pouvait le faire.

C’était en pleine époque new wave… Frankie Goes to Hollywood, Eurhytmics, U2 etc.

Chaque trimestre on organisait des soirées, Mes camarades tous ressortissant de la fête, Montagnards, Basques, Béarnais… Chantait toujours lors de ces repas…

Après on allait en discothèque et j’ai l’occasion plusieurs fois de faire des rencontres féminines, mais cela n’allait pas plus loin que les échanges buccaux, sûrement a cause de moi, j’avais pas vraiment envie de voir ce que ça donnerai à l’arrière d’une voiture ou en plein jour.

Cependant une fois une fille me pris soudain la main et lorsque je regardes, qui je vis, une espèce de Beauté princière. Je comprenais pas vraiment ce qui se passait mais j’avais bien envie d’en savoir plus.

Nous discutâmes donc. Puis a un moment elle me dit qu’elle devait partir telle cendrillon, une citrouille venant la chercher, en fait son père. Avant de tourner les talons vers la sortie, elle me roulait une pelle et disparaissait immédiatement.

C’était bien étrange et en fait sans aucun espoir de la revoir. A cet instant là, je me sentis le crapaud qui se transforme, le prince avec un soulier de verre et juste un prénom, Marie.

Quelque temps plus tard je la vit, j’étais en voiture, je pilait brusquement, mon passager et le pare-brise s’en souviennes… Je m’élançait vers elle, un peu comme dans un film. Et lorsque avant même que je débute une phrase, elle m’embrassait fortement (je ne devait pas avoir encore vu cette séquence là au cinéma). Nous avons discuté brièvement avec un échange d’adresse. Puis cela s’arrêta là.

Je compris par les lettres que tout ceci n’avait été qu’un cirque pour rendre jaloux son amoureux, espérait elle … Celui ne devait pas être suffisamment attentionné… N’empêche j’étais mordu. Je tentais plusieurs fois de la revoir, allant a son lycée, ou je du être très ridicule lorsque elle me vit.

J’allait jusque devant chez elle, peut-être m’embrassa t’elle a nouveau je ne sait plus. Et bien oui je devenait lourd. Mes autres visites n’eurent aucun succès… Pourtant j’attendais des heures.

Un soir après un repas trop arrosé, par dépit l’idée m’effleura d’aller me jeter dans la rivière la plus proche. On m’a retenu.

Le temps passait, il y avait un diplôme à obtenir ce qui fut fait, puis il fallait déterminer la suite à prendre après ce bac technique. Je pouvais facilement partir dans un BTS bureaux d’études. Ce qui me traçait ma vie pour le reste de mes jours… Et je me suis dit quelle belle fille voudra d’un médiocre qui travaillera dans un bureau d’études a faire des choses qui ne lui plaise même pas. Qui voudra de moi si je ne fais pas pour moi-même ce que j’ai envie de faire.

Bah, cela me faisait un objectif bien moins clair, plus casse gueule mais après tout j’avais rien perdre. Puisque de toute manière là je ne valait pas grand chose. Pendant l’été, m’ayant dit où elle irait en vacances, je suis allé au bord de la mer… Dans la ville où elle devait être… Le hasard, je comptais beaucoup sur le hasard, je pensais que si c’était le cas, il m’aiderai. Je suis rester tellement longtemps sur la plage que j’ai quasiment été brûlé au 2nd degré.

Il est sur que même 1 ou 2 an après je pensait encore à elle. Et bien que j’étais a présent à la fac de Toulouse. J’avais obtenu une dérogation spéciale pour y entrer… Je fis parfois des excursions vers Tarbes espérant la voir et cela n’arriva jamais.

Intensément ridicule, elle m’avait juste embrassé, pour moi c’était suffisant de la part d’une fille de mon âge et moi pas lâge de la situation.

Je concevais l’amour comme quelque chose de si haut ! Avec l’idée que l’on se réserve pour l’être aimé. je ne pouvais accepter que l’on puisse “sortir” avec une fille avec légéreté, sans que cela prête à conséquence. Tout était trop important.

 

Mes seuls amis après le lycée furent mes cousins et un de leur copain qui s’appelait [prénom effacé].

J’ai eu de ses nouvelles il y a peu ; il s’est coupé une main dans une machine.

C’est lui qui m’a donné mes premières K7 des Cures _Seventeen Seconds_ et _Faith_. Mais c’était la grande époque U2 ; fait chié, lui, il était toujours amoureux de quelqu’un.

Bah il y a bien eu deux soeurs un été, des filles de cabourg en vacances, deux petites blondes. La plus belle était la plus jeune, j’étais le plus vieux et j’ai eu la plus grosse. Bon, c’était du flirt et cela se limitait a qui embrassait le plus longtemps. Vers la fin des vacances elle me glissa un mot comme quoi elle était amoureuse de moi. Je me suis donc dit que les plus sensibles n’étaient pas celle que l’on croyaient et qu’il valait mieux faire attention avec ça. Cependant je ne donnait aucune réponse favorable a sa requête.

 

L’année se déroula à Toulouse où étudiant sans étudier. Je passait mes journées à rien faire. Mon grand truc fut de m’épiler la barbe, j’effectuait l’opération en un jour. C’était incroyable la douceur de peau obtenue, pendant plus d’une semaine seul un léger duvet persistait. Pas un seul poil rugueux ça devint une obsession et me renvoyait lorsque à 12 /13 ans je coupait aux ciseaux mes premiers poils pubiens.

On m’avait offert The Top pour mon anniversaire. La première fois que j’ai l’ai écouté j’ai cru que la k7 était détraquée. Ça paraissait déformé et trop lent. Et je ne savais plus très bien ce que je voulais devenir, Curiste peut-être… aussi je me rasait les tempes.

 

Parfois avec mes cousins et [prénom effacé] nous allions dans les bals de village. A cette occasion un nana me demanda carrément si je voulais sortir avec elle, [prénom effacé] si je me rappelle bien. C’était bizarre et en même temps déplaisant.

elle était toute excitée et n’arrêtait pas de dire des trucs du genre : “Tu es trop mignon, je veux sortir avec toi” J’ai dit non, pas parce qu’elle n’avait aucun charme, bien au contraire. Mais parce que je trouvais que c’était une approche pas romantique du tout.

 

J’ai arrêté la fac. L’été qui suivit [prénom effacé] un cousin se suicidait. Enfin on ne sait trop on l’a retrouvé noyé dans le Canal du midi avec une bible dans la poche. Alors des fringues noires je n’eut aucune peine à en trouver.

Le souvenir de la pièce ou reposait le corps, de ces soeurs qui pleurent, surtout [prénom effacé] qui était hystérique qui voulait qu’il se réveille que tout ça ne soit qu’un mauvais rêve. A l’église ce ne fut encore plus profond, le curé parla, parla comme un curé, mais aussi cita des notes que Jean avait laissé. Tout ceci n’appelait qu’à l’amour, au rapprochement, celui de ces parents divorcés… Qu’est ce que j’aurai pu faire ?

Quelques temps après lors d’une visite chez ma tante avec ma mère. J’était allé dans la chambre de [prénom effacé]. Il y avait là des disques de Supertramp et de Ricky Lee Jones. J’étais resté là en silence écoutant peut-être quelques titres Je me suis demandé. S’il avait connu _Faith_, peut-être cela aurait été différent. (je devais être très bête)

D’ailleurs Cure passait à Montpellier, une scène en plein air je crois. J’aurai aimé y allé, mais j’y renonçait cela me semblant déplacé.

[prénom effacé] fera partie plus tard des esprits que j’invoque lorsque j’ai besoin d’aide.

 

Lorsque une fille me regardait avec insistance je ne captait pas le message ou ne voulais pas le capter. Souvent des filles que je trouvait trop mature pour moi. Tandis que mes propres tentatives, vers des plus jeunes, ne trouvait pas d’écho et se diluait dans le vide. Apparemment il y avait décalage.

Je suis allé au service militaire à 21 ans, j’y prit du poids.

 

Aie, ici j’ai un épisode dont je suis obligé de parler, mais je ne sais plus très bien à quelle période il s’est produit c’est peut-être avant c’est peut-être entre temps c’est peut-être là. Je ne sais vraiment plus.

Mais bon c’est arrivé.

Encore une fois par manque de lit on faisait coucher des enfants avec des adultes, Je suis un gars gentil perçu comme responsable et tout ? Donc c’était pour moi. Puis y’avait de la place dans le lit.

Il s’agit de mon neveu.

Alors … D’autant plus qu’il y a parfois les érections nocturnes. La présence de quelqu’un me manquait. C’est mon neveu qui était là et je voulais le serrer contre moi je devais être dans des demi-sommeils. Mais apparemment cela l’empêchait de dormir et il chouinait. Je me suis aperçu que j’avais des érections et une étreinte une peu trop vigoureuse. Je pense que cela c’est produit sur deux nuits. Je crois que j’ai dit que je voulais pas que mon neveu dormes avec moi à ma mère et qu’elle s’arrange autrement ou j’ai pris sur moi, je ne sais plus…

 

Je passait mes étés seul, ne sortant pas de chez moi, n’ayant aucune relation avec l’extérieur… Je n’avais jamais eut des copains qu’au travers de l’école. Par obligation. Je n’éprouvait aucune nécessité d’aller vers les autres mais j’en souffrait c’est sur. Je crois fondamentalement que cela ne m’aurait rien apporté.

J’écoutais énormément Faith, je passait mes journées allongé sur le lit a regardé le plafond, laissant s’infiltrer chaque note. Il n’y aurait pas eu cela, je me serait peut-être laisser aller a quelque chose de débridé… je ne sais pas mais la musique me calmait, m’anesthésiait… Et surtout grâce a la trame du disque je me sentais moi, je me disait au moins il existe quelqu’un qui exprime ce que je ressent. Qui le dit si bien, si bien, que j’ai l’impression que c’est ma propre mélodie intérieure que j’entends. A l’époque Robert Smith n’était pas populaire. Je ne connaissait rien de ceux qui avait fait ce disque et cela n’avait d’ailleurs aucune importance… C’était quelque chose qui n’appartenait qu’a moi et que je ne désirait pas partager avec quelqu’un d’autre.

Pour moi il m’apparaissait impossible de rencontrer quelqu’un qui m’aimerait. Avoir une situation était une condition dans ce monde… Hormis cela je n’existait pas.

Mais les désirs purement sexuels me taraudait, j’étais encore puceau. Est-ce que je désirai des sentiments ou du plaisir finalement ?

Mes techniques masturbatoires se limitait encore au frottement entre le matelas et le sommier. le caractère de mon opération (mal faite ?) provoquant le fréquent saignement.

D’ailleurs je ne pensait pas que j’avais personnellement quelque chose a dire. De quoi était fait la vie des autres; apparemment que de choses bien superficielle. Dans mon village ont y trouvait des fils de maçon, d’ouvriers agricole, des filles de postiers ou que sais-je encore. Juste des jeunes qui boivent dans des cafés et qui appellent ça leur vie.

Ma soeur était depuis quelque jours chez mes parents, ma foi je n’avais connu que des rapports incestueux, et je ne pouvais me départir de cette pression d’envie de faire l’amour enfin d’avoir une rapport avec une fille qui me permettrai de l’introduire.

Je devais avoir une image des femmes extrémement réduite, mais je pense surtout une image de moi-même minimale.

Que des filles aient un regard gentil vers moi, me frôle la main et aussitôt je me renfermait, m’esquivait. Je luttait contre moi-même pour ne pas me laisser atteindre par quelqu’une. Si la fille était jolie c’était encore plus difficile a supporté… Je préférait les moches celle la ne se servaient pas de leur yeux doux. Je n’avais une faculté de paroles que dans l’indifférence.

J’avais éteint toute musique. Il fallait juste que je demande. Après tout les femmes serait comme tout le monde dit-on. Ma soeur à l’expérience. Cela devrait suffire. J’ai dit : “je voudrais faire l’amour avec toi” – “Je n’y tiens pas” – “je suis sur que cela te ferais plaisir” – “J’ai ce qu’il faut à la maison” – “ah bon”.

Je suis retourné dans ma chambre et j’ai remis Faith pour que toute la pression condensée puisse descendre.

Fin de l’épisode.

 

J’était demandeur d’emploi. Mes formations ne me servaient à rien … je passait des annonces. Je les lisait.

Un jour un gars c’est présenté, il se disait médecin… Et me proposait un job dans un hôpital. J’étais prêt d’accepter. Je raconterai les détails de cette anecdote une autre fois. La seule seule qu’il est utile de savoir ici. C’est que ce type demandait à me faire une visite “médicale”. J’acceptait … la visite s’effectuerai immédiatement et par lui-même dans ma chambre. Mes parents avait participé à l’entretien, cela ne souleva aucun objection sur le coup.

Il s’avéra que ce fut une visite approfondie. Il me posa aussi des questions sur ma vie amoureuse, lui disant qu’elle était inexistante, il poursuivi sur la question du désir d’enfants. Je lui répondit que j’en voulait. Il conclut “qu’il fallait que je m’y mettes” .

En fait il se produisit aucune proposition d’embauche suite a cette visite… Il est même possible que ce personnage n’a jamais été ce qu’il disait être.

 

Il y eu [prénom effacé] que j’avais rencontré dans une boite, j’avais eu une érection en dansant avec elle.

J’en était boulversifié.

Elle était de Toulouse ; on resta en contact amicalement. A l’époque j’osait me rendre chez une fille sans être spécialement invité. Ce qui ne ce fait pas, comment les gens se rencontre au juste ? Elle me reçut, c’était quelqu’un d’équilibré. Qui avait un travail, alors que moi j’étais chômeur. Je pense qu’elle comprit mes intentions très tôt puisque c’est la seule avant toi a qui j’ai envoyé des fleurs. Apparemment elle était avec un mec que je n’ai d’ailleurs jamais vu. Nous sommes allés à plusieurs concerts ensemble toujours avec une de ces copines. Et on se voyaient épisodiquement. Elle aimait bien Cure période light. Je pense qu’il y aurait pu y avoir quelque chose mais elle a trop attendue, puis moi je parlait peu.

En fait j’avais besoin de quelqu’un qui viennent me chercher et pour cela fallait bien être perturbée aussi.

 

Je me suis inscrit au fan Club Cure, j’ai eu plusieurs correspondantes, dont une que je pensait être amoureux.

Mais elle habitait Beauvais dans l’Oise. C’est elle a quasiment monter ma première discothèque ; tout ce dont on parle encore.

 

A ce moment là, je cherchait, avant tout, à rencontrer des Curistes. Mon horizon s’étendait petit à petit.

Il n’était plus question des cousins, qui aurait un ami d’un ami etc.

Je voulais mes propres amis.

En passant une annonce dans un gratuit local, j’ai connu [prénom effacé] le batteur puis [prénom effacé] ‘japanese girl’ un petit bout qui faisait vraiment penser a une jap. Perdue dans sa campagne. J’était toujours chez elle (ma mère voyait encore cela d’un mauvais oeil). C’est elle qui voulait que je l’embrasse juste parce que ça lui manquait. Je n’aurait jamais voulu sortir avec elle mais c’est vrai que j’étais parfois jaloux quand elle sortait avec quelqu’un. On parlait Cure Cure Cure et elle avait pornography, comment l’oublirai-je !

 

Elle me fit connaître [prénom effacé] ‘la mystique’. C’était une fille vraiment bizarre, physiquement au premier abord, trop grande et gauche, toujours l’air dans une brume ou une absence. Des yeux complètement impassible presque mort. Elle avait fait des études de pyscho et n’arrivait pas a trouver un emploi, vivait chez sa soeur. Avait fréquenté des sectes.

Elle avait toute la panoplie métaphysique, dressait les thèmes astraux, triait le Hi-King, fréquentait les voyants pour toutes les questions.

Un week-end, le batteur nous avait concocté une expédition des châteaux cathares, lui, moi, [prénom effacé]  et [prénom effacé]. [prénom effacé]  disait qu’elle avait été cathares dans une autre vie et elle avait été jetée dans le feu des brasiers de l’inquisition.

Le batteur souhaitait sûrement que je sortes avec [prénom effacé] car la nuit d’hôtel nous l’avons passé dans la même chambre… Il connaissait mon problème avec les femmes, il avait quelques notions en graphologie et autre signes interprétables.

Plus psychologie qu’ésotérique, sans y être réticent. Mais il n’y eut rien entre [prénom effacé] et Jean. Est ce que les choses doivent se produire juste parce qu’elle sont rendues possibles ?

Je crois qu’ensuite [prénom effacé] est partie au Japon a cause d’un de ces correspondant sur lequel les filles craquent.

Je l’ai détesté, et lorsque elle est revenue, le batteur l’amena pour une soirée, je ne lui ait pas dit un mot.

 

Entre temps [prénom effacé] et moi sommes allé a un concert des Cure Tournée Kiss me… Depuis longtemps elle voulait que je lui fasse l’amour, elle me l’avait dit… parce que elle était vierge et elle voulait que je soit le premier.. et je lui avait pourtant dit que je ne pouvait pas parce je n’était pas amoureux d’elle, etc. Cependant elle insista tellement que

tout en restant habillé et en nous enlaçant j’ai simulé pour elle l’acte. Son seul commentaire fut “c’est donc ça” Je crains qu’elle n’est été déçue par la rusticité de ma démonstration …

 

Parallèlement, la correspondante Curiste de Beauvais trouve un travail d’intérim et vient s’installer à Toulouse. Son arrivée dans cette ville avait été chapeauté par une autre fille qui s’appelle [prénom effacé] qui faisait aussi partie du fan club.

[prénom effacé] étudiante en psycho je crois et son mec je ne sais plus.

Enfin, il y eu des rencontres d’organisé avec plusieurs personnes qui faisaient parties du club de l’époque… J’attendais beaucoup de la première rencontre… On c’était tellement écrit, j’avais dit tant de choses (qu’il me semblait). Elle ne c’est pas très bien passé… J’ai rien pu dire, rien faire… avec mes pensées empesées. Je les aient juste accompagné une après-midi. Ensuite c’est bon Jean, t’es gentil mais tu peux rentrer chez toi.

On se revit tout de même plusieurs fois. Et je me suis d’ailleurs par moment emporter à dire ce que je pensais. En fait j’ai appris par la suite que les deux filles était gouines… Mais l’eau avait passé sous les ponts depuis… et passa même plusieurs fois.

 

Ce sera après les histoires avec Jeanne. [prénom effacé] arranga un rdv, en me faisant comprendre qu’il suffirait de peu pour que [prénom effacé] me tombe dans les bras. Moi je pensait encore à [prénom effacé]. Je ne comprenait pas ce retournement de situation. trop de choses c’était passé depuis. Je n’était pas en état de reprendre des sentiments qui avait attendu, même s’il avait pu être plus vrais et plus sincères… Souvent a force d’attendre les choses s’éparpillent Ce n’était plus qu’un fantôme du passé. Du temps où j’était un jeune homme plein de rêves. Que le vie en peu de temps allait esquinter.

On s’écrirait épisodiquement, se verrait de temps à autre pour discuter de la vie mais sans réelle profondeur. finlament on se perdra de vue.

 

Mais je sors de la chronologie…

 

[prénom effacé] me mit en relation avec [prénom effacé], autre Curiste addict.

Petit échange de courrier, rencontre en solo. Elle commençait la fac à Toulouse et moi à y travaillé.

Nous sortimes ensemble peu après, elle me dépucela… Ce qui fit beaucoup de peine à [prénom effacé] lorsque je lui ait dit tout content… “Comment peux-tu me dire cela à moi, me dit-elle” Oui en effet encore une fois je me suis planté.

 

J’avais acheté une bague à [prénom effacé]… Je voulais me montrer attentionné … (il y avait du _Primary_ la-dessous)

Mais elle était bien perturbé, L’utilisation de la lame de cutter était une exercice dans lequel elle excellait. Et toujours a me parler de Dieu le père, Dieu le père ! elle n’avait pas connu son père.

Puis elle avait parlé de moi a sa mère, hé fallait que je fasse les concours des postes selon elle.

Tout ceci m’as un peu fatigué. On été pas d’accord sur la religion c’est sur. Je ne pouvais rien faire contre ces pulsions destructrices, ce fut quelque chose d’extrémement pesant, difficile pour une première relation. Un jour je l’ai regardé monter des escaliers devant moi… Et alors j’ai pensé que je ne pouvais pas rester avec elle.

Dans la même semaine j’étais dans sa chambre étudiante, la discussion a encore tourné sur la religion, mon point de vue ne l’a pas satisfaite (j’étais très cartésien à l’époque), je ne me suis pas satisfait du sien. Et je suis parti.

[prénom effacé] avait ce que l’on appelle une peau de pêche, petite blonde, etc.  avec une silhouette mal proportionnée. Je ne me rappelle que de n’avoir fait qu’une fois l’amour avec elle. la première. Un truc sans finesse, ni communion. dans la technique du _je me mets sur toi et je t’écrase_. Quelque chose de lourd, sans fusion ou j’ai du éjaculer rapidement comme pour me débarrasser d’un malaise ou d’une chose a faire par contrainte et sans conviction.

 

Viendra alors ma période minitel. J’était dans un appartement a Toulouse …. Personne ne venait me rendre visite. Je ne savais que faire et où aller…

Je ne cherchait pas de plan cul sur les messageries roses. Je voulais juste des contacts… et cela me semblait le moyen le plus protecteur, l’anonymat ! Toujours à cause de cette difficulté à aller vers les autres.

A force de me connecter matin midi et soir (les factures étaient lourdes) j’ai finit par mettre en confiance plusieurs personnes, que j’étais un gars gentil, qui avait certes des problèmes de communication. Qui se sentait seul et qui avait besoin de connaître des gens. De me sortir de ma lourdeur. J’ai rencontré des pds, des animateurs sympa dont une fille qui me trouva même un autre boulot lorsque j’ai eu des problèmes d’argent.

C’est grâce à elle aussi que j’ai su que je devais aller a l’Autan (bar branché) si je voulais rencontrer d’autres personnes qui avaient les mêmes goûts musicaux que moi…

Chose que j’ai eu un mal de chien a réaliser !

Pour moi, me rendre dans un bar seul était une chose inconcevable. Être soumis a la promiscuité des gens… C’était l’horreur.

Je suis allé voir ou c’était… Puis un autre jour, fallait vraiment que que j’aille là, je ne pouvais plus rester comme ça seul chez moi a attendre que rien ne vienne… J’était paniqué… Pour essayé d’y voir clair je me suis posté en face du bar sur un banc et j’ai attendu, attendu je ne sais quoi, que je me vois aussi ridicule que je le suis. Pourquoi j’irai là dans cet endroit ou des gens sereins, matures et jouisseurs me regarderai comme une chose intruse, étrangère.

Finalement lorsque mon calme revint un peu, convaincu que malgré l’importance que j’accordait à la chose … il ne se produirai peut-être rien de plus et que ce n’était pas en restant dehors qu’il se passerait enfin quelque chose.

Il s’avéra que le serveur fut suffisamment sympa pour qu’il m’adresse la parole, il avait vu mon badge _pornography_ et ceci fit un sujet de conversation.

J’y retrounait, et de fil en aiguille je me familliarisait avec le millieu et rencontrait plein de nouvelles têtes.

[prénom effacé] dit “Croq” fut le premier avec qui j’eu une réelle discussion. C’était peut-être pas la meilleure rencontre a faire mais il m’ouvrit les portes vers les autres.

[[prénom effacé]  et [prénom effacé], j’ai assisté parfois a des scènes d’une violence extrême entre eux deux. Mais c’est une autre histoire. ]

 

A partir de ce temps ce fut extrêmement agréable, mon cercle s’augmentait sans efforts… Il n’y avait qu’a se laisser vivre… Un soir [prénom effacé] posa sa main sur ma jambe, je la lassait faire.

Je ne me rendit pas compte du jeu tout de suite. Quelque jours plus tard nous sommes allé au ciné ensemble voir 9 semaine et 1/2 et elle vint chez moi passé la nuit.

Ma deuxième fois ressembla à la première.

Puis un autre soir elle est venue directement chez moi, avec sa cape et son noir à lèvres, il était manifeste qu’elle allait rester dormir.

On n’as pas vraiment fait la chose, j’ai dit un truc puis on s’est arrêté… Nous n’étions pas très communicant et nous avons simplement dormit.

Bah, a une autre occasion [prénom effacé], [prénom effacé] et moi sommes même allé dans un ciné porno. Pff, elle avait 17 ans mais il n’ont pas demandé les cartes d’identité a l’entrée. c’était juste pour le fun, nous n’y sommes pas resté longtemps.

Normalement elle sortait avec [prénom effacé]… Mais bon j’en sais pas plus, ils donnait pas l’impression d’être excessivement amoureux, puis [prénom effacé] faisait ces affaires très discrètement.

Parfois les silences était suffisament éloquants. Ma vie avait une tournure plus légére. Si [prénom effacé] et moi marchions dans la rue on pouvait très bien s’esclamer en coeur “Ah, [prénom effacé]!” et cela ne cherhcait pas plus loin.

 

Puis il y eu son anniversaire, j’y fit la connaissance de [prénom effacé]… tout le monde présent à finit par se retrouver allongé avec quelqu’un. On a juste jouer a je t’embrasse je te caresse. J’avais bien aimé avoir toute la soirée cette jeune fille sensuelle de 17 ans contre moi. Je n’aurai rien voulu d’autre. Je devais avoir 23 ans.

Au petit matin, nous avons constaté qu’il avait une chambre de libre dans la maison de [prénom effacé]. Et que nous aurions pu y faire l’amour si on s’en était rendu compte. C’était charmant… Il n’y avait pas eu d’obligation. Tout ça avait été d’une légèreté infinie que je n’avait jamais connu avant. Je l’ai revu 2 fois par la suite a des occasions plus classiques ou nous avons juste discuté. Elle me remontera d’ailleurs le moral lorsque je dût prendre la décision de partir de Toulouse pour un autre emploi après l’épisode Jeanne.

 

Tout ceci n’étant que des histoires d’un instant, la vie passe sans que ça change quelque chose. Tu te retrouves seul a penser a telle personne ou telle autre et tu te demandes… Que dois-je faire ? Il n’y a personne pour moi dans les gens que je connais déjà. Tu voudrais avoir de l’intérêt pour ceux qui te n’en donnes pas ou peux-tu donner de l’intérêt a ceux qui t’en donnerais. L’idée de donner de l’intérêt a ceux qui m’en donnes pas me m’étant pas sans rien attendre en retour ne m’était pas encore venu à l’esprit… Mais comment si je me trouve sans intérêt ?

 

Un tout dernier épisode avant Jeanne… Suite a quelque problèmes économiques je proposait a [prénom effacé] et sa copine que nous nous installions ensemble dans un appartement, nous partagerions les frais. J’était très ami avec [prénom effacé] quasiment amoureux de lui. J’aimais un peu moins sa copine.

 

C’était des personnes très sociables et j’étais pas toujours suffisamment léger a chaque instant. J’était maniaque dans mon genre. Nous passèrent d’excellents moments. Tout avec un bon fond. Chacun respectant l’intimité des autres…

A un moment ils voulurent me mettre dans les pattes une fille, collègue de travail de [prénom effacé] (copine de [prénom effacé]).

Ceci se déroula a l’occasion d’un premier de l’an. La soirée se passait admirablement bien avec le je-m’en-foutisme qui me caractérisait à l’époque. C’était plutôt une bonne femme qu’un fille. Pouah !

Au retour, elle est montée dans ma voiture. J’ai commencé à lui caresser le minou. Elle n’en pouvait plus, la pauvre ! Elle si laissait vraiment prendre. Et c’était certainement pas la discussion que nous avions eu dans la soirée, où je l’avait ignorée, qui l’avait assommée.

Une fois dans ma chambre, je l’ai introduite et cela a été de sa part : – ha ha ha que c’est bon, – ha ha ha, ça faisait tellement longtemps !

J’ai stoppé l’affaire là, en plan. Même pas envie de finir la besogne. En lui disant mais tu ne te rends pas compte que l’on a absolument rien en commun. humpf humpf… Bon alors je m’en vais là ?

Et bien oui je crois.

Finalement la communauté s’acheva pour des raisons de désaccord sur la gestion des tâches ménagères, faut dire que c’était plutôt devenue la ménagerie !

Nous eurent un discussion à la terrasse de l’Autan. Ou j’entendis tout ce que j’entendis toute ma vie : “Que je fais des reproches aux autres de n’être pas assez attentionnés/Que je ne suis pas cool/Que je ne suis pas souple/Enfin que c’est moi qui ai un problème et que je ferais mieux d’avoir plus de distance, etc, etc.”

Je pleurait a chaudes larmes, sachant que cela n’y changerait rien, ne pouvant masquer ma sincère amertume.

 

Je trouvait un logement dans le centre ville, j’aillait être plus libre de mes déplacements, plus près des lieux que je fréquentait. je sortait un peu plus, je m’assumait mieux… Il y avait une copine de [prénom effacé] que j’appréciait particulièrement. Un peu amoureux, beaucoup impressionné.. C’était une delurée, gothique a souhait et moi j’aurai été trop chiant, je voulais un Amour. C’était parfaitement inutile d’essayer de l’atteindre… Donc c’était mieux ainsi.

J’avais bien aimé passer quelques moments avec elle, on se payait des verres, on faisiat unpeu les cons ensemble. Pour le reste vallait mieux laisser courir et puis rien ne pressait plus. J’étais mordu mais stoïque.

 

Jeanne arriva assez vite, je fut réticent un moment mais elle s’obstina. Comment ne pas être touché.

Notre premier rdv, je lui demandais de m’accompagné faire mes courses… Genre si après cet abord trivial tu es encore dans mes pattes on verra.

Et elle le fit. Peu après, je la vit à la terrasse du café tandis que je traversais la rue. Elle s’était coiffé particulièrement – J’avoue là, j’étais pris. Nous nous tenions compagnie, je la faisait venir chez moi. Ceci dura plusieurs jours.

Puis arriva l’instant ou nous nous étions tut et elle face a moi et moi face a elle je l’ai rapproché pour l’embrasser et elle m’embrassa aussi.

Nous nous roulèrent sur le lit restant juste l’un contre l’autre a profiter de l’instant. Peut-être déclarais-je que je ne désirait pas que notre relation prennes de l’importance. Mais elle eu cette phrase magnifique “Maintenant tu es avec moi”.

Au départ nous voyions seulement en journée; Les choses n’étaient pas encore installée, lorsqu’elle revenait vers moi elle me disait j’ai embrassé tel mec. Plus tard, elle me dira : “j’ai passé la nuit avec telle personne”.

 

On s’appelait pour se voir et chacun faisait la moitié du chemin, ce qui fait que l’on se rejoignait devant l’église Saint Sernin.

Nos rapports furent habillé pendant un temps. Elle disait qu’elle ressentait suffisamment les choses ainsi. Mais je du lui expliqué et ce avec beaucoup de difficultés que le frottement des vêtements me blessait. Et que je préférait que l’on passe a autre chose.

Ce qui nous valut peu après l’épisode de la capote percée (un classique) et ma première occasion de rencontrer son père médecin.

Je lui faisait part aussi de mes peurs que je n’avait pas une conception de l’amour très bonne, je lui disait pour mon frère et d’autres petites choses.

Jeanne m’expliqua et me montra la sensualité, que l’amour c’était beau, que lorsque on s’aimait on pouvait faire l’amour plein de fois et n’importe où et d’autres choses encore.

Soudain elle voulait faire l’amour dans tel endroit ou a tel moment, j’était jamais bien à l’aise dans ces situations là. Mais je la suivait, je l’aurait suit n’importe où !

Escalier, hall, lac, douche, nature, voiture.

Il y eu par la suite les variations de positions aussi, évidement.

Jeanne était exigeante, mais c’est une bonne chose. Comment découvrir les choses autrement ?

Je me rendit compte très vite la rapidité de mon éjaculation n’était pas adaptée à la demande de qualité.

Je ne trouvait pas d’autres moyen  de me masturber avant pour m’éviter d’avoir une éjaculation trop rapide.

Sinon j’avais du mal a me retenir et tout partait en quelques instants.

Elle fut vexée de l’apprendre. Mais je pense qu’elle comprit ou était l’astuce.

 

Lorsque j’eu a connaître sa famille, tout d’abord du côté de son père : invité à souper. Je lme suis vu passé au crible de ses réflexions. Que fais-tu dans la vie ? J’était incapable d’expliquer clairement. Tu y arriveras peut-être ? Heu, à quoi exactement, pensai-je ? Il me fit l’exposition de l’arbre généalogique de la famille. Me fit comprendre que je lui volait sa fille. Je suis ressorti de là j’étais démonté. On s’arrêta un moment avec Jeanne  sur le bord des marches dans la rue au pied de chez son père. J’avais une espèce d’envie de vomir. je ne comprenais pas pourquoi il avait été aussi odieux avec moi.

 

Par contre, la première fois que j’avais vu la mère de Jeanne, celle là avait l’apparence d’être très détendue. Je compris très vite que le faux cul n’était pas celui que l’on croit. Et que peut-être l’un connaissait mieux sa fille que l’autre. [prénom effacé], la mère de Jeanne je ne sais pour quelle raisons essayait de me charmer. D’ailleurs [prénom effacé] m’avait raconté une fois qu’elle avait rêvé que j’avais couché avec sa mère. Jeanne  avait une mauvaise image de sa mère. C’est elle qui avait quitté son mari. L’image d’une salope qui faisait venir des hommes chez elle pour une nuit, etc, etc.

Il y a beaucoup de détails de ce genre que Jeanne  me raconta.

 

Parfois elle avait l’autorisation de son père pour rester la nuit chez moi.

Nous ne vécurent pas vraiment ensemble. Notre plus longue période partagée furent ces fameuses vacances d’un mois en Corse.

Elle était souvent jalouse, pour un regard, tout les sujets de disputes étaient sur ce type de thème.

Pas sur des choses triviales comme la vaisselle ou le lait qui déborde.

Non, plutôt sur des trucs comme tu ne m’as regardé, tu ne m’as pas embrassé, tu m’as laissé toute seule.

Et finalement j’ai du prendre l’habitude de faire pareil.

 

Lorsque nous dormions ensemble nous étions toujours collé l’un contre l’autre. Je ne sais pas comment on y arrivait mais jamais nous n’avons dormi chacun de notre côté, enfin sûrement que si dans certaines phases de sommeil.

 

Nous marchions enlacés, dans une rue un peu sombre à la sortie d’une crêperie, soudain d’un groupe qui nous croisait se détacha un noir qui vint vers nous et nous enlaça d’un grand geste et s’exclama “Accident Corporel !” Ceci nous fit beaucoup rire !

 

Il y a eu plein d’histoires, des tas de trucs sans queue ni tête.

la fois ou c’est moi qui en ai eu marre, je lui rendit son pantalon que je portai (traverser une ville en slip c’est rigolo).

Lorsque c’est elle qui voulait me quitter ; j’ai pleuré, la deuxième j’ai vomi, la troisième j’ai pas manger d’une semaine.

Une fois cependant elle m’avait dit ceci “je sais que tu m’aimeras toujours”.

Il y eu la fois avec les pompiers.

Celle où elle me reprocha d’être trop romantique.

La fois ou elle m’as dit qu’elle préférait que je sois un clochard.

La fois ou j’ai du la passé sous la douche, la fois ou elle jeter des cailloux contre mes volets, la fois ou j’ai voulu m’ouvrir les veines, etc.

 

Moi qui ne savait rien, je n’étais jamais sortit avec un fille de façon régulière, même si cela n’avait été qu’un flirt, quelqu’un a qui tu ne sens pas vraiment attaché.

il fallait que j’assume de partout, sur plein de domaine.

Vint un moment ou nous nous cherchions tout le temps, je ne pouvais plus appeler directement chez elle un truc comme ça. Je la cherchait dans les cafés ou elle se rendait après les cours, j’attendais devant chez elle. Il devait y avoir un sixième sens. On tombait l’un sur l’autre à chaque fois.

 

Jeanne  aimait le soleil, la plage les baignades. Nous sommes allés en Corse parce que elle le désirait. En fait les fonds maritimes même en eaux claires ça me fait flippé. Mais bon ça c’est pas bien grave.

Ça se passait plutôt bien. On faisait l’amour tout les matins après le petit déjeuner.

Une après-midi alors que nous nous rendions en ville. Soudainement elle me disputa pour une raison stupide. Genre : j’avais parlé à une caissière avec un sourire.

Peut-être parce que j’avais renvoyé le problème par un réflexe dérisoire du type “N’importe quoi !” Elle s’en est prise à moi en me déchirant le tee-shirt, prétextant que je mentais. C’était impossible ! Ce genre de scène était déjà arrivée, mais là, ça prenait des proportions dramatiques. On aurait dit que ça lui manquait… Mes premières réactions a ce genre de délire furent de la gifler, c’est sûr, et après on se battait… Quelqu’un de normal, dés les prémices aurait quitté la fille et en aurait trouvé 10 autres. Mais pas moi, j’était trop obnibulé par le concept de : “la seule, l’unique, la femme de ma vie”.

 

Mais j’en avait marre, tout allait bien merde ! Alors je me suis barré, je l’ai laissé là au beau milieu d’une place. Je ne savais pas ce qui allait arrivé mais j’avais vraiment plus envie de subir ça.

J’ai pris la voiture et je suis allé au hasard. Bien sur je l’aimait et ça me faisait chier de faire ça. Mais quoi on allait s’entre-tuer si ça continuait.

Je suis resté jusqu’à la tombée de la nuit dans les hauteurs au-dessus de Porto-Vecchio.

Puis ne connaissant aucun autre endroit où aller je suis redescendu vers l’endroit ou nous logions.

Jeanne  était là. Elle n’avait pas l’air mieux que moi. Je lui ai demandé comment elle était rentré, elle avait fait du stop.

J’ai voulu que l’on parle de ce qui c’était passé.

Et là elle s’est jetée sur moi en hurlant des trucs incohérents.

“J’ai plus de papa, j’ai plus de maman !”

 

Quand je l’écris ou j’en parle ça me fais encore mal, j’ai essayer de la prendre dans mes bras de la calmer de lui dire que j’étais là qu’elle avait encore son papa et encore sa maman. Toutes ces choses.

C’était vraiment difficile de comprendre ce qui lui arrivait.

Elle me fit la gueule à partir de là.

A la fin des vacances son père, avec sa petite famille, vient pour quelques jours. Ce qui n’arrangea rien.

 

Mais les choses continuerait. Je quittait mon appartement et dût revenir chez mes parents qui sont a 50 km de Toulouse

Nous avions, forcément pris un peu de distance. Mais c’était pas voulu, juste une contrainte économique.

J’avais bien essayé a un moment prendre un appart pour tout les deux… Mais je crois que son père s’y était opposé.

 

Nous passions le week-end à l’hôtel ; puis parfois on pouvait aller chez sa mère. Toute sa famille me connaissait, oncles, grands parents, etc.

 

Je connaissait ses copains et copines de classes (elle était dans les arts graphiques).

Pendant un de ces week-end à l’hôtel, cela devait être le matin, on y prenait le petit déjeuner dans la chambre. Sans rien demander de plus; Jeanne  commença a avoir une attitude lascive. je ne sais pas quel film elle était en train de faire, mais je ne le trouvait pas sincère, ça me déplut.  Je la repoussait méchamment, prétextant que c’était pas la peine de tenter sur moi des expériences vénales, qu’il eu mieux valu pour elle qu’elle soit sincère et que c’est pas ce que je ressentait que c’était pas un jeu. Nous rentrèrent tout deux en colère. Peut-être étais-je psycho-rigide, réticent au changement, réticent à l’expression d’un émotion légère et sans fondement. Peut-être avait t’elle vu un de ces films pornos qui passe le samedi en cryptée sur C+ (sa mère avait un décodeur depuis peu). Peut-être aurais-je du la laisser faire. Manifestement sa présentation était ratée. Forme sans fond m’apparut-elle.

 

La situation professionnelle changat. Pendant une assez longue période je fut en déplacement. Durant la semaine on ne se voyait pas car je travillait du côté de Marseille.

Puis c’était pas plus mal, nos relations devenaient plus calmes.

Je pouvais enfin souffler un peu. Tout ceci finirait bien par s’arranger.

 

Mais mon absence prolongée eurent pour conséquence de mettre encore plus de complications. J’ai eu droit à : “mes régles sont en retard je suis peut-être enceinte…”, à : “je suis sorti avec un mec, mais juste embrassé hein !” et “je préfére que l’on ne se fréquente plus”. Toutes sortes de choses plus ou moins alambiquées. Certaines pour appeler à ma réaction, d’autres par ennui de mon absence.

Je tenais vraiment à elle, peut-être ne savait pas le montrer. Mais d’un autre part, j’aspirait a plus de calme, plus de simplicité. Pourquoi n’a t’elle pas compris cela. Mon défaut est que face a ces problèmatiques, je me trouve sous le coup de l’émotion et je ne trouve souvent aucun argument pour défendre mon point de vue. La plupart du temps je cédais a ses demandes. Mais bien vite en moi montait la charge des émotions, je ne pouvais, l’acccepter, je ne pouvais m’y résoudre. Je devais la voir, lui parler, même si je devais pour cela faire quelques conneries insensées.

 

Alors petit a petit nos relations plutôt que de simplement se détendre, prirent de la distance.

On se voyait, on faisait toujours des choses ensembles…

 

Un vendredi soir je suis passé chez sa mère comme d’hab. Celle-ci étant souvant absente le week-end. On allait trouvé quelqu’un à voir, à inviter et ainsi passer la soirée.

Et voilà qu’elle me dit que je ne peux pas rester. Qu’elle a prévue qu’un copain venait la chercher et que j’étais pas prévu au programme. J’ai bien sur pas compris. Mais elle m’expliquait si bien la chose que je fut résigné.

A l’heure dite je du partir. Et moi et moi et moi… refaire 40 km, rentrer.

Pff, je suis allé à l’Autant, j’ai bu 2, 3 bières peut-être plus. En fait, la quantité d’alcool est inversement nécessaire à la quantité d’ametume.

Merde, comment puis je me laisser marcher sur les pieds ? Comment puis-je laisser abuser de ma gentillesse ?

Hum, dans le bar j’en ai parlé avec une nana, elle me disait c’est normal elle a le droit de faire ce qu’elle veux.

Comment ça ? moi je ne suis qu’un chien !

Bien sûr, j’y suis retourné. J’ai escaladé la grille, je suis entré dans le jardin. L’enflé qui prétendait au rdv justement se pointait … Il a juste fait son apparition entre les fers de la grille et a disparu comme il était venu, au vu du raffut que je faisait dans le jardin. Renversant des pots de fleurs, voulant monter sur le toit.

J’ai fais le chien, je me suis accroupi et j’ai aboyé, j’ai mangé de l’herbe.

Jeanne  ne m’a pas ouvert, j’étais d’ailleurs pêté, c’était une raison suffisante. J’avais la haine et alors qu’est ce qui peut me calmer ? Le tout serait paut-être de ne pas me mettre la haine après tout ! Oui peut-être l’amour n’a pas être fort après tout, s’il n’a que la capacité  détruire tout sur son passage. Aimer d’un amour égal et sans frasque.

Zéro plus zéro égale zéro… C’est aussi une égalité. Mais je suis un comme tout un chacun.

Et un ne peut aimer pour deux pour que cela fasse deux. Sinon qui retiens tout ?

 

A un moment j’ai trouvé du verre, je voulais me trancher la gorge. Mais saoul, j’ai pas été efficace. Elle a prévenu son père… Le SAMU est arrivé en même temps que lui… M’ont fait des tas de trucs, prise de machin, prise de bidule. J’étais content que l’on s’occupe de moi ! Et puis content d’avoir fait échoué la soirée de Jeanne. Et hop le flics m’ont embarqué et j’ai finit la nuit au poste.

C’était la fin des haricots n’est ce pas ! cela aurait du l’être.

 

Après ça si on se revoyait, juste pour prendre des nouvelles à la terrasse d’un café. on ne faisait plus de soirées ensemble.

elle sortit avec d’autres gars. Me racontait des tas de trucs. Mais on était juste “amis”.

 

Mais moi j’était mal, j’aurai voulu être avec elle. Faire comme les autres couples autour de moi. Un travail, une maison, un chien tout ce que tout veux et en route pour la joie. Jeanne  n’était pas gothique ni new wave, ni tout ça … Sa fibre artistique faisait qu’elle se suffisait à elle-même. Elle créait ses propres raisons d’être. Etait-ce une sorte de vibration que je captais et voulais connaître encore.

Je me sentais mal, des obsessions sexuelles… encore plus fortes.

Pourant même en couple je n’ai pas vraiement de tendances a des débordements sexuels excessifs. Sûrement que la rupture m’entraînait vers des questionnements de cet ordre, me déstablisait profondément.

Ma relation avec Jeanne  m’amenait inexorablement et depuis toujours vers le dérapage.

 

C’est a cette période que je commençait a aller voir les putes… Juste peut-être pour lui dire combien je souffrais.

Un jour elle m’avait demandé : tu es déjà allé voir une pute , je lui avait répondu que le jour où j’irai voir une de ces dames c’est que je serait vraiment mal.

et ce fut dit.

La première avait la peau douce, je n’avait d’ailleurs jamais imaginé que quelqu’un puisse avoir une peau si douce avec des seins si beaux.

Une autre m’avait sucé d’une manière bien particulière. un technique faite avec la langue, quasiment impossible de demander ça a une fille. Il y eu plusieurs séries y compris des travelos . Le premier j’ai pas vu tout de suite que c’était un mec… Il était trop belle.

 

Un soir devant deux cafés, elle me dit : “j’ai envie de faire l’amour avec toi”… J’avais décidé de passer la nuit a l’hôtel. J’ai refusé et pourtant j’en mourrai d’envie.

Continuant a se voir en amis, tel qu’elle en avait exprimé le désir. Elle me racontait ses histoires, les mecs avec qui elle couchait, des trucs d’une nuit maximum. Si je connaissais le gars , elle me disait : “oh mais c’est un con !”

Un jour elle me raconta même qu’elle et une autre fille s’étaient tapée un mec. Un infirmier alors qu’elle faisait son travail d’été dans les asiles de fous… Les autiste aussi ont des histoires d’amour, le saviez-vous ?

J’ai finit pas trouver une petite chambre en pension au mois dans la banlieue … C’est à dire qu’au niveau finances c’était appart ou bagnole… et mes parents m’avait fait acheter une voiture ce qui m’avait coincé chez eux pendant presque un an.

Depuis le temps j’avais fait ami avec un collègue de bureau et on sortait dans d’autres endroits. J’avais décidé Jeanne  a venir avec moi un samedi dans une boite que je fréquentait.

La soirée débuta chez sa mère, elle n’était pas souvent là le week-end. Je vis que Jeanne buvait de plus en plus. Je m’inquiétais pour elle, mais j’y pouvais rien. Je croyais que l’on pouvait encore s’aimer.

Jeanne branchait un peu mon copain qui nous accompagnait, celui-ci toujours stoïque ne faisait pas mine de comprendre vraiment.

Jeanne  n’avait-elle pas besoin de ce sentir le centre d’intérêt !

Nous arrivames à la boite située assez loin de Toulouse mais cela se passa bien.

Je pense que la je me suis dit voilà, maintenant je vais laisser Jeanne  toute seule. J’avais envie de lui faire ressentir ce que ça fait que d’être une pauvre conne dans un endroit que tu ne connaît pas.

Je l’ai laissée, je voulais m’amuser comme elle l’avait toujours fait sans s’occuper de moi.

J’étais dans le mille. Je me trémoussait sur la piste de danse (ce que je ne fais jamais) m’approchant d’une fille ou d’une autre (encore moins) Souriant, gai, léger.

Cela faisait déjà un bon moment que l’on était là, elle avait déjà du faire son petit tour… et se sentir mal à l’aise.

 

Soudain, je vois Jeanne  qui vient vers moi, m’embrasse et qui plutôt que de rester là, repart.

Je la retrouve assise, perdue dans des pensées. Je lui demande si elle veut me parler … me dit que non.

Lui dit que moi je veux parler. L’entraîne a l’extérieur, pensant que l’air frais lui ferait du bien.

 

Alors, je ne sais comment, elle ne veux rien dire, je veux qu’elle parle, je veux qu’elle m’explique pourquoi elle vient de m’embrasser… On se retrouve entre des voitures, elle veux que je la lâche, je ne veux pas, elle se débat, j’essaye de me retenir que ça dégénère. Je veux juste que ça ne bouge plus, je veux qu’elle me répondes.

Alors je nous envoie au sol, je me dis que ce sera plus facile.

- Avoues, avoues que tu es une salope ! avoues !

 

- Oui, je suis une salope ; mais je t’aime.

 

En tombant au sol elle a du tapé contre une pierre. Ce sera samu pour elle et une crise d’hypoglycémie ou un truc comme ça.

Sûrement que les aveux obtenus sous la torture et l’alcool ne sont pas de très bonnes qualités.

Nous étions en Décembre, dans un espèce de brouillard je m’inquiète d’elle dans l’ambulance.

Quelques jours plus tard, moi, toujours a m’accroché comme un perdu, je la revoies dans un bus que j’ai chopé en même temps qu’elle… J’essaye de lui parler, je vois que cette fois ci il y a des marques… elle me demande de descendre au prochain arrêt.

 

Normalement je ne la reverrais plus jamais.

Crois tu que l’histoire s’arrête ici. et bien non et c’est bien ça qui est bizarre.

 

Je quittait définitivement la région, j’avais été licencié début décembre et le seul job que j’ai trouvé 6 mois plus tard était dans les Charentes. C’est que cela devait être ainsi et d’ailleurs bien mieux ainsi. Ce nouveau job allait me permettre de me situer professionnellement ce qui ne pouvait pas être plus mal tellement je m’en étais moqué précédemment. Et surtout de ne plus être tenté de voir Jeanne.

 

Donc me voici à Angoulême, je commence avec six mois d’essai et un petit studio minable. Mes collègues de travail sont jeunes mais la plupart des autochtones sont des crétins congénitaux.

Là, plus de boîtes Gothiques, plus de soirées extravagantes. Peu de personnes sortent du lot mais c’est avec eux que je serait plus prompt a sympathiser. Au début je vais tout les week-end chez mes parents. Mais au moins je change d’état d’esprit et oublie les tracasseries passés… Et si j’allait à toulouse c’était juste pour trouver des prostituées.

 

A peine arrivé dans la boite, la réceptionniste m’invita chez elle, mariée deux enfants, Un mignonne petite blonde femme-enfant, j’étais nouveau dans la région son attitude était agréable. Bon, a un moment je me suis demandé ce que je foutais chez elle. S’il n’y avait pas une anguille sous roche. Je lui ait dit que j’était gêné d’être là… elle me dit qu’il fallait pas… J’ai tout de même l’impression que j’ai eu chaud. L’expérience ne fut pas renouvelée.

 

Un jour je vis un belle fille, ah elle te ressemblait !, mais bon, je la vis alors qu’elle sonnait a une porte voisine de mon appart. Je décidait alors de sympathiser avec la locataire du logement voisin espérant par suite rencontré l’amie [prénom effacé]. Ce ne fut pas un franc succès, je fut inviter à participer à un repas au resto avec un petit comité de gens qui se connaissait par boulot interposé, les nouveaux dans une vile cela apitoies toujours un peu. Musicalement la conversation ne colla pas tellement c’est tout de même des ploucs en Province! Il se trouva par la suite que malgré que j’essayait de brancher la [prénom effacé], qui n’en eu absolument rien à foutre, je parlais avec la voisine de logement. Je l’entretenait sur le fait qu’ayant vécu des choses désagréables a Toulouse je souhaitait enfin retrouver une peu d’innocence dans ma vie, des choses plus simples et plus vraies. Elle me disait que c’était possible.

Une fois alors que j’avais proposé a l’aider a monter ses paquets de courses, genre le voisin sympa, j’ai vu le moment alors que j’étais chez elle où elle s’approche de moi dans la limite de la sphère intime. heu, heu, je l’ai vu venir, j’ai fais un pas en arrière. Il n’y eu pas de mots superflus, je pris congé. C’était pas la peine d’insister.

 

J’appris qu’une procédure contre moi avait été faite, au sujet de l’escarmouche de décembre. j’ai imaginé que les parents de Jeanne  avait cette fois préféré prévenir que guérir.. pff, vu le temps qu’avait pris les choses c’était vraiment comme s’il avait pissé dans un violon. Qu’importait maintenant. C’était un retour d’histoire ancienne que j’avais décidé de nier. L’audience de jugement nécessitait ma présence. Je savais que si tu ne t’y rendais pas la peine requise serait appliquée par défaut, c’était une somme d’argent. Il  y avait des papiers a fournir RIB ou quoi d’autres ce fut fait et on je m’en parla plus.

 

Mon contrat se prolonge et par l’office d’hlm j’obtiens un F1 décent peu coûteux et bien arrangé avec cuisine séparé et baignoire (j’aime bien les baignoires). C’est là que je découvre les vertus du savon dans la masturbation, ainsi que l’effet obtenu sur le coin du lavabo. C’est pas facile a expliquer mais il s’agit de se caler l’entre-jambe au-dessus de l’angle de la vasque. Faut savonner un peu ça permet de faire des mouvements sur le rebord. Ça augmente les sensations dans le bas ventre, un peu comme un doigté anal. De même j’aimai bien installer un miroir pour voir l’ensemble.

Bien vite, le contact de quelqu’un me manque et je commence a chercher où sont les putes à Angoulême.

Et même dans d’autres villes a côté.

En fait les seules que l’on trouve a l’extérieur sont des travelos. Lorsque je fis monter celui-ci dans ma voiture nous sommes allé nous isoler il me fit une fellation et contre toute attente je demandait de le sucer a mon tour, il accepta et j’y mis de l’application. à la fin il me dit que je suçait bien. J’étais un peu fier !

C’était la seule chose un peu extravagante que l’on pouvait faire dans la région.

 

Pour les femmes c’était simples elles passaient des annonces dans le journal.

C’est bizarre l’état dans lequel cela me mettait … j’essayai de me convaincre que cela ne valait pas la peine qu’après ça reviendrai au même … et puis l’idée que je ne vaux rien que je ne suis même pas capable d’avoir quelqu’un a moi, que je ne sais même pas si je serai capable d’y faire quelque chose à celle là. Qu’après tout une pute j’ai ai rien a faire si je le fais mal, si je suis juste à me vider les bourses. D’ailleurs certaines me dirent “ah ben, tu avais très envie” Mais qu’elle importance, je ne viens pas te voir parce que j’aime le sexe.

Je crois que je les visitèrent toutes l’une après l’autre, lorsque le tour de la question fut fait. je ne renouvelais pas mes visites. Une d’entre elles fut particulièrement intéressante, enfin je ne compris pas bien tout.

C’était pas une toute jeune. L’accueil consista dans le passage dans la salle de bain pour me laver le sexe, ce qu’elle fit de ses propres mains. Ensuite elle me fit des massages de tout son corps en s’allongeant sur moi. Elle proposa des k7 vidéos pour nous accompagner. Je n’en voulu pas. Puis elle demanda qu’elle position je souhaitait. Je dis : “elle sur moi”. Et là, ce fut trop étrange. elle était totalement dilatée et lubrifiée et courait sur toute la garde tellement que j’avais l’impression que c’était un immense _cholps cholps_ dans un vide aquatique. J’ai tenu 2 minutes… Je ne lui ait dit que c’était bon que je n’en voulais pas davantage. On paye avant. Elle pratiquait la sodomie mais c’était trop cher, mais je le regrette un peu car finalement avec tout ça j’ai jamais sodomisé une femme

Le week-end je faisait des paisseries, le ménage a fond, mon salaire augmentait régulièrement, j’achetait des meubles.

Angoulême c’est très bourgeois mais en même temps très petit, Il y avait une superbe fille que je voyais parfois dans la rue. J’aurai voulu être capable de lui adressé la parole de dire quelque chose de gentil… juste ça, juste je t’ai vu,, me vois tu ?  mais je savais que j’en était pas capable et puis et puis… C’était sûrement une bourge de plus qui allait acheté ses bouquins à France-Loisirs. Je ne suis d’aucun intérêt pour elle.

Vint les appels sur les lignes roses. C’est angoissant d’entendre ces malades laisser des messages. IL y a eu une vois féminine et j’ai appelé la personne, elle habitait en fait juste à côté, j’y suis allé. Elle voulait juste être serrée dans des bras, j’ai rien obtenu de plus et en plus elle était moche comme un genou.

Bon bref, il y avait une serveuse dans une boite, j’essayai d’attirer son attention, mais elle était maqué avec le patron de cette discothèque qui d’ailleurs l’engueulait tout le temps ce qui m’enervait assez. Mais on a sympathisé juste comme un client quoi. Bah une fois elle ma fait la bise juste au moment ou j’avais décidé de partir d’Angoulême.

 

Mes camarades étaient de ces gens simples qui vont dans les discothèques abattoirs/étables préfabriquées.

Toujours pareil une fille blonde t’emballe pour que tu la raccompagnes. Juste pour tirer un coup sur le parking de l’église (véridique) parce que tu as dit quelque chose d’un peu original entre deux verres. Ah la campagne !

Quel âge pouvait’elle avoir ? 17/18 ans. Des cheveux longs bouclés, un visage imparfait sans être moche.

Je lui proposait de nous mettre à l’arrière. J’avais pas envie d’elle. Rapidement il eut fallu la prendre sans protection ; ce qui était de la folie en soi. Je n’avais pas d’érection suffisante… Elle, était décidée. Moi, pas convaincu. Cela était embêtant… je ne désirait pas la renvoyer. Alors j’entrepris de lui faire un cunilingus… Ceci me permettrai d’activé mes pulsions. De faire monter la sauce progressivement. Ainsi psychologiquement prêt je pouvais l’introduire. Elle me fit remarqué qu’elle me trouvait “spécial”.

 

Il y eu une autre fille comme ça, ce fut un peu plus délicat. elle était venue chez moi à la sortie d’un bar cette fois, puis j’étais la à lui tenir les mains a faire des tas de trucs romantique avec. Sans aucun mots, mais je ne la trouvait pas très séduisante et puis elle était un peu space. J’avais entendu qu’elle avait été en hôpital psychiatrique. Je crois que j’avais assez connu le genre avec Jeanne qui faisait l’été garde malade dans les asiles pour autistes.

 

Il y avait une voisine qui était charmante, le même style que [prénom effacé] mais bien plus ferme-enfant. Elle garait sa voiture dans le parking et je lui avait laissé un mot une fois glissé dans la portière où je l’invitait a un anniversaire. J’avais pas eu de réponse suite à ça. Mais le hasard fit qu’elle fut embauchée dans la boite ou je travaillait et elle m’apprécia. Je lui avait offert une K7 d’un compilation des cures que j’avais réalisé (amoureusement)… me déclarant qu’elle adorait ce groupe (comment j’avais deviné ?) Elle avait un copain (musicien)… Un jour sur la fin nous déjeunéres ensemble.

 

Je connut [prénom effacé] dans un bar que je fréquentait, j’étais avec un gars un peu bête…

Gars que je l’avais jeté de chez moi, une fois, parce qu’il disait que les musiciens des groupes que j’écoutait étaientt tous des camés. Je lui avait demandé de se casser avant que je m’énerve, sale con !

Bref, celui ci me fit remarqué une jeune fille à une table et me demanda si je savais comment aborder une nana pareille.. Pff, je ne sais pas je crois que j’ai trouvé sa question trop conne. Et je lui dit , et bien tu vas voir et je suis allé voir la fille et nous avons sympathisé. Les choses en restèrent là. En fait oui tout ceci n’est qu’une question de légèreté. Pour plaire à une fille qu’importe la sincérité. Les filles n’entendes rien a ça. T’es léger tu gagnes. T’es lourd même les vestiaires ne voudront pas de toi. c’est un peu caricatural. Mais tout le monde s’en fout, alors passons.

 

Quelques jours plus tard, je me suis arrangé pour la trouver… genre oh, ben je passait là, et puis le baratin sur “y’a pas de hasard”, et blah et blah et blah, sur qu’il n’y a pas de hasard j’étais là parce que je l’avais cherché.

En fait la nana était de Poitiers et faisait un stage dans l’agence de tourisme juste à côté.

Je lui proposait de venir avec nous le samedi suivant, on irait en boite, etc, enfin les conneries habituelles.

Celle-ci fut partante.

La soirée arriva, tata tata tata… A la fin de la nuit je proposait que tout le monde viennes chez moi. Pour manger des pâtes, les pâtes après une bonne nuit c’est l’idéal, ça te requinque incroyable, ton estomac tiens mieux et tu passes un excellent sommeil derrière. Enfin [prénom effacé] resta chez moi, les autres s’éclipsèrent. Un fille qui s’appelait [prénom effacé] me fit remarqué que j’avais obtenu ce que je voulais au sujet d’[prénom effacé]. Je dis oui. Je suis sûr qu’elle était jalouse. Cela avait beau être une belle blonde, bien foutue, pas totalement niaise. C’était qu’une fille en manque de son père courant après tout ce qui bouge. Une Jeanne bis en latence. Et même si son complexe de supériorité de blonde sexy en patissait. j’en avait rien a foutre d’elle.

C’était la fille d’une responsable dans la boite ou je travaillait et la rumeur disait qu’elle était sortie avec toute l’équipe du bureau.

Il y eu d’ailleurs a un moment une stagiaire espagnole à la boite, qui s’appelait [prénom effacé]. prononce [prénom effacé], en espagne tout est plus compliqué, mais elle était prude, pas sans charme, mais sage. La stagiaire Allemande me parut plus chaude mais bien moins intéressante. Puis je ne me rappelle même plus de son nom, on pourrait supposer qu’elle s’appelait [prénom effacé].

Ben quoi, j’essayai juste de m’intéresser aux filles, pour une fois que ca me prenait dans ma vie ! Pour une fois que je n’attendais pas qu’elle s’intéresse à moi, comme par magie. Bon, force est de constater que c’est pas ca qui fait monter plus vite la choucroute.

Bon revenons a [prénom effacé], C’était une grande fille qui suivait une enseignement dans le tourisme. Taille fine, gros seins, peau douce qui avait un petit problème avec la baise. Et puis elle louchait. je lui faisait découvrir la musique que j’écoutais, on s’amusait avec le synthé. Une fois elle n’avait pas envie de tirer une crampe, tandis que moi je bougonnait, elle me dit : “attends je faire quelque chose pour toi”. Il me fit une fellation ! sans être bien experte mais le coeur y était. L’ayant vu de près elle déclara que j’avais une belle queue. (on n’en demandait pas tant !)

elle n’étais pas désagréable, mais ne s’investissait pas beaucoup, me parlait de son ex. elle semblait très indécise.

Ça décollait pas des pâquerettes. Certaines semaines elle n’était pas là, suivant des cours dans une pension a perpetes-les-oies. Mais c’était pas le genre de fille pour laquelle on s’inquiète. Trop prude, trop transparente.

Et d’un autre côté je n’avait jamais connu une fille qui mouillait autant quand on la touchait !

 

Une nuit j’eu un rêve qui me réveilla en me débattant, je donnait des coups de partout et [prénom effacé] en pris. Ce qui me dérangea énormément. Ma crainte était de m’en prendre à elle sans raison. En fait, une crainte au fond de moi, quelque chose qui faisait que je culpabilisait un max. J’avais peur qu’un délire violent me reprennes.

J’avais rêvé qu’un énorme boa constrictor c’était enroulé autour de moi et inexorablement m’étouffait, m’étouffait, m’étouffait.

Je me débattait et celà me fit sortir du cauchemar. Immédiatement en me réveillant je m’inquiétai de savoir si j’avais fait mal à [prénom effacé], je m’excusai comme si je m’en était pris à elle, et c’était exactement l’impression que j’avais. Intérieurement je me disait je ne peux pas rester avec elle je suis trop dangereux. Viendra un temps ou je ne pourrais me contrôler et puis que m’apporte t’elle ? elle baise pas ! la nuit je veux la prendre mais elle se retourne. Elle dort. Elle dort comme un bébé de 5 ans et jamais elle ne me sautes dessus, comme qui le faisait déjà ?

Fut un temps j’avais essayer de la sodomiser, mais décidément je dois manquer de technique. Comment on fait ? “Qu’est ce t’essaye de faire” disait t’elle a demi endormie, puis se tournait et dormait. Et moi “chié” j’avais pourtant envie !

Et ce serpent qui m’avait empêché de respirer, que cela voulait-il dire ?

 

C’est alors que Jeanne appela ! [prénom effacé] n’avait pas été là de la semaine. Jeanne  entama la communication par une phrase du genre “devine qui c’est !” Elle s’excusa de son insolence d’avoir appeler, elle avait trouvé mon numéro de téléphone et n’avait pas pu résister.

On parla un peu. Est-ce cette fois là ou elle me dit qu’elle voulait que je viennes, que je viennes tout de suite.

Je refusait argumentant que je ne le ferait pas. Que cela n’en était pas question ! Elle appella plusieurs fois, dans ces situations, à cinq heures du mat’.

Elle me laissait des messages sur le répondeur. je la rappelait. Nous avions dût établir un code : comme “tu laisses sonner 3 fois” pour ne pas tomber sur la mère.

Jeanne  n’était pas romantique, non pas du tout, elle était romanesque !

A partir de là mon histoire avec [prénom effacé] fut mise de côté, je lui expliquait que je préférait que l’on ne se voit plus. blah blah blah, en fait Jeanne  se manifestait de plus en plus, et je ne pouvais pas avoir deux fers au feu.

 

Un matin Jeanne pris le train et me rendit visite. Elle me raconta plus en détails ces aventures, en fait elle “s’engouinait” selon son expression. Elle s’embrassait avec des copines, puis même une autre fille plus âgée qui soi-disant c’était faite violée jeune et patin et couffin : gouine a la fin.

J’indiquai à un moment que je souhaitais me rapproché d’elle et d’être affectueux. Elle déclina mon initiative et nous en restèrent là. A la fin du week-end je la ramenait en voiture à Toulouse, elle semblait satisfaite d’avoir pu parler. Elle semblait inquiète au sujet de ces relations et assez perturbée.

 

Un matin Jeanne m’appela, elle voulait instamment que je viennes. Il me semble bien qu’elle me raconta qu’elle avait ramené un mec chez elle et que finalement elle l’avait renvoyé. Du coup, il fallait que je viennes parce que … Parce que c’était avec moi qu’elle voulais faire l’amour…

Alors, j’ai fait les 300 bornes Angoulême/Toulouse et au petit matin, j’ai rejoint Jeanne . Elle avait laissé ouvert la maison sa mère qui n’était bien sur pas là, partie en week-end …. je suis monté à l’étage, Je l’ai trouvé dans sa chambre. Je vint près d’elle… Elle semblait dans une demi coma, le jour pointait a l’horizon. Elle ne m’accueillit pas mais savais que j’étais là. En chien de fusil elle semblait plutôt disposée a dormir. Cependant elle m’indiqua ses fesses. Et ce fut moi, en plein éveil, qui fit le reste.

 

Par la suite je fut invité a connaître tout le petit monde des nouvelles connaissances de Jeanne . j’en connaissait les principaux, mais les attitudes semblaient avoir bien changées. Après-midis et soirée, bars homo et séance de bisoudrome dans des apparts. Tout cela restait superficiel à souhait. La plupart du temps vers les 3 heures du mat’, je disait à Jeanne  que j’étais fatigué et que je rentrait… elle me fit remarqué, une fois, que j’aurai pu sortir avec [prénom effacé], une de ses copines. Qu’elle aurait sûrement été partante… Je lui dit que ce n’était pas utile. J’avais connu [prénom effacé] avant mon départ de Toulouse quelque ans auparavant. Je trouvais que comme Jeanne  elle c’était sérieusement enlaidie, sous l’effet de je ne sais quel malaise. [prénom effacé] précédemment avait de magnifique cheveux bouclés qu’elle avait remplacé pour une immonde paillasse décolorée. Tandis que Jeanne  avait des cheveux courts et gras.

A l’une ou l’autre de ces soirées et peut-être une que nous passâmes que tout les deux. elle m’amenait pour dormir après avoir bien profiter de la nuit dans un appart dont une de ces copines lui avait laissé les clés … L’endroit était plaisant, nous dormîmes… Elle m’avait parlé sans cesse de ce film “basic instinct” , je ne l’avais pas vu mais elle m’avait sûrement décrit quelque scènes. Lorsque ses forces furent reconstituée au petit matin elle profita de mon réveil paisible pour me prendre les poignets et me les bloquer, bras en croix. Et venir sur moi aussi bien que toutes les fois où elle avait accomplit ce mouvement. Elle fut assez brève fatiguée où rassasiée je ne sais pas.

N’ayant moi même pas atteint mon apogée, alors qu’elle s’enfonçait à plat ventre dans les oreillers je me redressait derrière elle pour la prendre en levrette et me finir par sa vulve encore chaude.

A aucun moment je n’eu l’autorisation de l’embrasser, même ensuite lorsque nous furent sur le départ. Il n’était pas question d’affection. Elle restait la plupart du temps silencieuse. J’essayai de respecter cet état.

 

Dans la société ou je travaillait, il y avait [prénom effacé]. Une sympathique brune, toujours amicale et plaisante, c’était pas une beauté, une femme ordinaire mais attachante. Celle ci me déclara qu’elle voulais faire l’amour avec moi, même une fois, allons donc : c’est a croire que les filles s’ennuie comme des rates perdues en province !

Elle était mariée et avait deux gosses. Elle vint chez moi boire un café comme ont le fait un de ces 4.

Je la sentait tenaillée par son désir. Je lui expliqua que je ne préférai pas … Que j’étais pas amoureux d’elle et que partant de là… c’était sans objet. Elle en prit son parti.

Je crois que j’ai bien fait car le soir même j’ai vu son mari rôdé dans ma rue. Et je me suis “hé bien celui ci cherche ça femme, mais elle n’est pas ici, ouf !

 

J’en eu un peu marre, de tout ce bazar y compris certains de mes comportements limites.

La fille que je suivit jusque chez elle, et qui me pria d’arrêter ce manège. Celle qui une nuit me demanda de la raccompagner en voiture. A un moment je glissai ma main sur ses genoux et évidement cela jeta un froid.

Il y eu même cette petite qui semblait intéressée, alors que nous discutions pour faire connaissance je lui balance que je battais mon ex et qu’en plus cela lui plaisait ou que j’en étais fier. J’ai bien du dire un truc comme ça, je suis sur. Une bonne façon de dire dégage, petite sotte ! non ?

J’avais besoin de stabilité pensais-je, j’avais un travail, j’allai peut-être faire ma vie, là. Après tout il suffisait de bien mentir a quelqu’un, sinon rien n’arriverait de toute manière.

D’où l’idée des agences matrimoniales. ceci fit long feu. Après deux trois rencontres, je me ravisait et décidait de quitter cete ville. D’aller a Paris, là il y aurait sûrement d’autres gens et pas de ces filles bourgeoises qui se croient le centre du monde (Je suis con des fois).

J’arrivai à Bagneux en février 94, mon premier logement fut un 20 m2 à 2000 Frs, ça fait des comptes ronds. J’avais été obligé d’empiler tout mes meubles par manque de place. Il ne resta qu’un infime passage je ne pouvais ouvrir le clic clac, or de question d’inviter du monde ! Mon espace de vie ce limita donc au canapé !

 

Je pris l’habitude a partir de cette boite, commençant a avoir fréquemment l’usage de clefs, de me masturber dans les locaux d’une société. Un espèce de désir d’exhibition refoulé, dans un endroit public où je me trouve en secret. Ou alors des réminiscences de Jeanne  qui affectionnait ce type de comportements. J’ai parfois imaginé faire l’amour a une personne inventé dans de telles circonstances. Le phénomène avec les prostitués est peut-être plus profondément lié à elle dans ce sens qu’il s’agit de lieux que l’on ne connaît pas à l’avance.

L’insolite est-il sexuel ? Je le crois.

 

Cependant je continuait a me renseigner sur Jeanne. J’appelait des ses copines pour avoir des nouvelles indirectement. Elle travaillait sur Paris, habitait chez son grand-père. Alors, j’allai dans ces coins là, j’avais les adresses, pour… on ne sait jamais.

Puis je fis appeler quelqu’un chez son père, avec un prétexte, pour avoir son adresse personnelle.

Elle était avec un mec et venait d’avoir une fille.

Un soir j’appelait au numéro obtenu, j’ai juste dit : “tu as eu un accident corporel !”

Et elle raccrocha. J’ai du rappeler ou je ne sais, boire une bouteille de champagne , avant… enfin dans un autre appel. Je lui demandait si elle était heureuse ? elle me dit que oui, un oui pour se débarrasser peut-être.

Elle n’avait ni envie de me paler, ni de me voir. C’est clair.

J’ai du être repris par un de mes états pathologiques, encore… j’ai pris la voiture et je suis allé jusqu’où elle habitait, en fait pas très loin dans le sud de la région parisienne, que je considérait comme une de ces coeincidences que l’on peut écarter.

Je sonnait. Dit que je voulais voir Jeanne. Son mec descendit et me parla, alors je lui parla. J’ai du dire des tas de trucs incohérent. Je me suis mis dans l’idée de le mettre en garde que Jeanne  n’était pas quelqu’un de facile a comprendre ou vivre. Qu’il fallait qu’il se méfie d’elle ou quoi encore…

J’ai fini par battre en retraite. A partir de ce jour, je pût me détacher de cette histoire définitivement.

Ce qui ne veux pas dire que je n’eut pas de nouvelles de Jeanne.

 

Je sortit en soirée parisienne une ou deux fois. Je crois que des la première je me suis bourré la gueule, à un moment j’ai cru voir Jeanne assise sur une chaise, j’ai shooté la chaise, il n’y avait personne. Je me suis fais éjecté des lieux, et j’eu droit a un coup de poing, la marque est restée.

Je décidait de ne plus boire, autant.

 

J’aurai pu sortir avec une fille rencontré au Gibus. Je m’étais senti l’envie de parler, pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre ? Je ne sais comment j’ai constaté qu’elle était dans mes bras. Chose a laquelle je me pliait plus par gentillesse que par envie. Elle m’appela ensuite me proposant de se revoir, évasivement je fis comprendre que je n’était pas intéressé.

Je décidait de ne plus sortir.

 

Depuis toujours mes parents avait reçu des coups de fils bizarres. Souvent “elle” avait fait appeler d’autres personnes, muets ou anonymes. Je ne crois pas qu’il y ait jamais eu d’insultes, justes des propos incohérents.

La dernière fois ou ma mère me signala ce type d’appel, j’avais déjà emménagé à Montrouge dans un logement un peu plus décent que le précédent et elle me relata ceci :

“Un type à téléphoné de Melun (Seine-et-Marne), une nuit, disant être le copain de Jeanne, que sa femme est mal à cause de moi, et qu’il ne sait pas quoi faire !”.

Je rassurait ma mère sur ce sujet, lui précisant que je n’était pas en contact avec eux, que je n’avait aucune intention de le faire et que cela finirait par se calmer.

Fin des épisodes.

 

Parmi mes collègues de travail, il y avait la standardiste, la quarantaine.. Elle m’avait bien aidé à m’installer.

Un peu plus tard je prenait la suite du logement qu’elle occupait ayant elle même trouvé mieux.

Un soir où j’avais été invité a manger dans une pizzeria avec elle, sa fille et son gendre. Elle me raccompagna jusqu’au bureau ou je voulais récupérer quelque chose.

Dans la voiture avant que je la quitte elle eu un regard bizarre, tendancieux alors quoi que voulait-elle ?

Ce signal me sembla creux et n’y prêtait pas attention.

Le lundi suivant, elle lança à quelqu’un dans le bureau, “oh, mais y’a plus d’hommes !”.

En effet, on peut voir ça comme ça.

 

J’aurai voulu juste avoir des amis, quelque chose sans implications. Et pourtant si cela arrivait à un moment cela ne m’intéressait plus. Je préférait rester chez moi, seul, a me masturber devant la télé.

J’avais l’impression d’être entré dans une longue phase de repli. Je faisait bilan sur bilan.

Dans l’agence ou je travaillait arriva une jeune fille. Des cheveux longs et noirs et une peau blanche incroyable !

J’essayait de me montrer attentionné a son égard. de nous trouver des points communs. Elle était du sud-ouest comme moi.

Parfois j’avais envie de lui donner des bises, si j’y parvenais alors elle me jetait un regard qui marquait sa désapprobation. Je me sentai malchanceux !

Un soir ou nous étions resté un peu tard pour finir un travail, elle me demanda de la raccompagner en voiture chez elle, car les bus ne passait plus.

En discutant de choses et d’autres et de boulot on arriva devant chez elle et alors pour me remercier elle me fit deux bises vraiment attendrissantes.

J’ai du me prendre a fantasmer, je ne sais trop… C’était quelqu’un d’un peu dure qui ne se laisse pas facilement aller à la sensiblerie. Je ne savait comment faire. J’essayai de l’inviter au resto, au ciné, mais elle refusait. De parler musique, mais elle aimait Les Rolling Stones et REM. Elle était vraiment bouchée du bulbe !

Encore dans un de mes délires. Je suis allé devant chez elle un dimanche et j’ai attendu. En fin d’après-midi je la vit rentrer chez elle en compagnie d’une autre fille.

Je me décidai a sonner à son interphone. Personne ne répondit.

Le lundi, elle me signala qu’elle m’avait vu, me reprocha de ne pas avoir prévenu. Je prétextait que j’étais venu juste boire un café un truc comme ça. tata tata tata.

En fait je crois bien qu’elle était gouine…

Lorsque je démissionnai de cette boite, elle accepta une invitation au restaurant. Je me rendis bien compte alors qu’elle n’avait absolument aucune émotivité, aucun affect, qu’elle n’était pas très aimable.

 

Par la suite, j’ai fait de l’intérim, du freelance, et je me suis mis a l’Internet, C’était en pleine ébullition. Internet Explorer n’existait pas encore ! a peine Netscape 1 ou 2 et les autres services du Web : forums de news, IRC. Le repli sur moi-même fut encore plus profond. Je réalisait que je n’avais jamais pu compter que sur moi-même que chaque chose que j’avais voulu je ne le devais à personne. En quelques mois je devais apprendre un nouveau métier. La réalisation de sites Web. et j’étais bien décidé à me faire connaître dans ce secteur.

 

J’ai du aller voir les putes aussi une ou deux fois. Mais ce qui me suffisait la plupart du temps c’était de sillonner les rues la nuit de voir ces filles ou ces travelos et de rentrer chez moi sans en avoir pris aucune (aucun).

J’écoutais aussi les réseaux téléphoniques roses ou bien les gratuits d’annonces. Parfois j’essayai d’appeler.

La plupart du temps les lignes sont décrochées.

Pour certaines annonces, en fait, la fille envoit des photos cochonnes d’elle (pas sur).

Je me masturbait sur ces photos et au bout d’un temps les jetait. Contre paiement tu peux en avoir d’avantages …

Lors d’un appel, je tombais sur une fille qui pour une modique somme me proposait de venir chez elle. C’était dans la banlieue proche. Je m’y rendit… Elle était une maison son mec était là. Apparemment chômeurs, cela semblait être quelque marginaux, Ils écoutait U2. Le gars semblait perdu dans quelques absences fumigènes. Il sortit.

Alors que nous étions dans la chambre. la nana m’expliqua que son mec avait un problème et qu’il n’arrivait pas à la satisfaire, qu’ils avaient hérité de cette maison mais qu’ils ne s’en sortaient pas. Ceci pour tout cela.

Je la prit par deux fois. Elle eut une attitude bizarrement affectueuse. Me déclarant que l’on lui avait retiré la garde de son gosse et que son ex: s’appelait [prénom effacé]. Ceci pour tout cela.

J’eus envie de la revoir, l’appelant. Elle, acceptant. Moi, finalement y renonçant.

 

Je détestai les week-ends profondément, je détestai tout d’ailleurs. A Angoulême j’avais commencé a faire une chose, qui consistait à chercher dans l’annuaire des noms de filles pour les appeler et a débiter alors des insanités.

Du genre : “tu as envie de te faire sauter”, “tu mouilles salope !” J’ai pas souvent du être très original.

Dans ces temps là, J’appelait au hasard. Tandis qu’ensuite ce fut particulièrement le prénom _Jeanne _.

Dés que j’en trouvai une fallait que je l’appelle, je ne pouvais pas me retenir. Après je les insultait tant que je pouvais, plusieurs fois de suite. Jusqu’à que je me sentes mieux.

“Tu veux te faire bourrer, hein tu adores ça !”.

Tant de haine en moi, de désespoir, de misère.

Puis commença l’exploration des bas fonds de l’Internet… Enfin c’était pas pire il y avait enfin un peu de communication dans ma vie à défaut de communion.

Cela pouvait être du genre en discutant sur IRC avec une fille que celle-ci m’appelat. J’avais du dire que j’étais chef d’entreprise et peut-être cherchait t’elle plutôt du boulot… J’imagine ce qu’elle aurait pu être prête a faire si j’en avais eu a lui proposé.

Dés le début j’avais été en contact avec Cathie … elle m’avait aidé a configurer ma machine pour que je puisse progresser normalement sur le Web. Cela n’avait pas dépassé 2/3 mails d’un contenu purement technique.

Parallèlement je faisait du freelance. Et j’étais très occupé pour gagner un peu d’argent.

Dans l’ensemble je dépensai plus que ce que je gagnai. Mais je ne m’inquiétait pas trop.

Il y eu une relation suivie avec une Québécoise, croisé sur IRC, on s’y retrouvait de façon régulière. De fil en aiguille on se passionna l’un pour l’autre. J’y passait des nuits entière a discuter. On s’écrivit : J’envoyait des k7 elle m’envoya du chocolat et des cigarettes locales. je ne pensait plus qu’a elle. Parfois nous nous faisons des films érotiques, on s’imaginait faire l’amour ensemble et on décrivait nos ébats. C’était chaud et ça durait des heures ! On s’appela au téléphone, surtout moi, une ou deux fois.

Un jour, je constatait par sa page Web que Cathie  avait trouvé un job, tout près de [ville effacée], je décidais de la recontacté.

 

Parfois plus par nécessité d’être rassuré sur ma virilité, j’allais dans Paris. Dans ces quartiers qui sont arpentés, dans les horaires nocturnes, par des dames en déshabillé. Cette fois c’était du côté de l’Etoile. Secteur des putes de luxe. Juste pour le coup d’oeil. J’avais laissé la voiture, désirant m’enquérir de plus près de l’aspect et des prix.

Des femmes mûres dans les 1200 frs la passe. C’est l’amour en appartement ou dans un parking. Le speech agréémenté de commentaires du genre “je suce bien” ou “tu en auras pour ton argent”.

Enfin plus de 1000 frs c’est hors de portée. Je vais réfléchir dis-je pour ne pas vexer.

Dans une des rues principales, une grande blonde assez jeune et remarquable tiens la pose. Demande les tarifs. 500 Frs entends-je ! je suis surpris et n’y croyant pas je dis ok !

Alors la fille me fait monter dans une Mercédés qui conduite par une autre femme habillé selon les circonstances démarre et part dans un périple qui semble bien compliqué. Les événements me semblent exagérés par rapport à l’accoutumé. Dans ces situations je ne suis pas bavard.

Allons donc. nous arrivons dans l’appartement. C’est là alors qu’il faut payer que je comprend qu’il y a méprise… sur le prix à payer. 1500 frs !

A présent je désire m’en aller, je dis que je suis surpris. J’essaye de me sortir de cette situation. La blonde est une espèce de Bimbo avec des seins comme des melons, la vieille parait être une de ces matrones a qui ont ne la fait pas.

Celle ci s’absente dans une pièce voisine, apparemment il y a du monde dans l’appart et j’ai intérêt a trouver une solution rapido sinon ça va pas aller en s’améliorant.

La femme rapporte quelques menaces, la bimbo fait miroiter que des seins comme les siens, ça se mérite !

Elles admettent que j’ai pas l’argent sur moi, qu’a cela ne tienne. Nous allons aller au distributeur le plus proche pour compléter la somme.

Les deux me serrent de près, pas besoin d’avoir l’intention de m’échapper. Le premier distributeur ne m’autorise pas a dépasser un plafond qui ne me permet pas d’obtenir la somme voulue. Qu’a cela ne tienne il y a d’autres distributeurs. L’argent que je dispose en banque n’est pas important, l’informatique le sait et donc il bride.

Mais comme bien souvent dans un faible intervalle de temps, on peut tricher en passant d’une borne bancaire à une autre.

Je suis conduit intimement vers un autre appareil et dans l’euphorie des deux dames, me pressant, je retire bien plus que nécessaire. Elles auront eu 2000 balles en poche en un rien de temps.

La vieille m’annonce que je ne serai pas déçu et que maintenant elles vont bien s’occuper de moi.

Ces deux me font plus peur qu’elles ne me donne envie de les tirer. La plus âgée qui commande les opérations effrayerait un gamin. La pulpeuse a un niveau intellectuel comparable à un lavomatic.

Revenus sur le théâtre des opérations, la Bimbo fait son exhib. et en un rien de temps le bonne femme m’équipe d’un préservatif et entame une fellation.

Finalement la blonde plaquée dans mon dos n’en fait pas plus que ça. La vieille en quelques commentaires sur ma vigueur s’acharne goulûment sur ma verge.

Je me dis que je vais jouir dans sa bouche le plus rapidement possible et ainsi je pourrais partir sans demander mon reste. Curieusement pour une fois je trouve que tout prend trop de temps.

Aller ! fout lui ta giclée et que l’on parle plus.

Heureusement tout a une fin. Le départ et le raccompagnement arrive enfin.

Et c’est sans tambours, ni trompettes que je regagne ma voiture.

Pour le coup je suis bien décidé a ne plus m’y laissé prendre. J’ai plus une thune. Ça va être dramatique de réparer financièrement cette grosse bourde. L’impression ma foi de m’être bien fait baisé !

 

Ne pouvant plus payer mon loyer, sentant la bérésina devenir inéluctable je me rabattit sur Cathie, après maints palabres par email, elle finit par me téléphoner. En peu de temps, m’invite chez elle pour mon anniversaire.

Je la vit, elle ne me plaisait pas du tout. Mais j’allais faire un effort. Hein, là ! J’ai débarqué chez elle à la fin 96.

Je continuait mes activités freelance, mais bien vite elle désira stabilisé ma situation. Elle travaillait dans une boite Internet et je put y rentrer puisqu’ils cherchait un graphiste. Comme quoi lorsque l’on souhaite quelque chose tout les coups sont permis. Par ailleurs la situation était gratifiante dans plusieurs domaines je me stabilisait, je devenais plus responsable. Cathie est quelqu’un de légaliste. Toujours un esprit d’équité, de règle. Mais bon, dés le début je préférai me masturber que de lui sauter dessus. Notre phase “on est amoureux et on fait ça tout le temps (pas partout)” fut brève. Très vite elle avait fait le nécessaire pour assurer une sexualité protégée mais naturelle, dépistage, stérilet. Je trouvait très intéressant de la suivre dans cette organisation. Cela ressmblait a tou ce que j’avais toujours voulu, en avait la couleur, mais pas le goût, certes. Cathie étant une maniaque des urgences (franchement quand il y a urgence c’est pas là qu’il faut aller). Nous étions ensemble pour toutes les activités de la vie quotidienne et même au boulot… Elle m’incitait a respecter les horaires, aller chercher [prénom effacé] à l’école. Une vie réglée, carrée, sans surprise.

Mais j’appréciait les choses a leurs justes valeurs, cela me sécurisait, me permit de remonter la pente avec quiétude.

Nos arrangements financiers était remarquables, Assurément elle aime les chiffres alors que je les détestent.

En tout les cas, cela m’assura à nouveau, au fur et à mesure, un budget musique/cd… J’en profitait tant et plus. Lorsque je ramenait quelque chose de nouveau comme _Cranes_ . J’avais beau dire que c’était génial. elle n’y prêtait pas le moindre intérêt. Alors je restais seul avec la musique.

Elle préférait suivre n’importe quoi à la tv ou écouter France-Infos.

 

Au début, nous furent contraints de vivre à 3 dans un 32 m2, la seule chambre étant réservé à [prénom effacé]. Nous dormions dans le salon sur un espèce de truc épouvantable qui mettait un mal de dos terrible.

Ce jeu là en valait l’économie de bouts de chandelle !

Après maintes visites dans les environs de [ville effacée], la ville ou nous travaillions. Nous finirent par dégottés une “petite” maison en fait un mobilhome dans un ex-camping. Un lieu de villégiature pour certains retraités et que beaucoup avait transformés en lieu de résidence principale, un peu à l’américaine. Le loyer n’était pas excessif pour le jardin dont nous disposition. J’ai adoré pendant cette période être dehors a défriché, arranger l’espace, bricoler ! Ainsi je passait mon temps dehors. J’avais toujours une bonne raison pour ne pas l’accompagner ici ou là le week-end. Bien sur je ne pouvais pas couper à tout. J’admet que dans un couple il est parfois bon je laisser du lest. Mais peut importe comment les choses se font, l’important c’est pourquoi !

 

Un jour elle me proposa le mariage, bien qu’ayant toujours imaginé que je ne désirai pas rester toute ma vie avec elle. J’ai accepté, un peu par curiosité, beaucoup par faiblesse. J’imaginai que ma vie en resterait a cet état là, ma foi je ne vois jamais bien loin…

D’ailleurs je correspondait encore avec l’amie Québécoise, du jour au lendemain qu’elle apprit mon mariage elle arrêta d’écrire, rien n’y fit. (c’est a se demander a quoi sert d’essayer d’avoir des relations humaines normales).

 

Nous avions parlé du désir d’enfants, elle était pour, mais plus tard. Le temps qu’elle soit installée dans un travail. Moi, j’ai dit que je voulais en avoir aussi, mais je ne suis pas sur d’avoir dit que j’en voulais avec elle.

De plus, j’étais pas toujours d’accord sur l’éducation d’[prénom effacé], et puis je ne suis pas son père et donc c’est donc toujours difficile de donner une opinion dans une situation où on n’as pas toujours été concerné.

J’ai pensé que dans l’idéal je souhaitai avoir mon ou mes propres enfants et c’est tout, manifestement là ce n’était pas possible.

 

Cathie  ne boit pas, ne fume pas (d’ailleurs je devais fumer mes cigarettes dehors – elle espérait que j’arrête), ne va pas dans des endroits insolites. Le dimanche, elle allait a ses séances de secte. Moi je me masturbait dans le jardin ! un peu d’eau et de savon étant toujours indispensable.

C’était bateau, mais c’était cool !

 

Puis la boite ou nous travaillions cessa ses activités. Nous trouvâmes du boulot sur Paris. Il devenait essentiel de trouver un nouveau logement. Nous allions à présent vivre en appartement.

Cathie devenait très carriériste, son sens des affaires et de l’argent. Moi je préférait une petite boite sympa qui ne m’avait pas fait la meilleure offre mais me permettait de miser sur la tranquillité et la possibilité de faire ce qui me plaît. Finalement je penses avoir fait le meilleur choix possible. Meilleur que les siens.

 

Nos rapports sexuels était du genre : je te suce avant, tu me prends après. Je te suce, tu me prends. Je te suce, tu me prends, enfin non pas toujours… J’étudiais les positions. Je profitai de sa docilité pour explorer plus avant.

Un jour elle avait acheté de la vaseline. Elle l’utilisa principalement pour me masturber, mais s’il y avait d’autres usages cela ne m’était pas venu à l’esprit immédiatement.

La pénétration était aisée, sensation peut-être du à la maternité ; je ne sais pas, je n’ai jamais expérimenté cette évolution chez une femme.

Je tentai la sodomie ; elle me dit : “elle est trop grosse pour un si petit trou”.

Sur la fin, il suffisait qu’elle ailles se coucher et moi tandis que restant à veiller devant la télé, après un moment, je m’installait avec tout l’attirail nécessaire : serviette, bol d’eau savonneuse pour m’accomplir. J’ai manqué une fois de me faire surprendre. Ca te fais quoi si je te dis que je pensais a toi a ces instants là ?

Bah, même sans je pensai à toi et peut-être a d’autres qui sait ! Ca change quoi ?

C’est comme boire, manger, chier, vomir, pondre des gosses. Et encore tu peux avoir ta boisson préférée, ton plat favori. Pour le reste on fait comme on peut. Choisir ce que l’on ingurgite, ah oui ca c’est vraiment trop beau !

Mais toujours possible.

Puis au printemps 99 – Marie arriva. Tu connais là, mais j’ai à dire.

J’avais toujours cherché par le net a faire de nouvelles connaissances. Quelques correspondances qui bien souvent s’achevait vite. Je surveillait les forums. toujours prêts a détecté le message qui me permetrrai d’entamer une discussion. A l’époque on ne sait pas trop où les gothiques se terraient.

Avec toi, là, nous étions pil’poil dans le sujet qui me passionnait.

Bah, même si je ne faisait pas de vague a ce sujet dans ma vie de tout les jours. Je considérait la chose comme un jardin secret que je ne pouvais partager avec personne. Tu vois par tout ce que tu viens de lire. Ce sujet avait généré la plus belle période de ma vie. Comment toute cette légéreté que j’avais pu touché du doigt, une fois, m’avait finalement quitté à nouveau. En passant par des aléas improbables.

En fait l’amour ca n’existe pas. Ou ce que j’appelai de mes voeux ce n’est pas ca. Cela s’appelle le fusionnel. Et ceci passe par tant de condition que c’est normal de ne l’avoir jamais trouvé sur mon chemin.

Or, je n’était même plus capable d’imaginer comment ceci peut s’atteindre. J’avais plus de aucune croyance en ce domaine.

Toi, tu as réveillé cela. Sans le faire exprès. Sommes-nous comme des pélerins sur un chemin semé d’embûches. Regarde-moi. Je suis truffé, criblé d’erreurs impardonnables.

Au fil des semaines de notre correspondance je ne suis aperçu qu’il y avait cette innocence, une innocente disponibilité attachante. Et surtout cette fantaisie, Ah la fantaisie comme elle m’avait manqué ! Tu sais.

Comme j’apréçiait de pouvoir parler d’autre chose que de l’aspect matériel de la vie, du trivial ! Autre chose que des Cathinades ! Puis je retrouvais des choses en moi que j’avais laissé tomber, soudain peut-être je m’aimai mieux :)

Puis “on” a voulu se voir. Peut-être plutôt juste “tu”. J’espèrait au minimum que tu me trouves suffisament bien pour continuer à explorer cette relation. J’avais à sortir lentement d’une léthargie pour trouver a nouveau ma voie.

Puis tu n’as plus rien dit. Je me suis dit ca y est ! On me fait comprendre a nouveau que je ne vaux rien. Que j’ai une tête a qui on ne prête pas. Pas même un peu d’amitié.

Alors j’ai déliré, déliré comme du temps de [prénom effacé] . Divagué sur les vagues de la confusion.

J’avais vu dans tes yeux tout ton malaise. Tout les malheurs de Jeanne  (expression). Qui revenait et montait en moi, a me submergé. Dans ma paranoia, j’ai consulté tes mails et j’ai compris tout ce que je n’avais pas vu venir. Que tu me manquait, trahissait et me faisait un mal que je ne put contenir… Une [prénom effacé]  bis se profilait. J’ai écrit ce mail qui me suicidait électroniquement. Et pendant une semaine j’ai eu la nausée semblable a mes nausées toutes ces années durant. J’ai pris pornography avec moi, peut-être ai-je toujours trop écouté ce disque, peut-être j’y calque trop ma vie où alors est-ce lui qui se fond parfaitement en moi. Je ne désirais plus entendre autre chose. tout s’arrêta là en 8 titres. Mais il y a quelque chose de fondamentalment positif dans ce disque, l’essentiel.

Tout ce que je suis et rien d’autre, seulement moi.

Alors j’ai pensé comme j’avais pensé pour Jeanne. J’ai pensé si tu as besoin de moi, je serai là. Peut-être une vision déformée, peut-être, mais surtout une conviction, telle !

Je suis revenu, parce que je voulais t’aider. je ne savais pas encore de quoi, ni comment. Mais je devais veiller sur toi. Pour que on ne te vois pas tel que j’ai été et que tu deviennes pas ce que je suis.

Je devais rattrapper toutes ces années où je n’avais jamais su comment prendre les choses. Je devais aussi me racheter de mes fautes. Tu devenais une raison fondementale pour que ma vie ai un sens.

Tu es partie, mais j’avais encore cette conviction que tu reviendrais. Alors peut-être que par dessus l’affection, cette volonté de te tenir la main et venu se greffer de l’amour. Je ne suis qu’un homme…

je pensais a toi tout le temps, serein. La chose la plus importante était que je puisse faire quelque chose pour toi, quelque chose d’extraordinairement positif et que j’espérait beau. J’étais comme un chrétien qui décide de construire une cathédrale pour la madone. Or je ne sais faire que des sites web et des dessins. Alors c’est ce que j’ai fait en y mettant le meilleur de moi-même. Ce meilleur que l’on m’avait fait détesté, je le donnait a nouveau. Pour moi c’était insensé, mais salvateur.

A ton étoile !

Il y a en toi un peu de toutes des filles ou garçons que j’ai connu, c’est ta richesse face à l’univers. Car même les plus insignifiantes sont là en moi. Elles font parties de ma vie affective comme toi.

Que je les aies peu où beaucoup aimées. Elles représentent souvent le meilleur de moi-même et parfois le pire.

Et je ne peux les oublier. Peut-être qu’a un moment il faut dépasser cela, sinon, comment trouver la force de donner sans partage. Mais j’ai voulu te les faire connaitre. Pas pour que tu leur ressembles, pas pour que tu fasses comme elles. Mais pour qu’une connaissance se manifeste. Pour que je puisse passer a travers elles (au sens figuré cette fois) vers moi. Une forme de résurrection. (heu pas érection hein !)

En septembre 2000, Cathie  me chassait. Je ne rentrais plus à la maison je passait toutes mes nuits et mes week-end au bureau pour monter ce site.

Puis bien avant j’avais entamé le tableau. Septembre, novembre, décembre, janvier 2001 – rien n’était prêt, c’est comme si je n’avais rien eu a donner. Tu revenais trop tôt. C’est comme si cela avait été moi, à l’intérieur, qui n’avait pas été prêt.

Mes cathédrales étaient des ébauches, mes rêves du papier. Tout ceci n’avait peut-être pas de sens. La vie avait autre chose a m’apprendre et la vie avancait a pas pressés.

J’avais foi, j’avais foi en le meilleur qu’il y a en moi. Est-ce pour éprouvé cette foi que je fut parfois tenté au pire.

Combien de temps allais-je tenir ? 6 mois, un an. J’aurai tenu 10 ans s’il le fallait.

Je ne sais pas comment je fais pour savoir et ressentir parfois des choses a ton sujet. je suppose que je me mets dans un tel état d’empathie (merci pour le mot) que j’arrive à voir des choses qui semble incroyable.

Il vaut mieux que j’arrête ca, je finit par me perdre moi-même.

Je suis revenu a des chose plus simples, comme la parole et l’écrit. Parce que c’est cent fois plus efficace.

Puis tu as accepter de me voir, dans le principe. Mais je ne veux pas prendre le risque de parfois ne pas savoir donner. Parce qu’il y a en moi cette possibilté que je ne puisse me pardonner d’être ce que je suis. Je veux être sur que l’on se verait pour de bonnes raisons, des raisons légéres, futiles, agréables, innocentes. Comme avant au temps de l’âge d’or. Je le souhaite encore mais je voulais que tu considères que ma vie n’avait pas été simple que mon coeur avait été endurci. Si dur qu’il me faisait peur a moi-même.

J’ai une soif d’absolu, comme tout le monde. Un désir de trouver une sérénité, un calme intérieur.

Je prie pour mon besoin de donner le meilleur de moi-même sans rien attendre en retour.

Que toute cette merde que tu viens de lire ne se reproduise plus.

Parfois je me sens faible, parfois j’appelle au secours. Qu’un rien puisse m’aider et me permette de garder confiance.

Il est évident que je souhaite, enfin, connaitre un amour fort, aussi fort que possible, mais pas destructeur.

J’ai assez souffert je crois et je suis fatigué.

Puis la question c’est toujours la même, c’est qui ? où est-elle ?

Je devais te dire tout ceci, car je réclame ton pardon. Je ne crois pas en Dieu en tout les cas je n’attends pas d’absolution de sa part. Ce n’est pas à lui que j’ai fait du mal.

J’ai fais du mal à mon humanité et je veux de tout mon coeur boire le remède.

Non mais là ca va pas j’ai reécrit pornography in extenso et en Français.

Je crois que j’aurai aussi besoin de vacances.

Il y a longtemps lorsque j’avais huit ans, une chinoise ou vietnamienne qui était la femme d’un gendarme.

m’as dit : “tu vivras avec une belle femme”.

Je n’ai jamais pu croire a ceci.

Jean

How could we miss someone as dumb as this?

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Les liaisons dangereuses, ou quand un ex-conjoint abusif crie à la secte

En dépit du fait que les psychopathes dévastent tout et tout le monde sur leur passage, y compris les femmes et les enfants qui les aiment, pourquoi les cliniciens n’ont-ils pas jugé bon d’étudier et de parler, dans leurs écrits, de la source la plus évidente de compréhension de ce problème : les personnes ayant survécu à des relations intimes avec des psychopathes ? L’étude de toute maladie implique la collecte et l’analyse minutieuse de ses symptômes, et la psychopathie est assurément une maladie sociétale. Même notre système judiciaire rassemble des informations sur les criminels en recueillant sur place des récits de témoins directs. Alors, à nouveau : pourquoi n’existe t-il pas d’informations cliniques sur – et encore moins d’intérêt pour – les compagnes des psychopathes ?

Je pense qu’une des réponses est : les thérapeutes ne les reconnaissent pas comme victimes de la psychopathie car, en général, ils ne reconnaissent pas leurs compagnons comme psychopathes ! Les rares fois où des victimes de psychopathes sont identifiées, elle sont mises dans le même sac que les survivantes de violences domestiques plus typiques ; ou bien étiquetées « co-dépendantes », accro aux relations/sexe ; et/ou encore étiquetées comme souffrant du Trouble de la personnalité dépendante. Ces explications données aux relations amoureuses pathologiques, explications inexactes et souvent fondées sur des préjugés, n’aident pas les victimes à trouver un traitement spécifique à leur dynamique relationnelle atypique et aux symptômes qui en résultent, pas plus qu’elles ne contribuent (comme elles le pourraient) à nos connaissances en matière de psychopathie elle-même. Il est grotesque que, dans le milieu médical, les victimes ne soient pas plus plus facilement identifiées ou mieux comprises, et que cette source abondante d’informations vitales ne soit pas exploitée.

Sandra L. Brown, La victime oubliée : les femmes qui aiment les psychopathes

Je ne suis pas du tout le genre à étaler ma vie sur Internet. Je ne ressens pas le « besoin » de raconter ma vie publiquement afin de savoir que j’existe. Ce que je m’apprête à écrire sert uniquement à clarifier certaines choses, concernant ma séparation d’avec un homme pathologique qui, parce qu’il n’a pas pu accepter sa propre responsabilité dans l’échec total de notre relation, a décidé d’attaquer  mes amis : Laura Knight-Jadczyk, sa famille et son travail de toute une vie, les accusant d’être une « secte » qui m’aurait « volée à lui ».

Gardez à l’esprit qu’il ne s’est pas contenté de faire cette accusation de façon purement « informelle ». Il a été jusqu’à porter plainte officiellement auprès de la Police Judiciaire de Toulouse, qui a lancé une investigation – toujours en court à l’heure où ce témoignage est publié – concernant Laura et ses associés, comme s’il s’agissait de criminels, et ce sans AUCUNE preuve. Je ne rentrerai pas dans les détails, que vous pouvez lire ici.

Je dirai juste que je suis ABSOLUMENT effarée que les autorités aient apparemment écouté mon ex, acceptant comme faits des « allégations » fausses et diffamatoires, et sans jamais me contacter pour me demander à moi – la prétendue victime – de quoi il en retournait VRAIMENT ! Ils doivent penser que je suis stupide, crédule et complètement abrutie ! Eh bien, pour ceux que ça intéresse (apparemment, la police semble « moyennement » intéressée par la vérité), vous pourrez lire ici même ce que j’ai à dire.

Il est typique que les personnes pathologiques réagissent de cette façon lorsqu’on les quitte : pour eux, les gens ne sont pas des êtres humains libres, doués de pensée, de raison et de sentiments : ils sont des objets qu’il faut s’approprier. Ces personnes ignorent le sens de l’expression « liberté de s’associer », qui inclut le droit de ne PAS s’associer avec eux.

Ce genre de personnes vous refusent le simple droit de ne plus vous associer avec eux, que ce soit maintenant ou pour toujours. Ce manque total de considération en dit long sur ce qu’ils pensent de leur compagnons/compagnes et de leurs enfants : ce sont des proies. Pour eux, vous n’êtes qu’un morceau de viande sans aucune volonté ni désir propres, sans cervelle, et sans existence en-dehors de leur emprise.

Je suis extrêmement choquée que la personne qui était autrefois mon « compagnon » ait décidé d’utiliser des tiers – mes amis, les Jadczyk et leur travail – pour tenter de me récupérer, en répandant mensonges et calomnies. Pour me récupérer ou, s’il n’y arrive pas, pour me détruire ainsi que quiconque m’est cher, y compris, et surtout, les enfants que nous avons eus ensemble. Je suis écœurée et indignée qu’il me refuse le droit naturel et légitime de vivre ma vie seule, sans lui, et de me lier d’amitié avec les personnes de mon choix.

J’écris aussi ce témoignage en guise d’illustration du fonctionnement de la pathologie dans le cadre relationnel. J’espère que cela servira d’avertissement aux autres femmes exposées au risque (et la plupart le sont) de devenir les proies de tels individus. (Voir Women Who Love Psychopaths, de Sandra L. Brown, MA)

En tant qu’êtres humains s’efforçant de survivre dans un monde souvent dur, nous sommes tous plus ou moins « meurtris » par la vie, nous avons tous soif d’affection et d’amour ; or ce besoin parfaitement normal est exploité par les personnes pathologiques – le plus souvent, par des psychopathes – pour attirer leurs victimes dans leurs filets.

Afin de comprendre comment, et pourquoi, certaines femmes (et parfois certains hommes) en arrivent à se retrouver enfermés dans des relations pathologiques avec des individus pervers, il me faut donner un peu de contexte, parler un peu de moi.

J’ai eu une enfance en apparence normale, selon les critères de la société, ce qui veut dire qu’il n’y avait pas de problème de maltraitance dans ma famille, et que je n’ai pas eu de problème de « développement » ; je n’ai jamais été battue par ma mère (qui a divorcé lorsque j’avais environ 4 ans), il n’y avait pas d’alcoolisme dans ma famille, je travaillais bien à l’école, j’avais des camarades, ma mère s’occupait bien de moi, ma grand-mère (qui était veuve) m’aimait et s’occupait de moi, etc. J’étais souvent peu sûre de moi, sensible, timide et introvertie, ce qui a souvent résulté en des brimades à l’école (beaucoup de gosses sont concernés). Mais qui ne subit pas ce genre de brimades au moins une fois durant l’enfance ? Ce genre de choses sont banales et se produisent tous les jours dans toutes les écoles, et on apprend vite à s’en accommoder.

Bref, tout était à peu près OK en surface, dans ma famille et dans ma vie en général, n’était un événement particulier qui survint lorsque j’avais environ 5 ans. Mes parents étaient déjà divorcés. Un soir que j’attendait le retour de ma mère chez elle, avec mon père, j’ai subi des attouchements de sa part. Cela ne s’est produit qu’une fois, d’après mon souvenir.

J’imagine que cela m’a pas mal affectée (quel gosse ne serait pas affecté d’être abusé et trahi par la personne même en qui il est censé avoir totalement confiance ?), car c’est toujours resté en arrière plan dans ma tête. Je n’en ai jamais parlé à ma mère.

Quelque temps après cet incident, mon père est venu me chercher pour le week-end. Comme je ne voulais absolument pas le suivre, il a tourné les talons, a claqué la porte, et je n’ai plus jamais entendu parler de lui. J’ai appris récemment qu’il avait eu une grosse dispute avec ses parents il y a plusieurs années, et qu’il avait coupé tout contact avec eux. Ça semble être son Modus Operandi. À vrai dire, je ne pense pas que ce qui m’a affectée le plus soit cet incident, mais plutôt l’abandon – ou alors, un mélange des deux.

Cet abandon et ce manque d’un vrai modèle paternel m’ont affectée, et ces événements sont restés en arrière plan dans ma vie, durant toutes mes jeunes années. Cela me donnait l’impression de ne pas être digne d’être aimée. Je pense que c’est ce manque d’une véritable modèle paternel qui me ferait rechercher des relations malsaines avec les hommes en grandissant. Mais franchement, combien de femmes ont des histoires similaires à raconter ? Beaucoup, je pense.

Mes interactions avec les autres membres de la gent masculine au cours de la première partie de ma vie sont très banales, dans le sens où c’est le lot de la plupart des femmes. Les « abus » – c’est comme ça qu’on qualifie ces actes aujourd’hui – ont continué avec un garçon qui avait l’habitude de me forcer à l’embrasser (avec la langue) lorsque j’avais environ 5 ou 6 et que nous « jouions » ensemble, lui voulant faire semblant de « faire l’amour » (il avait 3 ans de plus que moi). C’est arrivé plusieurs fois. Et puis il y a eu les brimades à l’école parce que j’étais introvertie, bonne en classe et « pas terrible en sport ». Lorsque j’avais 15 ans, alors que nous étions en vacances en Turquie (dans le cadre d’un voyage organisé), et que nous nous faisions faire des « massages » aux bains turcs, un « masseur » m’a carrément pelotée devant les autres qui, probablement, n’ont rien remarqué. Et puis, toujours en Turquie, il y a eu cet exhibitionniste (membre du personnel de l’hôtel) où nous séjournions qui nous avait montré son sexe, à ma copine et moi, dans les couloirs de l’hôtel. Nous nous étions enfuies en courant, gloussant, mais pas très rassurées, nous faisant peur en nous disant qu’il allait nous attraper.  Un peu traumatisant, comme première vision « live » de l’organe reproducteur masculin. Peut-être que certaines auraient réagi, répliqué, ou lui auraient collé une baffe (je parle du masseur). Mais je n’ai pas osé réagir car je n’arrivais même pas à comprendre ce qui m’arrivait sur le coup. J’avais totalement honte.

Et puis, lorsque j’étais un peu plus âgée, il y a eu les « petits amis ». Le premier m’a appris que l’amour n’était pas un conte de fées à la Roméo et Juliette.

Bref, une série de « petits traumatismes » (même si à l’époque, je ne réalisais pas qu’il s’agissait de traumatismes ou d’abus) comme tant de filles doivent en vivre tous les jours. Et pendant tout ce temps, je me suis tue, n’ai rien dit sur ces « actes communs d’abus sexuels ». Quand on y pense ça peut paraître dingue. « Comment a-t-elle pu le laisser faire ? » « Pourquoi n’a t-elle pas réagi ? » Parce qu’on m’avait éduquée dans ce sens : ne pas réagir, ne pas se défendre, ne pas faire d’histoire pour quoi que ce soit. Et puis, évidemment, j’avais honte. La victime finit par se dire que, d’une certaine façon, elle l’a cherché et le « mérite ».

Au cours de mon adolescence et de mes jeunes années d’adulte, je me suis prise d’intérêt pour la culture gothique, les vampires et tout l’attirail, et me suis scarifiée, comme tant d’ados (la plupart étant des filles, apparemment). Vous voulez juste être mignonne et appréciée, mais comme vous ne pouvez pas vous aimer parce que vous vous méprisez, vous portez un masque, vous créez une fausse image de vous afin d’être accepté. Bien que ce genre de comportement puisse paraître auto-destructeur, je n’ai jamais eu d’intentions suicidaires ; c’était, plutôt, je pense, un moyen de me faire remarquer, d’attirer l’attention, de me rebeller et de sortir la colère rentrée que j’avais accumulée pendant toutes ces années. Les extravertis sortent tout, s’expriment de façon positive, les introvertis refoulent tout à l’intérieur et expriment cette colère contre eux de façon négative. Très commun parmi les jeunes, je le sais – maintenant.

Je me persuadais que le romantisme noir était un mode d’expression artistique, une façon de se distinguer. J’avais des amis dans les Beaux-Arts, me voyais comme faisant partie d’une culture « alternative »… Je voulais donner l’image de quelqu’un qui déteste tout et tout le monde : ainsi, rien ne pourrait m’atteindre. C’était une façon de porter un masque et de refuser de grandir. Bref, une attitude tout ce qu’il y a de plus juvénile et banale même si d’autres l’expriment de façon peut-être moins controversée. Ce comportement « dark » s’est accentué pendant quelques mois, durant une période de transition, après que j’ai quitté la fac et découvert Internet – à l’abri derrière mon ordinateur, je pouvais me « la jouer rebelle », « troller », provoquer anonymement – c’était une sorte de défouloir bien pratique. J’ai dit beaucoup d’absurdités, me prenais pour une « philosophe », feignais sur Internet d’adopter une philosophie sadienne (du marquis de Sade) . C’est embarrassant de relire ce que j’ai écrit à l’époque, maintenant que je suis plus âgée, mais le fait est que je n’étais qu’une jeune fille en mal d’affection et en pleine interrogation sur son avenir, et que je me plantais sur tout. Mais évidemment, j’ai pas mal mûri depuis.

Comme me le disait une véritable amie (Laura) récemment, après que je lui ai parlé de cette brève période de ma vie, qui consistait avant tout à lire des romans goths, à troller sur Internet, postant des idioties sur les newsgroups :

« Tu dois comprendre que nous faisons tous du mieux que nous pouvons avec ce que nous avons et en fonction de ce que nous connaissons/savons à telle ou telle période de notre vie. Lorsque tu étais dans cette phase, tu pensais sincèrement que l’amour, c’était ça (ou du moins le seul amour que tu pouvais mériter), et qu’il n’y avait que comme ça qu’on pouvait l’obtenir.

OK, mais tu as vécu, depuis. J’imagine que tu as une vision différente aujourd’hui surtout grâce à tes enfants. Et tu as fait des efforts considérables pour avancer, afin que tes enfants aient une vie épanouie et soient aimés de façon positive, dans un milieu sain et équilibré. Tu as surmonté d’incroyables obstacles et tu devrais t’en féliciter plutôt que te culpabiliser et te morfondre en repensant à quel point tu étais « conne » lorsque tu étais plus jeune. J’avais tendance à faire ça, moi aussi ; lorsque je repensais à des choses du passé, ça me donnait envie de sauter par la fenêtre. Mais quelqu’un m’a toujours rappelé que j’avais appris à réagir comme ça en raison de mécanismes inconscients qu’on se construit – d’une fausse personnalité – pour se protéger de la souffrance.

Donc tu avais cette fausse personnalité pour te protéger. Tu as adopté une attitude qui, d’une certaine façon, t’a aidée à survivre. Pourquoi ne pas aimer la jeune fille que tu étais à l’époque, qui a fait du mieux qu’elle pouvait pour s’en sortir dans des conditions impossibles ? Et si cette fille n’avait pas fait ça à l’époque, tu n’aurais pas survécu. Tu es quelqu’un de BIEN et une bonne mère, et Dieu merci tu as survécu. Alors aime-la même dans son ignorance et son impuissance à agir différemment à l’époque.

Si tu veux être en colère, sois plutôt en colère contre un système qui crée cette misère et oblige les gens à vivre comme ça. Sois en colère contre les psychopathes qui sont aux commandes sur cette planète. Et reste déterminée à ne pas les laisser te descendre, parce que tu es tous ces gosses, et tu dois leur apprendre à agir différemment. »

Évidemment, je réalise maintenant que tout ce processus d’autosabotage était inconscient – consciemment, je voulais une relation harmonieuse avec un type bien, mais inconsciemment, je choisissais des hommes manipulateurs, autoritaires et « torturés », car ils présentaient une image qui résonnaient avec ma propre vision de l’amour : souffrance et peur constante d’être abandonnée. Le fait que ces hommes projetaient une image de protecteur, de substitut paternel autoritaire et exigeant était aussi ce qui m’attirait.  Je ne pouvais imaginer d’autre alternative ou possibilité.

En rétrospective, je réalise que ce comportement – y compris la fascination pour les « hommes sombres et les trucs sombres » n’étaient que le résultat de ces traumatismes d’enfance et de l’abandon par mon père, et je n’ai réalisé que récemment que ce genre d’état intérieur est très commun chez les autres femmes. Je me suis toujours sentie coupable à cause de ça, à cause du fait que j’étais mauvaise et « sombre » et que, donc, je méritais de « souffrir ». Je ne me rendais pas compte que choisir les mauvais hommes – des hommes que je percevais comme des âmes sombres et torturées  – était un moyen pour moi de tenter de sauver une personne que j’estimais la plus sombre possible afin de me « racheter » moi-même. Je ne réalisais pas non plus que je n’étais pas vraiment « sombre ». Mais je voulais paraître comme tel, car je croyais que c’est ce que j’étais à l’intérieur. Comment pouvait-il en être autrement ? Mon père avait abusé de moi et puis m’avais laissée, alors je me sentais carrément indigne.

J’ai rencontré l’homme – appelons-le Jean – qui est le sujet de ce récit il y a environ 12 ans, sur Internet. Nous étions amis au début, et nous nous mettrions en couple 3 ans plus tard. Il m’a contactée après avoir lu un de mes posts sur un forum Usenet. Nous avons commencé une correspondance par email. Le fait qu’un homme plus vieux réponde au message d’une post-ado qui avait « la rage » aurait dû me mettre la puce à l’oreille !

Dès le début, j’ai trouvé la façon dont il s’exprimait quelque peu bizarre et « décalée ». J’avais la vague impression que quelque chose clochait chez lui, mais bon, je le voyais juste comme un type plus vieux intéressé par la culture gothique, et avec qui je pourrais avoir des conversations passionnantes, etc. Les victimes d’individus pathologiques savent probablement d’expérience à quel point on peut facilement ignorer ce genre de « signaux d’alarmes » à propos de quelqu’un lorsque, dans sa propre vie, on est dominé par la peur et les blessures du passé.

Au fil de nos échanges par email, il a rapidement évoqué sa vie, sa première petite amie (une relation qui l’avait vraiment « affecté », puisqu’il semblait obsédé par ça et en parlait souvent – je réaliserais plus tard que l’obsession est un de ces traits de caractère principaux), et le fait qu’il était malheureux dans son mariage actuel. Il semblait correspondre à cette image du type torturé que je recherchais plus ou moins. Il était plus âgé que moi, ce qui correspondait à mon idée d’un modèle paternel, censé être plus expérimenté, plus sage, plus fort, plus digne de confiance, plus attentionné, etc.

Au début, je n’étais pas attirée par lui – j’étais trop occupée à être « amoureuse » d’un autre. Mais cette relation s’était mal terminée, et il était là… Il était toujours « là pour moi », m’écoutant, m’envoyant des cassettes de musique et des livres, m’invitant au restaurant (tout en étant marié, je le rappelle), faisant preuve de compréhension, toujours prêt à aider. (Ça semble trop beau pour être vrai ? En effet). Nous étions amis (nous communiquions par email la plupart du temps, ou par téléphone), mais je savais qu’il voulait plus que de l’amitié, et qu’il ne serait jamais satisfait de n’être qu’ami avec moi. J’ai coupé le contact pendant quelque temps, mais l’ai recontacté après ma rupture d’avec mon petit ami de l’époque. Mauvaise décision, mais je suppose que je voulais être rassurée, réconfortée, j’avais besoin de parler à quelqu’un – à un ami qui « me comprendrait ». C’était gratifiant – même si légèrement étouffant et troublant – de recevoir autant d’attention de la part de quelqu’un.

Nous nous disputions souvent à propos de la nature de notre relation. Il voulait plus, et l’exprimait d’une façon possessive qui m’incitait à prendre de la distance. Nous jouions au chat et à la souris. Un jour, après une dispute, il a confié qu’il se sentait très mal, comme s’il était sur le point de craquer. Il a mentionné son passé sombre, et à quel point ce passé l’avait affecté et empêché de mener une vie affective épanouissante. Il m’a fait comprendre que j’étais la « clé » qui permettrait d’ouvrir son cœur, de lui redonner espoir, etc. etc. Je suis tombée dans le piège de la pitié.

Voilà un homme qui était prêt à mettre son âme à nu pour moi, qui me faisait suffisamment confiance, pensais-je, pour me raconter ses plus lourds secrets. J’ai senti que je devais l’aider à sortir tout ça, que ça l’aiderait à remonter la pente. Beaucoup de femmes sont comme ça, je n’ai rien d’une exception. Mais ce que j’ignorais à l’époque, c’est que, comme tant d’autres victimes, j’interprétais ce qu’il ne disait PAS selon mon propre paysage intérieur… je remplissais les « blancs » de ses non-dits. Une fois encore, l’ignorance de la pathologie est une chose très dangereuse.

Bref, il a commencé à me raconter son enfance et ses années d’adulte. La plupart de cette confession était centrée sur ses échecs sentimentaux, et était très sexuellement connotée. Tout était pratiquement centré sur le sexe. Certains faits étaient vraiment perturbants, mais je me suis dit qu’il avait agi ainsi parce qu’il souffrait – c’est ce qu’il me disait. Il insistait sur SA souffrance, pas sur le fait qu’il avait fait souffrir d’autre personnes. Je ne le réalisais pas à l’époque, car j’étais trop jeune, immature et sans expérience concrète de la vie, et j’ignorais tout de la pathologie et de la façon dont elle s’exprimait. Ces réalisations viendraient plus tard, en lisant des livres et en partageant mon expérience avec d’autres femmes (certaines du forum Cassiopaea, ou sur d’autres forums et sites Web) qui avaient vécu des expériences similaires.

Il se trouve que j’ai en ma possession cette « confession » effroyable, qu’il m’a envoyée il y a des années, où il se présente comme la victime, dans une série de frasques totalement abjectes. Je vais la publier dans un article à part, afin que le lecteur se faire une idée du paysage intérieur de ce genre de personne. Il est tellement doué pour manipuler que je pense que même les femmes qui n’ont pas subi de traumatisme (bien que ce soit le cas de la plupart des femmes), mais qui ont un cœur auraient pu aussi tomber dans le piège et l’auraient pris en pitié, comme je l’ai fait moi, après avoir lu ces horribles révélations.

Étant donné mon ignorance et ma jeunesse, et du fait qu’il n’y avait aucun homme dans ma famille pour me mettre en garde contre lui, aucun modèle masculin pour me montrer à quel point Jean était anormal, il est facile de voir de quelle façon j’ai pu me faire avoir.

Mais voilà comment Jean fonctionne : il s’en prend aux femmes seules, aux personnes qu’il perçoit comme faibles : les jeunes filles, jeunes femmes, enfants et mères célibataires (le cas de son ex-femme). La plupart, des femmes avec un cœur d’artichaut et un grand besoin d’aimer et d’être aimée.

Avec le recul, il est parfaitement compréhensible qu’il ait choisi d’attaquer Laura et sa famille avec tant de rage : il déteste les gens – en particulier les femmes fortes et déterminées. Il perçoit les femmes fortes comme une menace à ses entreprises de manipulation, à son « pouvoir » sur autrui. Il s’attaque aux « jeunes filles » et aux enfants parce qu’il pense qu’ils sont facilement manipulables. J’étais une jeune fille qui est finalement devenue une femme (il n’est jamais trop tard), ce qu’il ne peut supporter, car cela signe la fin de son emprise sur moi. Et il hait les gens qui m’ont soutenue le plus, avec la rage d’un enfant gâté qui fait une crise de colère.

Il ne supporte pas que je n’aie plus besoin de lui, que je n’aie plus de sentiment pour lui, autre que de la colère et du dégoût pour ce qu’il a fait et ce qu’il est.

N’étaient les hommes que j’en suis venue à connaître via le forum Cassiopaea (où les individus pathologiques se font rapidement éjecter) et qui sont devenus des amis, et d’autres hommes biens que je rencontre tous les jours et perçois maintenant avec les yeux d’une adulte et non ceux d’une enfant blessée, j’aurais désespéré des hommes, après mon expérience avec lui et tous les déviants que j’ai rencontrés sur mon chemin vers la maturité.

Au sujet de sa confession, que je publie séparément, comme déjà mentionné… c’est vraiment pénible de remettre le nez dans cette m….., de penser à toutes les victimes qu’il a créées sur son chemin destructeur – comme son ex-petite amie, qu’il a rencontrée alors qu’elle était ado (et apparemment déjà fragile), et qui a maintenant de gros problèmes psychologiques… au point que sa propre mère ne veut plus jamais lui parler de lui. Selon un rapport d’enquête privée, cette mère a décrit Jean comme un homme dangereux qui avait battu sa fille. Lors d’un incident, sa fille était venue se réfugier chez elle, et « Jean » l’avait poursuivie. Il avait renversé des objets, avant de se taillader avec du verre.

Quant à son ex-femme, elle a jeté Jean dehors. D’après les informations que j’ai pu recueillir, la gendarmerie a dû être appelée parce que Jean « rechignait » à cette séparation. Ce genre de type, une fois qu’ils vous ont pris dans leur toile, ne vous laissent pas partir aussi facilement. Si vous êtes seule, sans homme dans votre famille pour vous protéger ni réseau de vrais amis pour vous aider, c’est encore plus difficile.

Je regrette de ne pas avoir eu les connaissances nécessaires et le courage à l’époque de parler à ces femmes – ses autres victimes. Mais comme vous le savez sans doute si vous aussi êtes une victime, ce genre d’homme fait tout pour vous isoler, pour se dépeindre comme la victime, et vous empêche de rencontrer ou rechercher d’autres femmes avec qui en parler. Autrefois, les gens se rassemblaient pour échanger des observations et des données. Aujourd’hui, les individus pathologiques qualifient ces habitudes de « commérages ». Vous vous retrouvez donc à tourner en rond, dans l’isolation et la peur, sans pouvoir vraiment échanger ou collaborer « en réseau » avec quiconque.

Le but de ce témoignage est de mettre fin à ça. Je veux que toutes les victimes qui ont eu le malheur de croiser la route de cet individu sachent qui il est vraiment. Et j’espère que de nombreuses autres victimes, des victimes potentielles et des gens qui ont souffert d’individus pathologiques tels que lui seront capables d’apprendre de mes erreurs et de guérir, comme moi, ici.

Pénétrer en profondeur dans la psyché des individus pathologiques qui s’en prennent aux femmes n’est pas chose facile. Mais je peux vous assurer que c’est extrêmement libérateur. Je voudrais prévenir le lecteur, en particulier les femmes, qui vont lire cette confession, qu’elle est vraiment infâme et qu’elle fiche la nausée. Elle est totalement centrée sur le sexe et l’objectivation des femmes. Elle décrit l’inceste et les abus sexuels. Mais le récit est tellement tordu et plein de stratagèmes pour vous accrocher que si vous êtes jeune et n’avez pas d’expérience – même théorique – de la pathologie, vous tombez dans le piège et finissez par compatir, éprouver de l’empathie pour le monstre parce qu’ils se présente comme une victime, et il le fait tellement bien. Les femmes qui ont été victimes de tels hommes comprendront de quoi je parle. Ils vous prennent par la pitié  – l’arme la plus efficace que le psychopathe ait dans son arsenal.

Comme je l’ai dit, je partage cette confession publiquement car je pense qu’elle pourra aider d’autres femmes, ex-victimes ou victimes potentielles de personnes pathologiques, à voir, de l’intérieur, la façon dont ce genre de prédateurs opèrent. Cette confession écrite par Jean – même si on peut supposer qu’il a pas mal menti sur le rôle qu’il a joué dans ces divers drames, ou sur son niveau de responsabilité, ou même sur la gravité de certains de ces actes – constitue un matériel inestimable, car elle nous permet de rentrer dans la tête d’un prédateur humain.

Je dois ajouter que la confession de Jean se terminait par une déclaration d’amour pour moi. Il disait combien il regrettait d’avoir eu tant de haine en lui, d’avoir fait du mal à son humanité. Il affirmait que maintenant qu’il m’avait rencontrée, il voulait « y faire du bien ».

Je suis tombée dans le piège. J’avais vraiment pitié de lui, et je le trouvais courageux de me confier toutes ces choses horribles.

Voilà ce que je lui ai écrit après avoir lu sa confession :

Non, ça c’est pas de l’expression, c’est de la vomissure : on vomit sa bile, sa haine, sa peur, sa rancoeur etc…on recrache tout ce qui est indigeste, et qui nous étouffe. On se décharge, on se déleste de tout ce qui nous encombre et pollue notre âme!  Maintenant que t’es plus léger, tu vas pouvoir t’exprimer. J’ai bon là ?

Sa confession a remué quelque chose en moi : l’idée de quelqu’un qui avait eu un passé sombre mais qui voulait se racheter me semblait stimulante et, en même temps, il n’y avait rien à craindre, parce qu’après tout, il avait apparemment changé et c’étaient des choses qu’il avait faites il y a longtemps et qu’il regrettait, et maintenant c’était fini. Alors pas besoin de s’inquiéter et d’avoir peur, non ?

Je veux vraiment souligner le fait qu’il m’a vraiment prise au piège via mon manque de père. Combien de femmes sont comme ça ? Et ce genre d’hommes se servent de ce besoin d’être aimé et soutenu, en revêtant le masque de « l’homme bien » – attentionné, doux et à l’écoute. Le style « je suis là pour toi » ; vous écoutant, gagnant votre confiance, recueillant vos confidences, vos besoins et peurs secrets. Plus ils ont d’informations, plus ils peuvent vous manipuler. Et vous êtes si jeune et en besoin du père que vous n’avez jamais eu, si désireuse de faire confiance… bref, c’est comme ça qu’ils vous piègent.

À leur tour, ils vous raconteront alors à quel point eux aussi ont été traumatisés par leur passé, ils vous diront qu’ils ont été utilisés et manipulés par d’autres femmes à qui ils avaient donné leur cœur. Et, bien évidemment, toutes les autres femmes ne valent rien, tandis que vous, vous êtes L’Élue.

J’ai récemment découvert que, lorsque ses plans me concernant risquaient de tomber à l’eau (après tout, ça a pris des années), il jouait le même jeu avec d’autres jeunes femmes qu’il contactait via des newsgroup Goth et auprès de qui il commençait à évoquer son passé, comme il le faisait avec moi !

En survolant des archives emails, j’ai aussi récemment découvert plusieurs échanges « troublants » entre Jean et son amie/confidente de l’époque (une femme auprès de qui il se faisait passer pour un pauvre cœur solitaire qui ne cherchait qu’à aider, me décrivant moi comme une conne immature qui osait résister à ses « charmes »). Ces échanges ont eu lieu alors que je vivais à Londres. Son amie/confidente était censée me rendre visite (je la connaissais un peu, ayant eu des échanges par email et par téléphone avec elle). Mais ce que j’ignorais, c’est qu’ils prévoyaient en secret de venir ensemble à Londres. Lire ces échanges m’a glacé le sang.

 Amie de Jean : si je lui téléphone et lui demande de venir nous attendre à la gare d’arrivée, elle va se douter que j’ai vendu la mèche…tu vois le truc ? Pas folle la guêpe !!!

Jean : faites en sortes toute deux, de convenir de choses et d’autres…

Moi je ne suis au courant de rien, et je l’apprend au dernier moment comme d’hab.

Amie de Jean : Je veux bien garder cette bonne influence, mais imagine une seconde qu’elle me dise, désolée, je ne veux pas le voir…

Je fais quoi ?…

Jean: Rien, ou une paire de claque, je ne sais pas ; mais ce que tu dis ensuite me met un peu en rage, très franchement je l’aurai en face de moi je lui demanderai : “Mais pour qui tu te prends ?”

(…) Portable ? elle m’en a parlé, elle souhaitait prendre un moyen de communication de ce genre en effet, (…)

Amie de Jean : ben si, elle en a un…mais confidentiel…tu vois ?…

Jean : mouais, c’est vraiment une petite conne.

La je suis un peu moins zen, mais je vais garder mon calme…

Je veux vraiment la coincer…

Ah, je vais être vicieux certes…

Pour qu’elle est un peu de conscience et de plomb dans la tête

Merde, ca se mange froid ce plat là.

(…) non, non, nous nous organisons, juste une occasion, c’est elle qui est accessoire. ca tombe bien je ne suis jamais allé en Angleterre…

Amie : Bon, je ne trouve pas sympa la façon dont tu parles d’elle…je peux la

défendre ?…:) car je n’aimerais pas que quelqu’un pense ça de moi (…)

Jean : (…) Tout ce que je souhaite c’est avoir les canines assez affutées pour la mordre…

Argh, je voudrai lui injecté un poison, pour qu’elle me supplie ensuite.

Non mais, elle vraiment beaucoup plus abrutie que je ne le croyait.

(…) le piège absolu serait, on prévoit d’aller tout les trois faire telle visite et en fait tu te désistes…

Amie : pas de problème pour moi mais tu ne pourras pas le faire 2 fois à la suite, elle n’est pas bête….:)

Jean : Si, si elle est très bête… Naïve, comme je la connait, elle pensera jamais que nous ne parlons que d’elle, et que l’on fait des messes basses… Dans son esprit, des gens qui discutent entre eux c’est forcément qu’ils se draguent, donc : normal pour la première question qu’elle t’as posée. Elle est pas d’équerre je te le rappelle…

Un autre extrait d’échange concernait son ex-petite amie (mineure à l’époque) :

Jean : elle 17 moi 25, (…)

Amie : et allez, détournement de mineur en plus…:)

Lui: heu, c’est elle qui (l’a) cherché, et elle ne s’est pas privée d’efforts, crois moi, bon je raconterai ca une autre fois…

Mais j’avais vraiement rien demandé moi, mais j’ai tout appris avec elle. Etc.

 

Un autre exemple plus récent du comportement pathologique de Jean et de sa tendance prononcée à accuser la victime concerne ma fille : elle a assisté aux crises de Jean plus d’une fois, des crises de colère extrêmes et parfois physiquement violentes, pendant des années avant que j’aie finalement le courage de demande à Jean de partir. A votre avis, dans quelle mesure ce comportement a-t-il affecté ma fille ?

Elle a des crises de colère occasionnelle où elle crie et veut casser des choses.

En outre, l’an dernier, Jean a agressé quelqu’un physiquement devant les enfants.

Vous voyez la relation ?

Lui, non. Il me blâme, arguant que c’est à cause de la séparation, qui aurait « traumatisé » les enfants et causé des problèmes de « colère » chez me fille.

C’est le genre de logique que je dois supporter. Toute discussion rationnelle est virtuellement impossible avec ces individus. Leur « logique » est tellement tordue que vous finissez par vous taper la tête contre les murs. Ils sont très forts pour tout déformer, vous faire prendre des vessies pour des lanternes, vous faire croire que c’est votre faute, tout en jouant les innocents et les « je ne comprends pas, pourquoi refuses tu de me parler » ? (alors que lorsque vous étiez ensemble et que vous tentiez de leur parler, ils refusaient d’écouter, ce qui est précisément la raison par laquelle vous les avez quittés). Le but de ce comportement est de vous mettre en colère, afin qu’ils puissent dire à tout le monde : « Vous voyez ? Voyez comme je suis rationnel et raisonnable, et à quel point elle est hystérique ? Franchement, elle a complètement perdu la tête avec cette secte de malades, hein ? »

Jolie manœuvre, non ? Très prisée des manipulateurs, psychopathes ou pervers narcissiques, tels que les appelle MF Hirigoyen dans son ouvrage Harcèlement moral.

Après des années durant lesquelles il a totalement ignoré mes sentiments et mon besoin de parler, ainsi que le bien-être des enfants, il joue maintenant les types « inquiets » et soucieux qui veulent « discuter ». Mais discuter sous ses propres conditions, bien entendu, ce qui se traduit par : « J’ai raison. Tu as tort. Tu es dans un secte, je vais t’éduquer afin que tu admettes finalement que j’ai raison, tu seras de nouveau sous mon emprise, et tout ira bien. » Très similaire à ce qu’il a écrit à propos de moi dans l’échange reproduit plus haut : « Tout ce que je souhaite c’est avoir les canines assez affutées pour la mordre…

Argh, je voudrai lui injecté un poison, pour qu’elle me supplie ensuite. »

La seule façon de gérer ces manipulateurs est de ne PAS les confronter. Sinon, vous finissez vidé, bouleversé et en pleine confusion.

Bref, j’en reviens à mon récit. Une relation amoureuse a débuté entre nous. J’espérais en quelque sorte le « réparer » et qu’il me « répare », et recevoir l’amour dont il semblait vouloir m’abreuver ! Même si j’avais des doutes et certaines réserves, comment ne pouvais-je apprendre à aimer quelqu’un qui prétendait, lui, m’aimer tellement ?

Sans surprise, il y avait des signes de dysfonctionnement depuis le début, mais, de par mes relations passées, complètement désastreuses, je supposais que c’étaient là les petits heurts normaux propres à n’importe quelle relation. Toujours affectée par mes relations précédentes et mes propres faiblesses dues à mes blessures d’enfance, j’ai essayé de correspondre à l’image qu’il voulait / se faisait de moi, en vain (c’est comme ça que ça marche avec eux : vous avez beau essayé, ce que vous faites ou êtes n’est jamais assez bien pour eux). Cela déclenchait des disputes entre nous, qui se terminaient par des abus verbaux. Mais on se réconciliait, et j’étais « amoureuse », donc j’ai rapidement appris à mettre un voile sur ces dysfonctionnements. Je suis restée dans cette relation malheureuse à cause des mes propres blessures qui me donnaient une fausse idée de l’amour, et parce que je n’avais jamais vraiment connu autre chose. Je pensais aussi que fonder une famille – quelque chose qu’il avait évoqué dès le début de notre relation – réglerait les choses et améliorerait les choses pour moi comme pour lui, guérirait nos blessures à tous les deux.

Lorsque je suis tombée enceinte, il était enthousiaste et heureux, et moi aussi, même si j’étais évidemment nerveuse.

Puisque je faisais de mon mieux pour correspondre à l’idéal qu’il se faisait de moi, la plupart du temps ça se passait à peu près bien, il était « gentil » et me laissait un semblant de liberté et suffisamment d’espace pour respirer – un moyen de s’assurer que je reste avec lui. Du moment que je ne me rapprochais pas trop des autres (amicalement parlant) ou que je ne « socialisais » pas trop, ça allait. Mais lorsque je tentais de poser des limites, c’est là qu’il commençait à exercer son contrôle, arrivant à me faire me sentir coupable si j’osais mettre en doute son comportement autoritaire et montrer des signes d’indépendance d’esprit. Après vous avoir avoir eu par la pitié, ils jouent le coup de la culpabilité. Mais la culpabilité n’est bonne que pour vous. De son côté, Jean ne voyait aucun problème à consulter des sites de rencontre douteux ou à tenter de contacter une vieille « connaissance féminine » en douce, alors que je venais juste de tomber enceinte. Lorsque je l’avais découvert, il m’avait expliqué que j’étais distante ces derniers temps, et que c’était donc normal qu’il agisse de cette manière. Après tout c’était ma faute, non ? J’aurais dû songer à satisfaire ses besoins ! Une femme se doit de faire ça – peu importe qu’elle soit enceinte et que ce soit elle qui ait besoin de soutien –, si elle veut « garder un homme ».

Mais bon, il me fallait continuer à croire que je l’aimais, et la plupart du temps, ça se passait à peu près bien entre nous – avec plein d’« émotions » et de frissons – alors « pourquoi s’inquiéter » ? Aucune relation n’est parfaite.

Lorsque notre fille est née, c’est là que les choses ont commencé à changer. J’ai progressivement commencé à réaliser certaines choses sur moi, sur l’amour, sur mes anciens préjugés et aprioris sur la vie. C’était la première fois où, dans ma vie, j’étais capable de donner de l’amour à quelqu’un de façon totale et inconditionnelle, à ma manière, en tant que moi, sans peur d’être rejetée ou jugée. Par la maternité, j’ai appris que je n’avais pas besoin de correspondre à un idéal, de donner telle ou telle image de moi, que je pouvais être moi-même avec cet enfant. Je pouvais donner tout l’amour que j’avais en moi, sans restriction. C’était comme un souffle d’air frais. Cela a commencé à me faire réfléchir à ma propre enfance, à mes relations et attitudes passées.

Mais ma joie d’être maman était quelque peu gâchée par des attitudes autoritaires et abusives de la part de Jean. Par exemple, lorsque notre fille avait quelques jours, il m’a empêchée de l’allaiter parce qu’elle « criait trop ». Il l’a prise dans les bras et l’a sermonnée, comme s’il essayait de raisonner un enfant plus âgé. Je l’ai imploré de me la donner (j’étais au lit) afin qu’elle puisse téter, mais il a déclaré que c’était lui qui déciderait QUAND me la donner. Finalement après plusieurs minutes de torture mentale, il m’a donné le pauvre bébé hurlant et affamé. J’étais à la fois soulagée en la prenant et effarée par son comportement. Mais j’ai fourré cet incident sous le tapis car il pouvait être « si gentil », aimant et attentif envers ce bébé à d’autre moments.

Ce comportement était vraiment un signal d’alerte mais je ne voulais rien voir. Baignant dans les « hormones » de la maternité ( j’allaitais ma fille), je me consacrais entièrement à ma fille, et fermais les yeux sur son comportement. Je ne vois pas comment j’aurais pu agir autrement à l’époque, étant donné les circonstances. Et je « l’aimais » encore suffisamment pour excuser son comportement, pour le prendre en pitié. Après tout, lui aussi avait souffert, et financièrement parlant, notre situation était difficile.

Donc je voulais m’accrocher, arranger les choses, malgré ses crises et son comportement rigide et parfois irrationnel.  Jean avait tendance à passer d’un état de colère terrible où il insultait tout et tout le monde, à un calme apparent et une attitude normale, comme si rien ne s’était passé. Cela m’inquiétait, mais à nouveau, j’ai fourré ça sous le tapis, parce qu’il pouvait être « tellement normal » la plupart du temps, du moment que je (ou quiconque) ne faisais rien pour le « provoquer ».

J’étais souvent frustrée parce qu’il ne voulait pas vraiment m’écouter quand je voulais parler de mes sentiments. Il m’a même houspillée un soir car il voulait avoir des relations sexuelles avec moi et je lui avais dit que je n’en avais pas envie, parce que c’était une période où je repensais à l’incident avec mon père, et j’essayais de faire un travail personnel là-dessus, de comprendre, d’évacuer ça. Je voyais que ça m’affectait toujours malgré les années passées.

Il a balayé mes sentiments et m’a houspillée, disant que je ne devrais pas m’inquiéter de ça, qu’il ne fallait pas en faire toute une histoire, et que, en bref, j’étais une rabat-joie qui l’emmerdais avec mes problèmes.

Ça m’a fait mal mais je n’ai rien dit. Je sentais juste, assez confusément, qu’un gouffre se formait entre nous, mais je n’osais pas l’admettre : je voulais toujours faire semblant que tout allait bien. Je voulais correspondre à l’image d’une femme qui avait réussi sa vie affective, qui n’avait pas répété les « erreurs » de sa mère. Je me disais même souvent : OK, ma grand-mère a perdu son mari (mort d’un cancer quand ma mère avait 14 ans), le frère de ma mère est mort d’une tumeur au cerveau, laissant ma tante veuve, ma mère a divorcé, mais pour moi ce sera différent. Je ne vais pas finir seul comme elles, que ce soit par la mort, l’abandon ou le divorce.

Alors je me suis accrochée. Je suis à nouveau tombée enceinte alors que notre fille était encore petite (malgré que Jean et moi étions sexuellement distants depuis quelque temps). J’étais à deux mois de grossesse quand je l’ai appris – j’avais fait un test sanguin à un mois de grossesse, mais le résultat s’était avéré négatif (un faux-négatif). Même si Jean avait évoqué plus d’une fois son désir d’avoir un autre enfant, lorsqu’il l’a appris, il m’a blâmée de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour l’éviter – alors qu’il s’avait que je ne souhaitais pas prendre la pilule, à cause de la crainte des effets secondaires (je parle d’expérience), et que bien que j’aie considéré d’autres moyens de contraception, j’avais quelques réticences et inquiétudes d’ordre médical à leur sujet. Évidemment, c’est toujours à la femme de s’occuper de ce genre de choses, non ?

Il a réagi violemment lorsque je lui ai dit que je souhaitais garder cet enfant. Lors d’une violente dispute, il a même dit qu’il ferait mieux de me quitter et de me laisser me démerder toute seule. J’étais désespérée, mais je voulais quand-même garder cet enfant (je ne me voyais pas avorter à deux mois de grossesse après avoir fait une échographie et entendu battre le cœur du bébé !). Après cette crise, il a fini par se calmer (un autre signe de comportement irrationnel) et a paru accepter cette grossesse. Mais le gouffre s’était encore agrandi.

Bien que la grossesse se soit bien passée physiologiquement parlant, c’était le grand-huit psychologiquement parlant. Vers la fin du terme, le bébé n’était toujours pas né, et je devenais de plus en plus angoissée. Je devais faire des contrôles à l’hôpital tous les deux jours pour s’assurer que le bébé allait bien. Jean m’a réprimandée et m’a blâmée de ne pas accoucher « à l’heure dite », lui causant des problèmes, en bref, d’être un véritable fardeau pour lui. Pas les meilleures conditions pour attendre la venue d’un autre enfant tout en s’occupant d’un enfant en bas âge.

Les contractions ont finalement débuté naturellement, 12 jours après la date prévue. Sans aller dans les détails, je veux juste dire que lorsque ce petit garçon est né, ce fut le deuxième plus beau jour de ma vie (le premier étant bien évidemment la naissance de ma fille). À nouveau, cette sensation de plénitude, l’impression que l’amour pouvait être simple, chaleureux et attentif, que je pouvais aimer et être aimée sans la pression de me sentir sexuellement désirable.

J’étais d’autant plus attachée à cet enfant que Jean montrait une indifférence quasi totale à sa naissance. Je me sentais vraiment mal pour ce bébé pour lequel j’avais tant espéré un foyer et une famille stables.

L’arrivée du bébé n’a pas amélioré les choses à la maison, loin s’en faut. Après être revenus de la maternité (environ une semaine après mon accouchement par césarienne), alors que j’avais le bébé dans les bras, il m’a hurlé dessus – il était très énervé parce qu’il n’arrivait pas à démonter un meuble (on est vraiment dans le « tragi-comique »). Il a hurlé, devant ma fille d’un an et demi, que tout était ma faute, que ÇA (en référence à moi, les enfants, la situation financière dans laquelle on se trouvait à l’époque) était MA merde et que je ferais mieux de me bouger pour arranger les choses. On aurait dit que les enfants et moi étions un fardeau pour lui, qu’on l’empêchait de « faire les choses » (quelles que soient ces choses). Des années plus tard, j’apprendrais par ma mère que pendant que j’étais à la maternité, il lui avait dit que ce serait mieux pour tout le monde s’il nous quittait, moi et les enfants, qu’il ne pouvait pas gérer tout ça, qu’on serait mieux sans lui. En rétrospective, si seulement il avait pu faire ça ! Mais c’était probablement une astuce de sa part pour susciter la pitié.

J’étais totalement désemparée. Je ne pouvais pas comprendre comment il pouvait paraître si « normal » et agréable un instant, et l’instant d’après être si horrible et abusif. Souvent, après l’une de ses crises (la plupart du temps à propos de quelque chose d’insignifiant, pas d’un sujet sérieux – parler de ce qu’on ressent n’était pas considéré comme un sujet digne d’intérêt), j’avais l’impression d’être dans une maison de fous. Une fois, après l’une de ces crises insensées au milieu de la nuit, je me suis même dit qu’un jour il perdrait complètement la tête et nous tuerait les enfants et moi dans notre sommeil. J’ai commencé à ressentir une angoisse permanente, insidieuse.

C’était comme de vivre et marcher constamment sur des sables mouvants. On ne sait jamais ce qui va vous tomber dessus, si on va se faire avaler par cette folie qui se manifestait par ce comportement totalement déroutant.

Je prenais note de ses crises, soulagée et reprenant espoir lorsque je connaissais un mois de calme relatif – « ouah, retiens ton souffle, peut être que cette fois ça va durer », me disais-je. Et bien sûr, je m’épuisais à tenter d’éviter ces crises, à marcher « sur la pointe des pieds ».

En rétrospective, je suis bluffée par ma « capacité » à avoir endurer tout ça pendant si longtemps. Le truc, c’est que je me sentais coincée, avec deux enfants en bas âge, vivant en milieu rural, loin de ma famille. Je pense aussi que mes expériences précédentes avaient élevé mon seuil de tolérance aux abus. J’avais fini par les accepter, d’une certaine façon – de la même façon que ma grand-mère avait accepté d’être maltraité par son frère alcoolique (qui a vécu chez elle pendant presque toute sa vie, car il n’a jamais su se débrouiller tout seul dans la vie) pendant des années… avant de l’envoyer dans la tombe.

Pour en revenir à mes enfants, mon amour pour eux m’avait fait prendre conscience de certaines choses : maintenant que j’étais maman, j’avais besoin de « mûrir » et de sortir de mon comportement et de mes attentes infantiles, pour le bien des enfants. J’avais besoin de faire une croix sur le besoin de trouver un père que je n’avais jamais eu. Cela n’allait jamais arriver, parce que ça ne marche pas comme ça. C’était ce besoin qui m’avait fait rechercher des hommes autoritaires et abusifs tout du long. Ces réalisations étaient encore vagues dans mon esprit, mais doucement, mon besoin d’une relation équilibrée est devenu de plus en plus évident. Je revoyais mon passé et toutes les erreurs, les aprioris, les préjugés sur la vie, les mensonges qu’on se dit à soi-même, etc. Je réalisais aussi petit à petit que j’étais vraiment seule dans cette relation, qu’il n’y avait que des échanges superficiels, pas de lien véritablement profond, de compréhension, de véritable intimité, de respect entre nous ; bref, pas d’amour.

Plusieurs mois après la naissance de notre deuxième enfant, tout en trouvant du réconfort et en m’épanouissant dans la maternité, j’ai commencé à chercher un moyen de sortir de l’isolation à laquelle les tendances antisociales de Jean nous avaient soumis (et qui avait fait que certains de nos amis – communs ou non – avaient rompu le contact avec nous en raison de son comportement). J’ai commencé à explorer les forums Internet, à me plonger à nouveau dans les livres. C’est comme ça que je suis tombée sur le forum Cassiopaea, parmi d’autres forums et sites Web traitant de sujets allant de la littérature et du cinéma aux OVNIs en passant par la psychologie. Les sujets débattus sur Cassiopaea m’intriguaient, car j’ai toujours eu un esprit ouvert ET critique. J’aime les défis intellectuels, et je n’ai pas été déçue ! Histoire, science « pure », psychologie, spiritualité, parnormal… tous ces sujets traités d’une façon totalement scientifique. C’était rafraîchissant. Mais j’ai également rejoint le forum en partie parce que pour moi, c’était la seule manière d’avoir un contact humain normal sans l’interférence destructrice de Jean.

Je ne m’attendais pas à découvrir ce que j’ai découvert sur ce forum : un réseau de personnes issues du monde entier, intéressantes, drôles, honnêtes et attentives qui, comme moi souhaitaient partager des informations, échanger des idées, parler de leur vie dans un environnement sûr, etc. L’environnement était stimulant, l’atmosphère très conviviale, et plus que tout, ce forum était orienté famille : décence, respect d’autrui, amour et affection véritables étaient mis en avant. Un langage ordurier n’était absolument pas toléré. Pensez à tout ce à quoi vous ne voudriez pas exposer vos gosses : vous ne les trouverez jamais sur Cassiopaea ! En même temps, ce forum n’était pas restrictif ni intellectuellement élitiste ; il était juste demandé aux membres de satisfaire aux critères qualifiant un comportement normal et décent, humain. Comportement qui manque cruellement dans notre société actuelle. J’ai senti un tel soulagement à l’idée d’avoir enfin des échanges normaux, au milieu de cette folie à la maison. Par-dessus tout, cette participation sur le forum ouvrait de nouvelles perspectives intellectuelles pour moi : je pouvais explorer des sujets dont je n’aurais jamais pensés qu’ils m’intéresseraient, surtout dans le domaine de la psychologie, de la politique et de l’Histoire.

Dans ce cadre, j’ai commencé à relire des livres de psychologie, notamment sur les traumatismes d’enfance, et ça a vraiment mis les choses en perspective, eu égard à mes propres blessures d’enfance. En commençant à explorer ces traumatismes via ces livres et les discussions avec des membres du forum qui eux aussi partageaient leurs expériences et traumatismes, j’ai voulu partager mon enthousiasme avec Jean – je pensais que lire ces livres  pourrait l’aider à explorer ses propres problèmes. Mais il ne semblait pas intéressé, alors je n’ai pas insisté.

Lorsqu’il était dans son « mode normal », nous échangions sur divers sujets, entre autres politiques, et nous avions en apparence les mêmes opinions – même s’il semblait plus radical que moi (et que les membres du forum), car il admirait les modes violents de contestation et d’anarchie. Ça m’inquiétait quelque peu, même si ça correspondait parfaitement à sa tendance aux crises violentes et à blâmer tout le monde (des « ennemis » extérieurs).

En me faisant des amis sur ce forum et en partageant avec eux sur des sujets qui n’intéressaient pas Jean – car quand je tentais d’en parler, il m’ignorait, irrité – j’ai réalisé à quel point ce gouffre entre nous était devenu grand ; trop grand pour être comblé. J’ai réalisé que j’avais désespérément besoin de quelque chose de plus profond dans une relation.

En outre, il me blâmait d’être une mère au foyer prenant soin des enfants pendant qu’il « subvenait » aux besoins de la famille – ce qui n’est pas tout à fait le cas : non seulement je l’aidais dans son activité (réalisant des traductions et gérant certains sites dont il avait la charge, contactant des clients, donnant des cours d’initiation à l’Internet, rédigeant des courriels, etc), mais il a aussi beaucoup profité de l’aide financière de ma mère et parfois de ses parents, bien qu’il n’ait jamais eu un mot de gratitude envers eux et qu’il les ait souvent traités de « cons ». C’est différent maintenant, d’ailleurs : puisqu’il a dû dépendre de ses parents lorsque je lui ai demandé de quitter la maison, il est maintenant le fils « parfait ». Cette capacité à changer de masque à volonté ne cessera jamais de m’étonner.

Bref, sur le forum, je me suis fait beaucoup d’amis. Je voulais un peu rendre la pareille, offrir mon aide, en échange de tout ce que j’avais reçu gratuitement. Je me suis proposée pour faire des traductions ; j’ai une passion pour la traduction, et j’ai tout de suite pensé que ce serait génial de rendre plus de matériel dispo aux lecteurs francophones, et aussi d’avoir plus d’expérience afin de chercher un travail dans ce domaine – chose qui ne lui plaisait pas du tout, car il détestait l’idée que je puisse être indépendante, qu’importe s’il m’accusait sans arrêt de ne pas travailler ! (D’ailleurs quand, quelque années plus tard, je lui ai parlé de mon souhait de me séparer de lui et de me débrouiller seule, il m’a répondu : « Tu tiendras pas trois jours ».) J’ai commencé à avoir un peu plus confiance en moi et, au bout de quelque temps, ai commencé à évoquer mes problèmes de couple auprès de certains membres du forum qui avaient vécu des relations similaires.

Je leur ai parlé du comportement rigide et abusif de Jean que je ne pouvais plus tolérer et que j’étais incapable de changer, quoi que je fisse. J’ai décrit ses crises de colère à la maison et aussi devant sa famille. J’ai aussi parlé de son comportement parfois irrationnel et pour le moins inquiétant. J’ai décrit la façon dont il pouvait paraître totalement normal la plupart du temps et, comme si une mouche l’avait piqué, agir de façon incohérente, avec une violence hors de proportion avec ce qui selon lui l’avait « provoqué ». C’est d’ailleurs ce comportement irrationnel, cette impossibilité à discuter et à échanger de façon normale et censée qui m’inquiétaient le plus.

J’avais réussi à trouver de vrais amis en me débrouillant comme je pouvais avec les moyens que j’avais, vu que Jean m’isolait de ma famille (la critiquant) et m’avait coupée de mes anciens amis. Si vous vous retrouvez seule à subir la domination et l’emprise de ce type d’individu, il est essentiel de trouver des amis, des personnes censées qui peuvent partager leurs expériences et vous soutenir. Les types pathologiques détestent ça !

Comme je l’ai dit, j’ai décrit toutes ces choses à quelques membres féminins du forum en qui j’avais confiance – certaines de ces femmes étant psychologues. Elles m’ont encouragée à essayer d’arranger les choses, ce que j’ai tenté de faire pendant quelque temps, avec leur soutien. Le fait est que la relation a duré 2 années de plus qu’elle ne l’aurait fait si ces personnes n’avaient pas été là pour me soutenir et tenter de m’aider à arranger les choses avec Jean.

Finalement, quand j’ai déterminé que, depuis 11 ans que je le connaissais, rien de ce que je faisais n’allait changer quoi que ce soit et que la relation s’était détériorée davantage, j’ai décidé que, après tout, j’étais un être humain « valable » et que je ne méritais pas de vivre dans une relation abusive et sans amour.

J’ai finalement réalisé (il n’est jamais trop tard, je suppose) que j’en avais assez de ce comportement dingue, et que le quitter était le seul moyen de trouver un équilibre personnel, une stabilité, dans l’intérêt des enfants. J’ai décidé d’en finir. Remarquez que j’ai pris la décision seule. Personne ne l’a prise pour moi, contrairement à ce qu’il le prétend de façon si abjecte. Je suis bien trop obstinée pour laisser quelqu’un me dicter ce que je dois faire dès lors qu’il s’agit des enfants. Même si on avait essayé – ce qui ne peut être plus éloigné de la vérité – j’aurais toujours eu le dernier mot. Mais il ne peut l’accepter, car ça voudrait dire qu’il doit prendre sa part de responsabilité de l’échec de notre relation, chose dont il s’est avéré incapable.

L’un des déclics pour prendre cette décision est qu’il a un jour fait une remarque déplacée devant les enfants. Il a dit que mon fils aimait que je l’essuie après qu’il a été sur le pot, qu’il appréciait ça « sexuellement ». Ça m’a rendue malade. Ça a ramené à la surface toutes les choses qu’il m’avait confiées sur son passé et dont je pensais que c’était justement du passé ; sur le coup, j’ai eu vraiment peur qu’un climat malsain ne s’installe à la maison.

Quand je parle de climat malsain, qu’on ne s’y trompe pas : les abus sexuels, ce n’est pas forcément obliger un enfant à avoir des relations sexuelles. Ça peut être un comportement déplacé ou des commentaires douteux en leur présence qui créé une atmosphère malsaine. Sachant comment il s’était comporté avec les autres femmes, hommes et enfants dans le passé, cette remarque douteuse a déclenché un signal d’alarme chez moi. Je savais sans le moindre doute – appelons ça l’intuition maternelle – que je devais sortir les enfants de cette dynamique malsaine.

J’aimerais poser la question au lecteur : pensez-vous que ce genre de remarque soit saine et normale ? Si c’est le cas, je vous suggère de lire The Caricature of Love du psychiatre Hervey Cleckley, qui explique en quoi la sexualité a été pervertie au fil des siècles, au point que les gens en viennent à accepter certains comportements malsains comme normaux.

En aparté, cette détérioration manifeste dans notre relation ne semblait pas l’affecter lui comme elle m’affectait moi. C’était comme si plus je voulais m’éloigner, plus il était déterminé à ne pas me laisser partir, ou à ne pas partir. Il feignait une attitude décontractée et soulignait qu’il était bien là où il était, en dépit de sa frustration sexuelle (des années d’abus m’avaient rendu sexuellement distante) et de ses sarcasme voilés sur les femmes (comme le fait que selon lui, ne pas accéder aux désirs de son mari et refuser d’avoir beaucoup d’enfants faisait de vous un bonnet de nuit, voire une féministe extrémiste). Il était d’autant plus déterminé à me garder sous son emprise.

J’ai parlé de ma décision à certains des membres féminins du forum et – ayant partagé avec elles ma crainte que Jean n’abuse des enfants, sans pour autant partager tout ce que je savais sur lui – elle m’ont soutenue dans cette décision et m’ont donné des conseils sur la façon de le quitter en faisant le moins de casse possible et en me protégeant, considérant la violence potentielle dont je l’avais décrit capable.

Mais une fois ma décision prise, je ne savais pas comment la lui annoncer. Pendant des années, je m’étais sentie coincée dans cette relation, je ne savais pas comment faire. Je m’inquiétais de sa réaction. Je soupçonnais que Jean ne me laisserait PAS partir si facilement. Quand il avait voulu me quitter en apprenant que j’étais enceinte, c’était OK : c’était SA décision. Mais désormais, c’était MA décision, et je soupçonnais que puisque l’idée venait de moi, c’était hors de question pour Jean.

J’ai essayé d’évoquer le sujet plusieurs fois au cours des mois précédant la séparation, mais il ne voulait pas en entendre parler.

Il ne me donnait aucune option : si je partais, je devais partir seule, abandonner les enfants. Point. Il a même fait remarquer un jour qu’il serait très ennuyé de quitter la maison pour trouver un travail dans une autre ville, car il serait obligé d’aller voir des prostituées, ce qui était bien embêtant ! Je suppose que c’est la manière dont il voit les femmes, comme des objets qui sont là pour satisfaire ses besoins (pas seulement sexuels mais aussi matériels, financiers, etc. Il n’a jamais été capable de subvenir aux besoins de la famille, de garder un travail ou de faire fonctionner une entreprise).

J’y ai réfléchi pendant des mois et ai finalement pris une décision ferme : au lieu de tenter la diplomatie, comme j’avais essayé de le faire en vain pendant des mois, je lui ai dit de quitter la maison, sans quoi je prendrais rendez-vous avec une assistante sociale et le forcerais à partir. Peut-être la perspective d’être humilié l’a-t-il persuadé, puisqu’il a finalement accepté de quitter la maison. J’imagine qu’il ne s’attendait pas à me voir agir de façon si radicale et ferme, et cela a pu le déstabiliser pendant un moment.

Mais j’ai pris ça de façon trop légère. Je me suis dit : « Il est parti, donc ça veut dire qu’il accepte la séparation. Alors on va juste arranger les choses ensemble, dans l’intérêt des enfants. » Même si j’avais lu des livres sur les relations pathologiques, je refusais de voir qu’il était précisément concerné, je ne voulais pas voir la vérité à son sujet. Je pensais pouvoir lui échapper facilement, que chacun de nous pourrait se comporter de façon civilisée, dans l’intérêt des enfants. À nouveau, je me suis fait avoir par la pitié et le sentiment de culpabilité. Je me sentais mal de lui avoir demandé de partir, et je voulais lui faciliter les choses, faire passer la pilule en douceur. J’apprendrais bientôt qu’il avait déjà préparé sa « revanche ».

Devant moi, il a fait semblant d’accepter la décision, mais derrière mon dos (ce que j’apprendrais par la suite), il a monté un plan consistant à me faire du chantage émotionnel afin de me forcer à revenir vers lui, en menaçant et en diffamant Laura et le forum, les accusant d’être une secte (alors que, même s’il n’était pas intéressé par la plupart des sujets évoqués sur le forum, il n’avait JAMAIS eu de problème avec jusque-là) et prétendant que si je voulais le quitter, c’était parce que j’avais été endoctrinée par eux !

Tirant avantage de mon aveuglement à l’époque concernant sa pathologie, de ma volonté de faire « ami-ami » et de faire en sorte que les choses se passent de façon civilisée, Jean est venu à la maison un weekend après avoir déménagé, et a volé toutes les données de mon disque dur contenant toute ma correspondance privée, dont des échanges avec Laura et d’autres amis, où je demandais des conseils sur la façon de le quitter.

Il a ensuite été voir la nounou occasionnelle des enfants pour lui « annoncer » que j’étais dans une secte (j’apprendrais ça plus tard). Il a aussi appelé ma mère et l’a littéralement bombardée d’emails volés pris totalement hors contexte et de documents qu’il avait rédigés diffamant Laura, le forum Cass, le site SOTT et le programme de méditation – des pages et des pages de mensonges et de déformations des faits.

En outre, après avoir assommé ma mère avec ces « révélations », il lui a annoncé que j’avais subi des attouchements de la part de mon père lorsque j’étais enfant (chose que je lui avais confiée il y avait plusieurs années mais que je n’avais jamais confiée à ma mère car je ne voulais pas en faire une histoire. Et puis franchement, comment vous annoncez ça à votre mère ? C’est suffisamment honteux comme ça). Toutefois, la cerise sur le gâteau est qu’il a dit à ma mère que ces abus étaient probablement inventés, qu’ils étaient un faux souvenir implanté par la « secte » via l’hypnose ! Qu’importe si je lui avais confié ça avant d’être membre du groupe et si j’ai des emails – datant de 2001 – pour le prouver.

Nous voyons là qu’il utilisait les mêmes techniques dont il usait lorsque nous étions ensemble : tenter de conserver son emprise en m’isolant des autres afin que je n’aie nulle part où aller et personne à qui me confier, afin qu’il puisse me coincer de sorte à me faire revenir vers lui, ou, s’il n’y arrivait pas, tout bonnement se venger en détruisant tout et tout le monde autour de moi.

Heureusement, ma mère, qui le connaît bien (elle même a subi ses foudres de nombreuses fois malgré qu’elle l’ait souvent aidé financièrement lorsque son entreprise battait de l’aile) ne l’a pas cru un instant. Elle m’a téléphoné pour tout me raconter – c’est comme ça que j’ai appris ce qu’il avait fait, le disque dur, les accusations de secte, etc.

N’étant pas parvenu à manipuler ma mère, il a alors commencé à raconter à toute sa famille que j’étais dans une secte, et je n’ai jamais eu l’occasion de leur parler pour leur expliquer ce qui se passait, leur dire que je n’avais pas l’intention d’avoir de mauvaises relations avec eux juste parce que je voulais quitter leur fils. Ils l’ont malheureusement cru et n’ont pas cherché à en savoir plus.

En aparté, il a également dit à ma mère de ne PAS me dire qu’elle « était au courant » pour la « secte », car si je l’apprenais, je pourrais avoir une réaction extrême, comme par exemple m’enfuir avec les enfants ou que sais-je encore. Je trouve ça assez ironique de la part de quelqu’un qui a un passif assez lourd en termes de « réaction extrême ». Peut-on parler de projection ? Je pense qu’il projette en fait sur les autres ce qu’IL est lui-même à l’intérieur. Je pense qu’il utilise les accusations de secte en partie pour détourner l’attention de son comportement insensé : si tout le monde se focalise sur cette histoire de secte (ce qui est un des mensonges les plus hallucinants qu’on ait jamais raconté sur moi), personne ne remarquera à quel point il est dérangé, personne ne lui posera de questions sur son passé, et sur son échec en tant que partenaire et père.

Le fait est que quelqu’un l’a remarqué : le médiateur familial que nous avons rencontré après la séparation m’a dit qu’il soupçonnait une pathologie chez mon ex, et que ça ne lui laissait pas beaucoup d’espoir pour l’avenir. Malheureusement, cette personne ne peut témoigner car la décision d’entrer en médiation venait de moi, et n’a pas été ordonnée par le juge. Ce médiateur ne peut donc être partie dans cette affaire.

Quoi qu’il en soit, j’espérais encore (wishful thinking) que malgré son comportement passé autoritaire et abusif, ses accusations étaient simplement dues à la colère, au fait d’avoir été « jeté » ; blâmer l’entourage (famille, amis) lors d’une séparation n’est pas inhabituel. Et j’espérais que bientôt, il se calmerait, arrêterait ses mensonges sur moi, mes amis, Laura et le forum, et que nous pourrions avoir un semblant de relations cordiales – dans l’intérêt des enfants.

Mais ça ne s’est pas arrangé, au contraire.

L’été dernier, je suis venue chercher les enfants qui avaient passé les vacances chez leurs grands-parents paternels (chez qui vivent également la sœur et le beau-frère de Jean, tous deux dans la cinquantaine et sans emploi). Une amie m’accompagnait. Là-bas, la mère de Jean a tenté de me bloquer dans une pièce fermée afin de me forcer à écouter leurs insanités, me traitant comme une gamine qui avait besoin d’être « remise sur le droit chemin » (un soupçon de comportement sectaire ?). Mon amie m’a entendue appeler et est entrée dans la pièce pour m’aider. Jean lui a sauté dessus – la taclant comme un joueur de foot. Elle a dû aller se faire examiner à l’hôpital et a porté plainte contre Jean… plainte qui n’a mené nulle part à cause – roulement de tambour – des accusations de secte !

Quand on pense que c’est cet homme qui m’accuse de potentiellement recourir à des « réactions extrêmes » ! Accuser la victime, hein ?

Cet incident a résulté en un jugement en référé où Jean a produit ses mensonges et documents diffamatoires concernant Laura et sa famille (parmi ces fausses preuves, il y avait les emails volés sur mon disque dur, « traduits » n’importe comment et pris hors contexte, ainsi qu’une « synthèse » rédigée de sa main, fruit de sa propre interprétation déformée du travail de Laura et de son équipe. Ces mensonges étaient tellement ridicules et facilement réfutables par les FAITS que j’ai été estomaquée d’apprendre que les autorités se sont donné la peine de les lire). Il a fait envoyer ces pièces à mon avocat un vendredi soir, deux jours avant l’audience, de sorte que je n’en ai pas eu connaissance à l’avance et n’ai pas eu l’opportunité de construire une défense appropriée avec mon avocat.

À la suite de l’audience, le juge a ordonné une expertise psychologique pour lui, moi et les enfants. Les conclusions du rapport de l’expert sont que les affirmations de Jean selon lesquelles je serais dans une secte sont le fruits de « constats rigides et mal maîtrisés » de sa part, et qu’il possède une personnalité obsessionnelle qui le pousse à rechercher des informations sur les sectes pour se rassurer et se libérer de ses peurs et du sentiment de rejet dû à la séparation.

Le rapport précise que j’ai fait des efforts pour me libérer de son « emprise ». Que malgré ma « vulnérabilité » et le fait que je sois « peu sûre de moi », Jean se fait une idée fausse de mes centres d’intérêt. Là, je voudrais commenter un peu :

On peut dire que certes, j’étais autrefois vulnérable par rapport aux HOMMES (comme c’est rare pour une femme !) – j’ai expliqué plus haut d’où ça venait. Toutefois, j’aimerais ajouter quand on a subi des abus pendant des années, et qu’on passe un test psychologique suite aux accusations diffamatoires d’un déviant qui vous harcèle, vous espionne, vous menace depuis des mois, on se sent effectivement « vulnérable ». D’autant plus vulnérable que la justice croit le manipulateur et vous ignore, vous refusant le statut de victime ! Dans ces cas là, comment ne pas se sentir « fragilisé », et voir sa confiance en soi complètement érodée !!! Le fait de douter de soi – dans le sens de : vouloir se connaître soi-même, se remettre en question afin d’avancer dans la vie – me semble être une qualité humaine, une attitude saine, au contraire du psychopathe qui lui ne doute JAMAIS de lui. Mais dans un monde où la pathologie domine, les valeurs du psychopathes sont hélas mises en avant et prises comme la norme à adopter. Il me semble également que l’expert s’est fait influencer et manipuler par Jean : le rapport précise que durant sa propre expertise, Jean est resté focalisé sur moi. Une manœuvre qui une fois encore permet de détourner l’attention de ses propres « problèmes psychologiques » et de son comportement anormal.

Enfin bref, pour moi, la caractère obsessionnel de Jean souligné dans le rapport est suffisamment inquiétant. L’obsession est précisément l’un de ses modes de fonctionnement – obsession du sexe, de quelque idéal qu’il a sur les femmes et qui n’existe que dans son esprit tordu, obsession de « faire les choses », de « ne pas avoir le temps de faire les choses », etc. Ça me paraît suffisamment fou comme ça. L’obsession peut mener à toutes sortes de comportements anormaux et pathologiques. Il est clair qu’il est obsessionnel dans son harcèlement de quiconque a jamais été ami avec moi ou m’a soutenue. Il ne supporte pas que j’aie des amis – des amis que j’ai choisis, pas des amis qu’il choisit pour moi et qui reçoivent son approbation en vertu du fait qu’il les contrôle.

Il a tenté de me « récupérer » après l’audience – voulant arranger un rendez-vous, seul à seul, pour « parler » (traduction : pour me manipuler et me faire revenir vers lui) mais ça n’a pas marché, alors il a fait monter les enchères. Il a commencé à m’espionner sur le forum Cassiopaea. Puis il a rejoint le forum anglophone godlikeproductions et a commencé à poster ses mensonges et diffamation là-bas.

J’ai appris par l’avocat de Laura Knight-Jadczyk qu’il avait même créé un site diffamatoire, copiant-collant tous les mensonges lancés sur GLP à l’encontre de Laura.

Cela prouve non seulement son obsession et son insanité, mais aussi son fanatisme. Je veux dire, n’a t’il rien mieux à faire dans la vie (comme travailler et payer une pension à ses enfants, par exemple ?) Est-il pathologique au point de vouloir passer ses journées sur Internet à diffamer des gens qui ne lui ont jamais rien fait à part être mes amis et me soutenir lorsque je leur ai parlé des abus que je subissais ? Est-il rempli d’une telle haine et d’une telle rage destructrice au point de vouloir détruire d’autres personnes, dont ses propres enfants, dont il n’a visiblement que faire puisqu’il ne fait que les utiliser pour obtenir ce qu’il veut (ma destruction et celle de tous ceux qui sont ne serait-ce que vaguement proches de moi) ?

Franchement, quel genre d’homme se joindrait un autre homme du même acabit (Vincent Bridges) qui depuis des années diffame Laura Jadczyk sans relâche, a mis sa famille en danger, pratique la magie noire, a fait un séjour dans un hôpital psychiatrique, et est ami avec le gourou de secte Eric Pepin, poursuivi pour pédophilie il y a quelques années ?

Qu’importe si, avant la séparation, il se fichait des enfants et les considérait comme un « fardeau » qu’il serait trop heureux de laisser derrière lui, qu’importe s’il leur criait dessus et s’il a mis leur vie en danger à plusieurs occasions ! Maintenant, ses nouveaux copains sont des satanistes et des déviant sexuels. Est-ce que vous confierez vos enfants à ce genre de personne le « cœur léger » ? Sachant que vous n’avez pas le choix, parce que la justice a été incapable de prendre la pleine mesure de son insanité ?

C’est une situation très déstabilisante, et je ne souhaite ça à personne.

C’est la pathologie à laquelle Laura, sa famille et maintenant moi-même sont exposés et doivent faire face – ces individus vous poignardent dans le dos, agissent toujours dans l’obscurité, sont sournois et rusés, et de très bons manipulateurs ; ils se débrouillent pour faire croire aux autres qu’ILS sont les victimes.

Ce qui est tellement ironique et dingue, c’est que voilà un homme qui parle de morale et qui traite mes amis d’« anormaux, d’escrocs, de profiteurs financiers, de voleurs d’âmes, de manipulateurs, de malades du contrôle et de cyberstalkers ». Accuser la victime, encore une fois. Projeter sur les autres ce qu’il est à l’intérieur.

Il prétend que j’ai été « contrôlée » afin de la quitter. C’est clairement faux, comme le verra quiconque connaît les faits (et pas juste les rumeurs et mensonges qu’il répand sur moi) : le fait est que lorsque mes amis m’ont conseillé d’être très prudente et de prendre des mesures pour nous protéger, moi et les enfants, je n’ai écouté aucun de ces conseils, je ne les ai pas pris au sérieux. Mais la conséquence d’avoir ignoré ces conseils, c’est le pétrin dans lequel je me suis retrouvée. Il s’est comporté précisément de la façon dont on m’avait prévenu ! Ce qui est tragique et ironique – détruisant toute allégation selon laquelle j’aurais été « influencée » – est que si j’avais appliqué ces conseils, donnés par des femmes qui parlent en connaissance de cause, cela n’aurait peut-être pas – je dis bien peut-être – mené à un tel gâchis.

Ce n’est qu’après qu’il a volé mon disque dur, cité des emails mal traduits et pris hors contexte au tribunal, déformé tous les faits me concernant ainsi que les enfants et Mme Jadczyk, que j’ai réalisé combien ces femmes avaient raison de m’avertir du danger qui me guettait si je ne prenais pas ces mises en garde au sérieux. Ce n’est qu’après qu’il m’a fait subir mensonges, stress, diffamation et menaces que j’ai réalisé à quel point il était tordu, ce qui m’a menée à revisiter tout mon passé avec lui, tout ce qu’il m’a dit, sa confession, etc., et à voir clairement que, oui, c’est ce qu’il est, il a toujours été comme ça.

Il aura fallu cette séparation pour que je le réalise.

Plus récemment, un jugement définitif a eu lieu concernant la garde des enfants. Chose bizarre et choquante, le délibéré de ce jugement cite non seulement les emails qu’il a volés, mal traduits et pris hors contexte qu’il avait déjà produit lors du référé. Ces emails VOLÉS ont été qualifiés par mon avocats de FRAUDULEUX, et pourtant le juge les cite comme « preuve » ! Tandis que mes affirmations – documentées par les faits – et le rapport de l’expert psychologique constatant de façon claire qu’il a une personnalité OBSESSIONNELLE et fait une MAUVAISE interprétation de mes centres d’intérêts fondée sur ses propres peurs et INSÉCURITÉS – lesquelles le poussent à rechercher des « informations sur les sectes pour se rassurer » – n’ont pas été cités ! Pas une ligne ! De fausses allégations produites par un homme qui ne peut supporter de se faire jeter et qui se lâche par vengeance sont pris considérées comme preuve, tandis que les conclusions d’un expert sont totalement ignorées ?

Quelque chose cloche ici ! Je croyais qu’on était au Xxe siècle, où les femmes sont (plus ou moins) les égales des hommes. Tout ce que je vois, c’est que le système me traite comme une enfant, ou une femme écervelée et stupide qui s’est fait endoctriner par une « secte ». Les autorités le croient lui, et ne m’écoutent pas. Ce n’est qu’un exemple de la façon dont beaucoup de femmes sont encore traitées de nos jours – et je ne suis pas « féministe ». Je suis juste un être humain, qui se trouve être une femme, et je veux qu’on m’écoute et me prenne au sérieux. Apparemment, la justice – police etc. – croit ses mensonges avec tant de facilité, sans vérifier quoi que ce soit, que vous êtes obligé de penser qu’il y a anguille sous roche. Ou alors, nous voyons là une expression de plus des bonnes vieilles valeurs patriarcales.

Un homme décent – un vrai homme – se serait comporté différemment, même s’il avait été blessé par la séparation. Il aurait dit au tribunal qu’il aime ses enfants et veut être un bon père, et aurait voulu dialoguer avec son ex. pour faire en sorte que les enfants aient la meilleure vie possible.

Un homme décent – un vrai homme – ne va pas répandre des mensonges autour de lui en utilisant ses enfants comme prétexte pour assouvir sa vengeance. Quel genre d’homme fait ça ? Pas un homme qui aime ses enfants. La preuve en est qu’il n’a pas donné un Euro pour nous aider, pour leur acheter quoi que ce soit. Il les a emmenés en vacances pour un week-end histoire de montrer à quel point il était un bon père. Mais, oups, attendez, c’était avant le jugement. Maintenant que le jugement a été rendu, il n’a même pas un Euro pour leur acheter un crayon. Classique, hein ?

En termes clairs et sans appel : je veux qu’il me laisse tranquille. Je ne veux plus jamais le voir, ni entendre sa voix, je veux l’effacer de mon esprit et de mon corps, tout ce qui me le rappelle. Ce n’est qu’après les avoir quittés qu’on réalise à quel point c’est usant et stressant d’avoir quelqu’un qui vous espionne constamment, vous, vos amis et vos activités, qui essaie de vous manipuler pour que vous reveniez vers lui, après que vous lui avez dit clairement que vous VOULEZ qu’il vous laisse tranquille, que vous n’éprouvez plus rien pour lui, et que vous ne voulez pas de lui. Je ne veux pas qu’il m’envoie des emails insensés avec des « liens sur les sectes » pour « m’éduquer ». Je veux qu’il me laisse tranquille. Je crie dans le désert depuis trop longtemps, et j’en ai véritablement assez. Ma vie est en stand-by parce qu’il est là, constamment, en arrière-plan. Je veux qu’il arrête ! Qu’il disparaisse de ma vie !

Je n’ai aucun espoir qu’il m’entende, vu à qui (ou plutôt à quoi) j’ai affaire. Mais je trouve ça libérateur d’en parler publiquement.

Ce type qui ne cesse de dire que j’ai été endoctrinée par une secte, eh bien, vous savez quoi, c’est le même qui une fois a pratiqué la magie pour me faire tomber amoureuse de lui… comment ça s’appelle déjà ? Ah oui, un « filtre d’amour » où on écrit le nom de l’objet de son « attention », on prononce quelque « formule magique », et c’est parti ! Cet homme-là, qui accuse des gens innocents d’être des gourous, correspond lui-même en tous points au profil du faux gourou ! Et il fait ça parce qu’il a perdu son meilleur « adepte » : moi.

J’espère juste que, d’une façon ou d’une autre, ce témoignage expliquera en partie comment on a pu en arrivera à une situation aussi horrible, et servira d’avertissement aux autres femmes qui, comme moi, pensent qu’elles peuvent sauver ce genre de personnes : on ne le peut pas. À l’intérieur, il n’y pas d’homme à sauver ; il n’y a rien qu’un animal enragé et tordu qui, comme le dit Sandra Brown, dévaste tout sur son passage y compris les femmes et les enfants qui les aiment.

« On ne peut prévenir ce qu’on n’identifie pas, on ne peut traiter ce qu’on ne diagnostique pas. Et l’on ne peut enseigner la façon de les repérer à moins de comprendre soi-même la pathologie. »

Une chose est sûre, la meilleure façon de protéger quiconque – conjoints, amis, enfants, famille, associés – de ce genre de déviant pathologique est de l’exposer pour ce qu’il est, devant tout le monde ; de révéler la pathologie derrière le masque de santé mentale. C’est l’un des objectifs de ce témoignage, qui sera mis à jour au fur et à mesure que de nouvelles données émergeront, et documenté avec tous les éléments et preuves disponibles.

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Témoignage du Révérend Grant Sutherland

J’écris ce témoignage sous un pseudonyme ; j’ai aussi changé le nom de certains lieux pour protéger mon identité. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, je ne gagnerais rien à révéler mon vrai nom, quand il y a tant de diffamateurs prompts à harceler tout personnage public prêt à prendre position pour Laura Knight-Jadczyk et son travail. Si cela est nécessaire, je peux toujours témoigner sous mon vrai nom dans un document préparé et enregistré par les autorités légales compétentes. Mais pour le moment, je veux préserver un certain niveau d’anonymat. Cela n’enlève toutefois rien à ce que j’ai à dire. Je prends simplement mes responsabilités, en reconnaissant la nature du monde dans lequel nous vivons.

Je suis prêtre au sein de l’Église anglicane. En tant que religieux, mon travail, ma responsabilité est d’enquêter sur les questions spirituelles, dans l’intérêt de la société en général. Pour nombre de gens au sein de notre société sécularisée, cette vocation peut sembler étrange – mais elle est estimée dans de nombreux milieux, et fait partie d’une tradition de longue date. Une croyance commune veut que la prêtrise soit intrinsèquement conservatrice, et cela est vrai à bien des égards – bien qu’il y ait deux voies à considérer. Une voie pourrait être appelée la « voie du littéraliste » : il s’agit du prêtre qui cherche simplement à perpétuer la tradition qu’il ou elle a reçue. L’autre voie pourrait être appelée la « voie du chercheur ». Là, le prêtre, tout en perpétuant la tradition, explore néanmoins ses implications plus profondes.

Idéalement, tout prêtre utile à sa communauté a probablement débuté comme littéraliste, avant d’explorer plus avant la tradition afin de la comprendre. Et c’est probablement vrai pour tout chrétien. Selon ma propre tradition, celle de l’Église anglicane, cette façon de penser n’a rien de singulier. Elle est illustrée par les travaux exploratoires, empreints de bon sens, de mystiques médiévaux anglais tels que Julienne de Norwich ou encore l’auteur anonyme de The Cloud of Unknowing [Le nuage de l’Inconnaissance – NdT] et, plus tard, par les mystiques anglicans, lesquels avaient peu de temps à perdre en blabla, mensonges ou sensiblerie facile. Selon leur compréhension, le christianisme était une foi robuste qui n’avait pas besoin de protection ni d’apologétique pour être crédible. Et c’est aussi mon point de vue, parce qu’il favorise l’ouverture d’esprit et de cœur qui permettent à l’Esprit saint d’évoluer librement comme il le souhaite, et d’indiquer les voies mystérieuses du Divin.

Mon voyage dans la foi a débuté lorsque j’étais adolescent ; j’accordais beaucoup de valeur à la Bible – surtout aux paroles de Jésus. Après avoir fréquenté les églises anglicanes et méthodistes, je suis entré à l’université pour y étudier les langues anciennes, en priorité celles de l’Asie mineure, ce qui signifiait une familiarité avec l’Ancien Testament. J’ai également travaillé comme étudiant en archéologie pendant quelques mois dans la région. Ayant voulu consacrer ma vie à Dieu, je suis entré dans un monastère dans le Suffolk après avoir obtenu mon diplôme, pour y suivre une formation, à l’issue de laquelle j’ai pu contribuer à la construction d’un nouveau monastère en Ouzbékistan. Après cela, j’ai été formé pendant trois années en théologie pastorale avant d’être ordonné prêtre.

Au cours de mon travail paroissial, il m’est apparu extrêmement clair que la simple adhésion à une compréhension littéraliste du christianisme n’était pas suffisante pour ceux qui venaient à l’église. La souffrance intérieure vécue par nombre de chrétiens était peut-être adoucie par leur foi, mais ils avaient clairement besoin d’autre chose. Je me suis donc mis à explorer plus avant les profondeurs de cette foi. En 2004, je suis tombé sur le travail de Laura sur Internet. Je cherchais de plus amples informations sur la psychopathie, et j’ai découvert une profusion d’articles sur le sujet sur le site Web Cassiopaea – ainsi que certaines réflexions très profondes sur la foi chrétienne.

Laura et moi avons eu plusieurs échanges email à propos de sujets bibliques, et elle m’a permis de me mettre à jour dans mes lectures sur la Bible, ce qui m’a énormément aidé. Laura est elle-même une brillante exégète de la Bible, et ses réflexions approfondies m’ont beaucoup aidé dans mes efforts pour comprendre comment la Bible avait été assembléee. Dans les universités du monde entier, il y a beaucoup de recherches en cours sur le sujet, mais la plupart des chrétiens n’y ont malheureusement pas accès – ce qui est vraiment regrettable, car les ramifications de ces recherches sont potentiellement très importantes pour nous tous. Le travail de Laura sur la Bible – travail entièrement fondé sur sa dévotion clairement manifeste pour le divin – a été d’une grande importance pour moi, m’aidant à comprendre de façon plus élargie les voies de l’Esprit saint. Je ne saurai trop assez la remercier pour cela.

Laura et moi nous sommes rencontrés pour la première fois en janvier 2010, lorsqu’elle m’a invité chez elle ; depuis, j’ai passé trois mois au total  chez elle en tant qu’invité, à travailler sur le matériel biblique. Laura est terre-à-terre et d’un abord facile, elle a beaucoup de sens pratique. Elle n’est pas avare d’encouragements, et est vraiment soucieuse des autres. J’ai également assisté à quelques séances expérimentales de communication supraluminique via une planche aux esprits, et je peux assurer à tout le monde que cette activité est étroitement supervisée et qu’elle est conduite avec respect et courtoisie pour l’inconnu, mais que tout se déroule néanmoins dans une atmosphère enjouée et conviviale. Ces séances n’étaient ni des communications avec les morts, ni un « flirt » avec l’occulte – en aucune façon : il s’agissait d’expériences scientifiques sérieuses, qui n’ont jamais versé dans le théâtral ni l’inconvenant.

Beaoucoup de gens montrent une certaine appréhension face à ce genre d’instruments– ce qui est sans doute pour le mieux. Le monde spirituel, à propos duquel nos connaissances scientifique sont encore limitées, est une sorte de jungle, comme peuvent en témoigner nombre de prêtres. Laura elle-même a déjà conduit ce que l’Église appellerait des « exorcismes », dans le prolongement de son travail et de sa formation d’hypnothérapeute qualifiée ; il faut beaucoup de maturité, sans parler de courage, pour se frotter à ce qu’on pourrait de façon euphémique qualifier d’Esprit mauvais. Cela ne veut pas dire que l’Église elle-même comprenne pleinement ces choses – et elle l’admet d’ailleurs franchement, du moins en privé – mais la réalité de l’intensité du mal spirituel qui frappe certains individus est quelque chose que la société estime du ressort et de la compétence de l’Église. Il est important de noter que Laura a fait montre d’une grande compétence et d’une grande perspicacité psychologique à ces occasions. Je le sais, parce que j’ai écouté très attentivement les enregistrements cassette de l’un de ces exorcismes.

Deux choses ressortent de cela, selon moi : elle n’a jamais fléchi, même sous les assauts psychologiques d’un mal dirigé qui aurait mis par terre la plupart d’entre nous ; et elle n’a pas succombé à la tentation de s’instituer comme maître de l’esprit mauvais. Cela demande une sagesse et une humilité extraordinaires, lorsqu’on se trouve confronté à quelque chose de manifestement mauvais et, à vrai dire, d’inconnu.

Ce genre d’expérience place Laura en bonne position en ce qui concerne les interactions avec le monde spirituel, qui regorge indéniablement de dangers, mais aussi de bienfaits pour l’humanité – du moins en potentiel. Toutefois, comme pour n’importe quelle information obtenue d’une source spirituelle, la vérification constante est de mise – et pour cette raison, la plupart des travaux de Laura  consistent en des recherches assidues d’un haut niveau académique. C’est certainement la personne la plus érudite que j’aie jamais rencontrée, et un auteur brillant sur les questions spirituelles – ce qui en soi n’est pas une tâche facile, beaucoup d’écrits contemporains sur le sujet pouvant se révéler assez médiocres ou verser dans la mystification. Laura, quant à elle, n’est rien de tout cela. Elle est claire, directe et aime creuser en profondeur.

Tout cela pourrait sembler quelque peu abscons – mais le travail de Laura a des implications concrètes. Notre monde est assailli par le mal sur bien des fronts. Par certains aspects, ce mal n’est que de l’ignorance ordinaire, mais il peut également prendre des formes très directes, intentionnelles. Les recherches en psychologie que Laura continue à mener se focalisent sur les dégâts commis dans des contextes familiaux et relationnels narcissiques, et ceci a de nettes implications pastorales, comme on peut le voir sur son forum Internet. Elle a aussi examiné les blocages entravant la progression personnelle des individus, dans leurs efforts pour devenir plus mûrs et responsables. Ces outils permettant une connaissance de soi plus profonde sont inestimables – et par le travail, on en découvre toujours plus. Un succès notable ici est la récente création de Eiriu Eolas, une série de techniques de respiration qui relaxent l’esprit et le corps en profondeur, et libèrent les blocages émotionnels profondément enfouis.

Laura et ses associés se concentrent aussi sur les dégâts commis par les psychopathes – les personnes dépourvus d’une conscience fonctionnelle. La dévastation et le désarroi causés par les psychopathes ont un impact durable sur chacun d’entre nous en tant qu’individus. Mes propres recherches ont révélé que les psychopathes sont la cause première de la détérioration continue de la société, qu’ils ont déformée et dégradée. Dans les affaires et en politique, sans parler des sciences, beaucoup de dégâts ont été commis. Il est maintenant clair que la plupart des misères de la guerre et de l’exploitation économique sont largement causées par de tels individus.

Laura a contribué à la publication d’un livre particulièrement important : Ponérologie politique, du psychologue polonais Andrew Lobaczewski, qui explore les mécanismes par lesquels une société peut être brisée par des psychopathes qui tiennent les rênes du pouvoir politique. En effet, on trouve beaucoup d’individus de ce genre à des postes de dirigeants nationaux, ce qui devrait nous causer beaucoup d’inquiétude. Les psychopathes et ceux qui les soutiennent : les personnalités autoritaires – la masse des gens qui suivent simplement ce qu’on leur dit de faire, du moment qu’il s’agit d’une figure d’autorité, ou perçue comme telle – contribuent à causer des souffrances indicibles. Et d’ailleurs, la vie religieuse elle-même a été profondément corrompue par de tels individus.

En jetant la lumière sur ces choses, Laura et ses alliés ont dû subir (c’était prévisible) des attaques. Ceux qui l’attaquent prospèrent dans les ténèbres. Les détracteurs ont tenté de dépeindre le groupe de Laura comme une secte, dans l’espoir que s’ils la traînent suffisamment dans la boue, celle-ci collera assez longtemps pour susciter des soupçons. C’est pourquoi j’ai écrit ce témoignage. Je suis témoin de la vérité, et cette vérité est que Laura est une chercheuse. C’est ce qui la fait avancer – la quête de la vérité, si tant est qu’on puisse la connaître. Cette quête, en plus d’être scientifique, est donc aussi nécessairement spirituelle. Cela peut paraître singulier, dans un monde où la recherche tend à être quelque peu fragmentée, mais en fait cela n’a rien d’inédit. C’est, après tout, tout à fait dans la ligne du « chercheur » chrétien « adulte », et d’une approche holistique des sciences. L’équipe de chercheurs associés, qui inclut aussi le mari de Laura – un physicien universitaire respecté – suit également cette approche, et un fort sentiment de communauté unit les membres de ce qui, en essence, constitue une association de recherche.

Pour toutes ces raisons, je recommande chaudement Laura et son projet Cassiopaea, une initiative courageuse et intègre dont le but est d’en apprendre plus sur nous-mêmes et notre condition, dans un contexte matériel comme spirituel.

10 avril 2011

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Témoignage de Harrison Koehli

J’ai eu l’opportunité de rencontrer Laura et sa famille pour la première fois fin 2006. Je suivais son travail depuis environ 3 ans, lisant son site Web et ses ouvrages pendant des heures.

Jusque-là, je n’avais jamais été satisfait des réponses apportées par les leaders religieux, les enseignants et autres prétendues autorités dans ma vie aux « grandes questions ». Ce que je voyais autour de moi ne me plaisait pas : vile cruauté, violence gratuite, bigoterie rigide, et la souffrance qui résulte de l’ignorance. Mais en même temps, je sentais que la vie, c’était plus que cela – une impression de mystère qui n’étais jamais évoquée ni expliquée de façon satisfaisante. Cette impression pouvait être suscitée par un geste attentionné et sincère, ou par un mystère provoquant l’émerveillement et un respect mêlé de crainte ; des anomalies venant perturber la « norme statistique » des événements de la vie de tous les jours.

En grandissant, j’ai commencé à poser encore plus de questions : pourquoi ce mal et cette souffrance dans le monde ? Savons-nous vraiment tout ce qu’il y a à savoir sur la nature de la réalité ? Qu’est-ce qui se cache sous la surface ? Tout débuta vraiment pour moi par un cours de philosophie au lycée, et au bout de quelques années passées à suivre les pistes et à relier les points, j’ai trouvé les travaux de Laura.

Ce que j’ai lu m’a remué jusqu’au fond de l’âme. Non seulement ces travaux confirmaient plusieurs de mes vagues intuitions sur la vie et le cosmos, mais ils exposaient tout dans le détail ; c’était une leçon d’humilité, mais c’était aussi enthousiasmant. Voilà des recherches qui semblaient aborder chaque question importante ou d’intérêt pour moi, et plus encore. Cela ne veut pas dire que c’était facile. J’ai lu des choses difficiles à accepter, auxquelles je ne pouvais me contenter de croire aveuglément. Alors j’ai continué à chercher, vérifiant les sources et tout ce qu’il m’était possible de vérifier. J’en venais invariablement aux mêmes conclusions ; un processus difficile mais infiniment gratifiant.

Ce qui m’a frappé d’emblée, c’est la nature des recherches de Laura : sa méthode, ses résultats, et le partage. Son travail est motivé par une curiosité sincère quant à la nature de l’humanité et de l’univers que nous occupons. Cette curiosité implique qu’aucun sujet ne soit écarté. Si Laura tombe sur une affirmation insolite ou bizarre, elle l’abordera comme n’importe quel autre problème, sans l’accepter aveuglément ni nier sa possibilité à cause de notions et de jugements préconçus. Sa méthode est ouverte, tout en étant rigoureuse, même si cela signifie accepter des conclusions qui ne sont pas populaires. Mais même dans ce cas, elle est toujours ouverte à de nouvelles données et prête à changer d’avis lorsque de nouvelles preuves viennent invalider une théorie. Elle partage également gratuitement ses résultats ; quiconque est intéressé peut les accepter ou les rejeter. Ayant lu ses travaux et l’ayant rencontrée en personne à quatre occasions, en plus d’échanger avec elle sur Internet depuis cinq ans, je ne l’ai jamais vue trahir ses idéaux : la recherche ouverte et le libre partage, que sous-tend son souci de vérité et d’humanité.

De même que j’ai abordé les écrits de Laura avec scepticisme, j’ai abordé ceux de ses diffamateurs de la même manière : en vérifiant les sources et en comparant les témoignages. D’un côté, il y avait les travaux de Laura : sincères, transparents, rigoureux et vérifiables. De l’autre, ceux des gens qui l’attaquaient : rédigés sous forme d’insultes de bas étage, mensonges vérifiables, sous-entendus invérifiables, et mépris subtil pour la quête transparente de la vérité. Je n’ai pu manqué d’observer les choses mêmes qui me troublaient depuis l’enfance : la nature puérile et malveillante des attaques, le blackout implicite sur la recherche libre et les vérités inconfortables, la cruauté et la malveillance maquillées en inquiétude ou souci de« partager des faits ». Les choses écrites par ces individus en disent plus long sur leur propres personnalités et motivations que sur Laura, dont la vie, il faut le reconnaître, est un livre ouvert.

Début 2006, après cette période de lectures et d’échanges en ligne, j’ai visité les bureaux de Red Pill Press, la société d’édition co-fondée par Laura. Cet été-là, ayant fini mes études universitaires, j’ai eu l’opportunité de venir travailler pour cette société – un travail de rêve pour moi. Depuis, je suis devenu co-propriétaire de la société, et d’une autre affaire qui marche. Durant tout ce temps, je n’ai jamais été témoin de quoi que ce soit ressemblant à une vision « sectaire » ou à un comportement de « gourou » chez Laura.

Les membres des groupes de recherche sont toujours encouragés à faire fonctionner leur matière grise. En fait, c’est l’un des principes fondateurs du travail que nous effectuons : apprendre à chercher, à penser, à questionner, et à ne pas être influencé par les pressions sociales. S’il y a quelque chose qui n’est pas encouragé, c’est bien une attitude sectaire : un comportement servile, une acceptation aveugle de ce que dit autrui. Personnellement, mes propres demandes de conseils personnels et de feedbacks ont été toujours été reçues avec une attention mesurée et beaucoup de perspicacité. Et j’ai toujours été libre de faire mes propres choix. Je n’ai été témoin d’aucune coercition ni d’abus sous quelque forme que ce soit.

Ce que j’ai vu, ce sont des gens qui travaillent dur, qui offrent des conseils sincères, et qui se soucient du bien-être émotionnel, physique et social de chaque membre (sans parler de ceux qui ne sont pas liés aux groupes). Les membres sont activement encouragés à développer des relations plus équilibrées avec leur famille, collègues, et époux. La seule fois où j’ai remarqué des conseils différents concernait des relations dont la nature était manifestement abusive, et même alors, toutes les alternatives (y compris le conseil conjugal)  avaient d’abord été encouragées et suggérées. Cela est un aspect de l’application des connaissances sur les prétendues « grandes questions » : ce que signifie vivre et fonctionner en tant qu’être humain à part entière : comprendre ses responsabilités personnelles et sociales et ses propres traits de personnalité qui nous empêchent de traiter les autres avec attention et considération.

En fait, le travail de Laura consiste largement à dévoiler les attitudes « sectaires » et les maux qu’elles causent aujourd’hui dans le monde. À la lumière de cela, le fait que certains aient collé l’étiquette sectaire sur Laura et les groupes de recherche qu’elle a créés est ironique à l’extrême. En dévoilant le caractère psychopathique des « personnalités sectaires », elle a elle-même été accusée de la même chose.

Une telle accusation est non seulement absurde pour quiconque la connaît personnellement, elle est également risible. De par mon expérience avec elle ainsi qu’avec sa famille, ce sont des gens qui ont vraiment les pieds sur terre, qui sont drôles, attentionnés, intelligents et travailleurs. Non seulement Laura m’a encouragé à réfléchir, mais elle m’a appris quelques compétences en cuisine qui me manquaient cruellement ! Elle a aussi encouragé et partagé mon enthousiasme et ma curiosité concernant divers centres d’intérêts. Lorsque j’étais chez eux, personne ne m’a traité avec mépris ou condescendance. En fait, tout à fait l’opposé. Ces gens sont les « anomalies » que je cherchais depuis tant d’années : des gens biens en tous points ! Depuis que je les ai rencontrés, j’en suis venu à les considérer comme de véritables amis, et même comme une sorte de deuxième famille (bien que sans les dysfonctionnements qui caractérisent habituellement les relations familiales !). J’ai aussi été témoin de la peine qu’ont causée ces attaques. Laura a payé le prix fort pour ses idéaux, et cela ne fait que renforcer mon respect à son égard. En dépit des mensonges et des attaques cruelles lancés contre elle, elle continue à partager ses recherches.

Lorsque je suis tombé sur ses travaux, je n’aurais pas imaginé qu’elle donnerait autant de son temps et de son énergie, à moi ou à quiconque le demande. Ni que j’aurais l’opportunité d’échanger et de contribuer à ce niveau-là. Lire et soutenir ses recherches m’a permis de rencontrer des gens formidables, de me faire des amis, de mûrir personnellement, et pour cela, je lui suis éternellement reconnaissant. J’ai plus appris « ici » sur la vie, l’univers et tout un tas de chose, que durant toutes mes années d’études. Au cours du processus, j’ai découvert des choses sur moi-même, ai surmonté de vieilles manies, inhibitions, et ma timidité. J’ai un travail que j’aime, je fais quelque chose qui a un sens pour moi. Chaque jour, j’apprends quelque chose de nouveau, et mon émerveillement et mon appréciation de la vie et de ses immenses possibilités ne cessent de croître.

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Témoignage de Nicklebleu, Docteur en médecine, membre du forum Cassiopaea

Laura Knight-Jadczyk, son mari Arkadiusz et l’équipe réunie autour de l’expérience cassiopéenne ont récemment été critiqués sur Internet et qualifiés de « secte ».

Pour commencer, c’est une vieille méthode, utilisée (pour ce que j’en sais) pour la première fois par Karl Marx pour discréditer ses adversaires politiques : « Sektierer » (qu’on peut traduire par « membre d’une secte » mais avec une connotation très négative). Il cataloguait ainsi tous ceux qui critiquaient ses théories et ses divagations psychopathiques.

Dans les années 80, cette méthode fut utilisée principalement par les cercles gauchistes pour discréditer les individus et groupes conservateurs – j’ai une expérience directe de cela, je la décrirai en détail plus bas.

Je suis né en 1961 dans une famille suisse très conservatrice, où le père était la figure dominante. Mon père était politiquement actif dans la communauté et très dévoué à son travail, alors je ne le voyais beaucoup vu lorsque j’étais petit. Il est mort lors d’une excursion en montagne quand j’avais seize ans.

La période qui s’ensuivit fut très difficile pour tout le reste de la famille (ma mère et mes deux sœurs). Mes sœurs prenaient des drogues et, quant à moi, je faillis être renvoyé de l’école en raison de mauvaises notes. Avec l’aide des autorités scolaires, des professeurs, des amis et des psychologue, nous avons finalement pu nous en sortir sans trop de séquelles ; ma sœur cadette et moi-même avons fait médecine et ma plus jeune sœur travaille aujourd’hui pour une grosse compagnie d’assurance.

J’ai toujours été un lecteur vorace, depuis mon plus jeune âge – je ne me comprenais pas moi-même ni les autres gens, ni le monde qui m’entourait. J’étais très timide, surtout avec les filles, mais j’ai toujours été respecté pour ma vivacité d’esprit et mes « connaissances » étendues. Lors de ma première année en fac de médecine, j’ai fini par rechercher l’aide de psychologues pour y voir clair dans mes problèmes. S’en est suivi une longue et intense psychothérapie basée sur les travaux d’Alfred Adler, également réputé pour son travail en thérapie des profondeurs. Cela m’a ouvert de nouveaux horizons et je me suis dit que j’avais enfin trouvé les outils pour comprendre – du moins un petit peu – le fonctionnement humain.

Les personnes qui proposaient les services de psychologues formaient une sorte d’organisation, qui avait été fondée par un ancien élève d’Adler du nom de Friedrich Liebling. Lorsqu’il est mort au début des années 80, Adler a laissé l’un de ces psychologues à la tête de ce groupe. Petit à petit, ce groupe a subi une lente transition, passant d’un groupe ouvert, où les désaccords et les discussions étaient non seulement tolérées mais ouvertement encouragées, à un groupe prônant un système de croyances de plus en plus monolithique. Il y avait une hiérarchie tacite à la tête de laquelle se trouvait une directrice qui vous offrait des louanges si vous faisiez ce qu’on attendait de vous, et sermonnait ou excluait ceux qui ne suivaient pas la ligne.

Au début des années 90, le groupe a dérivé de plus en plus vers l’extrême droite. Il est également devenu actif dans les campagnes contre la légalisation des drogues et contre le SIDA. À la même époque, le groupe a également commencé à être attaqué de façon très virulente dans les médias, qui ont commencé à le traiter de « secte », principalement parce qu’il allait à l’encontre de la ligne gauchiste dominante. Tandis qu’il y avait très certainement des éléments susceptibles de qualifier ce groupe de secte (comme le sentiment « d’avoir raison et que tous les autres ont tort », l’absence de discussions ouvertes et une structure fortement hiérarchique), il n’y avait néanmoins aucune pression pour rester dans le groupe. J’ai finalement quitté ce groupe vers la fin des années 90 et ai migré en Australie.

En rétrospective, je dois dire que j’ai beaucoup appris de ce groupe : non seulement cette expérience m’a ouvert les yeux sur les machinations politiques et l’injustice dans notre monde, mais cela m’a aussi aidé à régler de nombreux problèmes et manques personnels qui m’empêchaient de mener une vie indépendante et épanouissante.

Et puis le 11/9 est arrivé, et ce fut la première fois où j’eus l’impression de percevoir un pouvoir occulte qui façonnait notre monde, pouvoir que je n’avais pas perçu auparavant. Ce fut mon premier aperçu de « L’homme derrière le rideau ». Alors fermement ancré dans l’ère Internet, j’ai écumé le Web à la recherche d’informations qui n’étaient souvent disponibles nulle part ailleurs – quel manne ! Mais en même temps j’ai aussi réalisé qu’il fallait prendre toutes ces informations avec des pincettes, car il était clair que beaucoup d’informations postées sur le Net venaient de personnes ayant des objectifs très divergents.

J’ai aussi commencé à faire des recherches sur la nutrition – et c’est comme ça que j’ai finalement découvert SOTT. Je suis littéralement « tombé » dessus – avec « l’aide » d’un moteur de recherche, qui vous présente des sites au hasard selon vos intérêts. Et j’ai dû tomber deux fois sur ce lien au hasard avant de finalement cliquer dessus.

J’ai été immédiatement captivé et ai lu la série L’Onde en ligne. Ni une ni deux, j’ai aussi commandé les ouvrages papier. Quel nouveau monde s’offrait à mes yeux ! Laura était une chercheuse de vérité intrépide, mais aussi une personne possédant des connaissances incroyables, un don pour recouper les informations – et un grand sens de l’humour.

Au début j’étais un peu sceptique par rapport au fait qu’elle semblait obtenir certaines informations de sources « channelisées » – des C’s, comme elle les appelait. J’étais fermement ancré dans la pensée newtonnienne-cartésienne, suspicieux vis-à-vis de tout cet univers New Age fait de cristaux, d’homéopathie et de « spiritualité », mais l’étendue des informations ainsi que la nature poétique et humoristique des transmissions m’ont conduit à avoir un regard neuf sur les C’s. Et leurs antécédents étaient tout à fait impressionnants.

Découvrir SOTT a véritablement changé ma vie – je participe au forum et au groupe de traduction depuis le début 2008. J’en ai plus appris sur la vie et  notre planète, la nutrition, la santé, la psychopathie, l’Histoire, l’archéologie, la science et nos futurs probables qu’au cours des 40 années précédentes. Non seulement cela, mais j’en suis venu à la réalisation que 95% des choses que je croyais être vraies étaient en fait des mensonges et de la propagande. Laura et son équipe ont véritablement « ouvert mes yeux et mon cœur ». Tandis que je suis souvent désespéré par toute la négativité, la cruauté et les nuages sombres qui s’accumulent sur notre monde, Laura et les C’s m’ont offert une nouvelle perspective. Tout ce qui arrive arrive pour une raison : c’est une leçon, qui nous permet à tous d’apprendre et de grandir. Nous ne sommes pas dans un univers froid et impersonnel et les malheurs qui nous tombent dessus, nous les êtres humains, ne sont pas simplement dus hasard. Cette seule réalisation m’a ouvert de nouveaux horizons et m’a donné de l’espoir pour notre avenir – aussi sombre qu’il puisse paraître aujourd’hui.

Ayant passé plus de 10 ans dans un environnement sectaire, je sais à quoi ça ressemble et je sais « ce que ça fait ». Attribuer des comportements et des structures « sectaires » à Laura et son équipe est de la folie pure – en fait, je suppose que ces attaques sont dirigées avec la même précision psychopathique tordue contre les forces mêmes qui pourraient s’opposer aux psychopathes – exactement comme cela est arrivé à cet autre groupe dont je faisais partie.

Je ne peux qu’encourager chacun à regarder de ses propres yeux et à ressentir avec son propre cœur. Après tout, il suffit de suivre la devise de Laura : « Ne croyez rien – pensez par vous-même ! »

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Témoignage de Carolyn MacCallum

Je suis membre du groupe de discussion QFS/Cassiopaea depuis dix ans, et j’ai rencontré Laura, Ark et leur famille à sept occasions, lors de visites d’une semaine ou plus. Ce sont les personnes les plus aimables, travailleuses et généreuses qui soient, elles se consacrent totalement à leur travail. Elles n’ont jamais accepté aucune aide – sous quelque forme que ce soit (particulièrement financière) – qui les aurait obligés à compromettre leur intégrité ou leur but, qui est de diffuser la Vérité.

L’un des remarquables accomplissements de QFS a été l’aide matérielle apportée à ses membres sous la forme de bourses d’études, et les opportunités de collaboration offerts à ceux qui souhaitent former des partenariats professionnels. Cela a permis à des membres de pratiquer un métier qu’ils aiment au lieu de se contenter de ce que leur offre un marché de l’emploi en déliquescence. J’ai personnellement bénéficié de ce type d’aide. J’ai été mise en contact avec des membres dans ma région qui cherchaient à investir dans un projet prometteur. Ils avaient besoin de gens qui pouvaient donner du temps, de l’argent ou les deux. Ensemble, avec l’aide du réseau, nous avons mis sur pied une société florissante, qui non seulement subvient à nos besoins, mais qui est également devenu un acteur important de la communauté locale. Rien de tout cela n’aurait été possible sans QFS.

Les membres de QFS sont des penseurs intelligents et indépendants qui abhorrent l’idée de « pensée de groupe ». QFS est tout sauf une « secte ».

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Témoignage de Terry et Jan Rodemerk

Voir aussi : Copyright Notice From Laura and Ark

Note : (« Frank Scott » est un pseudonyme adopté sur requête de « Frank Scott ». Pour connaître les détails de la dynamique du premier Groupe cassiopéen, le lecteur peut lire l’article de Thomas French publié dans le St. Petersburg Times en février 2000.)

Témoignage de Terry et Jan Rodemerk

Ayant collaboré directement à l’Expérience cassiopéenne pendant plusieurs années avec Frank Scott et Laura, nous estimons pouvoir attester de ce qui suit en toute bonne foi :

1 – Frank Scott n’a aucun droit d’affirmer qu’il était le principal participant à l’expérience cassiopéenne. Il n’a aucun droit de donner à quiconque la permission d’utiliser ce matériel.

Frank Scott n’a pas participé à la retranscription des enregistrements, à l’organisation des informations sous forme lisible, aux recherches de fond sur les informations reçues ou au développement de questions pour les futures séances soit à partir de nouveaux sujets, soit à partir des informations reçues au cours de séances précédentes. Frank Scott posait rarement des questions ; il n’en a posé que très peu, à l’occasion.

3 – Frank Scott venait aux séances quand il en avait envie. Généralement après 22h30, quelle que soit la séance. Parfois, il ne venait pas du tout. Ses retards et ses absences reflétaient son impression d’être l’unique channel et que rien ne pouvait se faire sans lui. Nous l’attendions, non parce que nous avions besoin de lui, mais parce que nous le considérions comme un ami et un membre du groupe. Du fait de ses retards, les séances se prolongeaient jusque tard dans la nuit, parfois jusqu’à 4h du matin.

4 – Frank Scott n’est pas le channel des C’s. Ce n’est pas parce qu’il le pense que c’est vrai. De nombreux tests ont été effectués qui confirment ce fait.

5 – Frank Scott et Laura n’ont pas initié le contact avec les C’s ; ce sont les C’s qui ont initié le contact, à cause de la quête de Laura ; une quête de toute une vie concernant la vérité sur la condition humaine. Les questions auxquelles ont répondu les C’s venaient de Laura.

6 – Les C’s ont initié le contact. Ils sont l’émetteur. À chaque séance, le groupe est le récepteur. Le véritable channel, c’est la connaissance transmise de la 6e à la 3e densité. L’allégation de Frank Scott selon laquelle il serait le channel est comparable au fait de prétendre être l’auteur de tous les programmes radio et télé en vertu du fait que Frank Scott possède une radio et une télé pour recevoir ces programmes.

7 – Les C’s ont déclaré transmettre via les signaux RF de la supernova Cass « A » qui émettent à travers l’espace en direction de la Terre. Frank Scott possède-t-il cette capacité de transmission ?

8 – Depuis le premier contact avec les C’s, Laura a travaillé très dur sur le matériel. Laura a organisé et s’est chargé de l’enregistrement du matériel. Elle possède les cassettes. C’est elle qui appuyait sur les boutons « stop » et « enregistrer ». C’est elle qui posait la plupart des questions. Je (Terry) posais beaucoup de questions. Toutes les réponses sont enregistrées avec la voix de Laura. Frank Scott ne faisait rien. Il montrait très peu d’intérêt pour toute cette partie du travail. Son seul intérêt était de manipuler le groupe de diverses façons.

9 – Frank Scott accuse Laura de tenter de se faire de l’argent sur le matériel cass. Nous sommes témoins du fait que Laura a de nombreuses fois demandé à Frank Scott s’il avait des idées sur les moyens de rendre le matériel disponible au public.

10 – Frank Scott n’a montré de l’intérêt pour le matériel que s’il y avait moyen de se faire de l’argent avec. Nous sommes témoins du fait que Frank Scott, à de nombreuses occasions, a indiqué que son seul intérêt pour le matériel était financier : il a dit que Laura devrait faire payer de fortes sommes d’argent aux gens pour qu’ils puissent lire le matériel, et qu’ainsi elle pourrait alors le rémunérer pour qu’il vienne « channeliser ».

11 – Frank Scott prétend que Laura construit une secte autour du matériel. C’est une affirmation très grave. Peut-il l’étayer ? Nous répondons par la négative. Cette affirmation est calomniatrice et diffamatoire.

12 – Lorsque Ark est arrivé, Frank Scott est devenu plus versatile et morose. Frank Scott s’est efforcé d’empêcher Laura de collaborer avec Ark. Après l’arrivée de Ark aux États-Unis, Frank Scott a tout bonnement disparu de la scène. Il se montrait de moins en moins souvent, et restait beaucoup moins longtemps aux séances qu’avant l’arrivée de Ark.

13 – De notre point de vue, le problème de Frank Scott concernant Laura n’a rien à voir avec le matériel. Son problème, c’est de faire payer cher à Laura le fait d’avoir rencontré Ark.

14 – Jan et Terry Rodemerk sont du côté de Laura et Ark. Laura et Ark sont des gens très bien qui font tout pour faire connaître le matériel C’s au public. Le matériel a été transmis par les C’s à Laura. Puisque ce sont les C’s qui ont créé le matériel, c’est eux qui devraient avoir les droits d’auteur. Mais comme cela n’est pas très pratique et que les C’s sont moyennement intéressés par les problèmes légaux de 3e densité, nous affirmons que Laura est l’unique propriétaire des droits d’auteur de ces informations, étant donné que c’est elle qui a fait tout le travail sur ce projet. La seule contribution de Frank Scott s’est résumé à s’asseoir à table, comme tous les autres, pour les séances. En-dehors de cela, sa contribution est nulle.

15 – Nous sommes heureux de déclarer que Laura et Ark sont des amis, et d’avoir participé avec eux à quelque chose d’unique. Avant toute cette histoire, nous considérions également Frank Scott comme notre ami. Aujourd’hui, tout ce que nous pouvons dire, c’est que Frank Scott nous a cruellement déçus.

Terry et Jan Rodemerk

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Témoignage d’Incognito, membre du forum Cassiopaea

En 2002, en cliquant sur un lien dans un email, j’ai découvert un monde fascinant dont j’ignorais l’existence. J’ai lu Amazing Grace, L’Onde et Adventures, et des centaines d’articles. J’ai lu pendant des heures chaque jour, pendant plusieurs mois. Je suivais des liens, avais constamment le nez dans le dictionnaire, lisais tel paragraphe ou telle phrase qui me faisaient méditer pendant des heures, jusqu’à un déclic soudain. Pendant des mois, je n’ai même pas réalisé qu’il y avait un forum, parce que le site regorgeait de tant d’informations où focaliser son attention.

J’avais passé tellement de temps à tenter de comprendre la cruauté humaine et étais si profondément attristée par l’état du monde que trouver ce site fut vraiment salutaire pour moi. Les connaissances et la compréhension acquises m’ont aidée à trouver une paix intérieure que je n’avais jamais connue avant, et cela ne serait jamais arrivé sans Laura/Cassiopaea. Merci de tout cœur pour cela.

À l’époque, la partie channeling était secondaire pour moi ; j’étais plus intéressée par les recherches et les enseignements ; j’avais passé les deux dernières années à lire des tonnes d’information channelisées et avais cessé d’y prêter attention, mais avais tout de même remarqué que les Cassiopéens se distinguaient nettement des autres sources channelisées.

Lorsque j’ai lu les accusations de secte, j’étais vraiment stupéfaite et ne les ai pas vraiment prises au sérieux au début, tant elles étaient bizarres et tordues.

Les accusations sont devenues de plus en plus déconcertantes à mesure que le temps passait. Je n’ai jamais vu quiconque, au sein de l’équipe de Laura, tenter de « vendre » la vérité à quiconque, de convaincre quiconque de quoi que ce soit, ni de soutirer de l’argent à qui que ce soit. En fait, Laura envoie de l’argent aux personnes lorsqu’elles en ont besoin, envoie des vitamines, des enzymes, des informations sur la santé, des CD’s EE/méditations gratuits et tout ce dont telle ou telle personne a besoin sur le moment, alors qu’elle-même ne s’accorde aucun extra.

Le groupe n’a de cesse d’encourager les gens à ne pas croire en quoi que ce soit sans rechercher d’abord les faits par eux-mêmes.

De façon assez intéressante, les accusations de secte ont causé un retour de bâton qui a vraiment bénéficié aux groupe, et peut-être bien à tout le monde en général. Elles ont stimulé la créativité. Elles ont permis d’en savoir plus sur la manipulation, le mensonge et les manœuvres prédatrices. Les membres du groupe ont appris à mieux détecter ces manipulations et sont donc mieux équipés pour affronter les comportements psychopathiques. Je suppose que c’est un effet involontaire de ces accusations de secte :-)

Le programme EE que Laura et le Dr. Gaby ont créé s’est avéré une expérience très intéressante pour moi. Il vous change, vous relaxe, vous guérit, et vous aide à vous adapter aux autres au lieu de simplement « réagir ». Lorsque j’ai commencé le programme, j’étais incapable de passer de la position allongée à debout sans d’abord rouler sur le ventre, me mettre à quatre pattes et m’appuyer à une table. J’avais de gros problèmes de santé et venais de subir une opération abdominale majeure, le 8 avril.

En 8 semaines, mon énergie est revenue à grande vitesse, et je me sentais beaucoup mieux. Ma souplesse est revenue, l’engourdissement qui persistait dans ma cuisse gauche après l’opération a disparu. Les contractions dans mes mains ont aussi disparu. Mon médecin m’avait pourtant dit que je devrais apprendre à vivre avec une cuisse engourdie et une sensation de contraction dans les mains. Mais après avoir adopté une meilleure alimentation, avoir utilisé le sauna infrarouge et le programme EE, je me sens toute neuve.

Laura donne son cœur et son souffle au monde, chaque jour. Mais assez dit.

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